

L'image du corps, sa perception, est aussi largement dépendante des normes culturelles et des critères marchands.Elle conditionne une certaine attitude sociale , un certain rapport aux pouvoirs.
Son obssession, entretenue par une certaine publicité ("parce que vous le valez bien"), favorise conformisme, soumission et absence de sens critique, accapare du "temps de cerveau disponible" et engendre mal-être et frustrations , qui peuvent mener jusqu'à la haine de soi...
"...De plus en plus étroitement imbriqués, la mode, le showbiz et la publicité fabriquent chaque jour les images qui, diffusées si massivement qu’il sera à peu près impossible d’échapper à leur matraquage, serviront de modèles identificatoires à des millions de femmes à travers le monde. Il est très difficile de lutter contre leur influence : par leur omniprésence, elles se faufilent dans notre cerveau à notre insu, précédant et déjouant toute réflexion, toute démarche critique
- Normes de beauté ( Mona Chollet)
« Les Occidentaux n’ont pas besoin de payer une police pour forcer les femmes à obéir : il leur suffit de faire circuler les images pour que les femmes s’esquintent à leur ressembler. » Avec l’actuelle polémique médiatique sur le culte de la maigreur - qui fait suite à la décision du gouvernement régional de Madrid d’exclure des défilés de mode les mannequins dont l’indice de masse corporelle était jugé trop faible -, on repense à cette réflexion provocatrice de Fatema Mernissi dans Le harem et l’Occident, chroniqué ici l’année dernière (lire « Sortir du “harem de la taille 38” »). L’intellectuelle marocaine ajoutait cette phrase relevée dans Le mythe de la beauté, de Naomi Wolf : « Une fixation culturelle sur la minceur féminine n’est pas l’expression d’une obsession de la beauté féminine, mais de l’obéissance féminine. » La décision madrilène fait suite à la mort, l’année dernière, d’une mannequin uruguayenne de 22 ans, Luisel Ramos, qui s’était écroulée en coulisses au terme d’un défilé. D’après son père, depuis des mois, elle ne se nourrissait plus que de salade et de Coca light, et elle avait cessé de manger deux semaines avant la présentation des collections.
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- La santé est-elle capital(e) ?
-Un corps parfait d'Eve Ensler:
...«Dans un grand nombre de pays, j'en ai rencontré des riches et des pauvres, des belles et des moches, et croyez-moi, c'est universel: toutes les femmes haïssent une partie de leur corps et mettent beaucoup d'énergie à le faire!» explique-t-elle au bout du fil. Des Africaines se font blanchir la peau. Des Coréennes se font débrider les yeux. Des Américaines font enlever une côte flottante à leurs filles de huit ans pour qu'elles n'aient pas de problème de poids plus tard. Des Pékinoises se font casser les jambes et allonger les tibias pour gagner quelques pouces. Des New-Yorkaises se font rétrécir les pieds pour les faire entrer dans leurs escarpins pointus. Bref, les préoccupations corporelles des femmes sont multiples... et éclipsent tout le reste: «[...] je sais très bien comment les ventres, les fesses, les cuisses, les cheveux ou la peau des autres femmes les obnubilent, de sorte qu'il leur reste très peu d'espace mental pour penser à la guerre en Irak – ou à quoi que ce soit d'autre, en fait»....
-Ego-mania>>Le marketing-de-l'ego
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[ZONES:Rêves de droite (M.C.)]
-Périphéries
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