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mardi 19 août 2008

Récession française ?

L'homme au complet gris semble soucieux, ce qui n'est pas le cas de la dame à sa droite...
Un gouvernement entre préoccupations sérieuses et optimisme de commande .
Sans solution, sans courage, c'est le surplace:

Eric Woerth: «NI plan de relance NI plan de rigueur»
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-"
C'est un manque de compréhension des mécanismes de l'économie mondiale que d'avoir cru que l'Europe échapperait à un choc qui est indissociable de la mondialisation et provoqué par son principal moteur, les Etats-Unis. Dire la vérité, ce n'est pas être un marchand de désespoir. Mais préparer la nation à deux années difficiles. Et mobiliser les énergies en montrant l'horizon et en dessinant une stratégie."( NB)__________

-"Nous n'avons pas besoin d'un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel", a affirmé lundi François Fillon, à l'issue de la réunion des ministres chargés de l'Économie, convoqués à Matignon pour analyser la crise économique et "identifier les réponses" à celle-ci "____________


Pourquoi n'y a-t-il "aucune marge de manœuvre" économique ?

"Lorsque le chef du gouvernement (François Fillon, pour ceux qui l’auraient oublié) improvise en urgence une réunion des ministres en charge des dossiers économiques pour "analyser les causes de la dégradation de la conjoncture internationale" et lorsque l’un d’entre eux, Eric Woerth (Budget), explique qu’il faut garder "son sang froid", il y a de quoi avoir la frousse. C’est le signe que la conjoncture ne va pas bien du tout. Nicolas Sarkozy avait promis d’aller "chercher la croissance avec les dents s’il le faut", mais la plupart des économistes jugent qu’il n’a aucune marge de manœuvre. Ont-ils raison ? Le gouvernement doit débattre de la question jeudi, lors du conseil des ministres...Les mauvaises nouvelles se sont enchaînées depuis plus d’un an, minant le pouvoir d’achat des ménages dans de nombreux pays:
  • envolée des prix du pétrole (une hausse de dix dollars du baril, sur un an, réduit la croissance d’environ 0,3 point) et des produits alimentaires. L’accélération de l’inflation qui en résulte affecte le pouvoir d’achat et grippe le moteur de la consommation des ménages;
  • hausse de l’euro face au dollar, qui affecte la compétitivité des produits européens exportés;
  • chute de la construction immobilière (aux Etats-Unis et dans d’autres pays européens) liée à la crise américaine des « subprimes »;
  • crise prolongée des marchés financiers, qui incite les banques à brider le crédit;Dans cette conjoncture maussade, le chômage risque de remonter. Sa baisse était facilitée par la retraite des baby boomers: il peut reculer avec seulement 2% de croissance (contre plus de 3% dans les années 1990). Mais avec une croissance quasiment plate, il risque de repartir à la hausse...
Aux Etats-Unis, lorsque le pays menace d’entrer en récession, les autorités appuient vigoureusement sur ces deux leviers: la Réserve fédérale (la banque centrale) baisse ses taux d’intérêt hardiment pour faciliter les emprunts (donc les investissements, l’esprit d’entreprise, le logement, etc.); de son côté, le gouvernement fédéral n’hésite pas à creuser le déficit (Reagan était allé jusqu’à 6% du PIB!) pour distribuer du pouvoir d’achat dans l’économie sous forme de dépenses publiques et/ou de réductions d’impôts.

En Europe, ces deux leviers traditionnels sont grippés:

  • pas grand chose à espérer du côté de la politique monétaire, qui échappe aux dirigeants politiques depuis la fin des années 1990: elle a été confiée à la Banque centrale européenne, qui est à la fois indépendante et ultrarigide. De par ses statuts, sa seule préoccupation doit être d’empêcher l’inflation. Elle n’a pas hésité à relever ses taux d’intérêt pour juguler celle-ci, alors que l’activité économique aurait besoin d’une baisse de ces taux;
  • le gouvernement Fillon ne peut pas faire grand chose, car le déficit français atteint déjà la limite autorisée (3% du PIB). Alors que la France préside l’Union Européenne...

  • Une solution européenne est-elle envisageable ?C’est une solution dont rêvent de nombreux hommes politiques et économistes: un plan de relance général, fondé sur un emprunt public européen. Un tel plan aurait également l’avantage de constituer un signal fort, celui d’une Europe solidaire face aux mauvaises fortunes. Ancien ministre de l’Economie et des Finances, Laurent Fabius suggère ainsi à Nicolas Sarkozy de prendre l’initiative d’un "grand programme, en particulier énergétique, au niveau européen, pour éviter la récession".
-Recherche Google : récession en France
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