Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 11 avril 2009

Déflation en vue


Déflation à nos portes...

Une situation à la japonaise?

Crainte justifiée ou non?

-"Dans ce paysage, la France a des atouts à faire valoir. Bizarrement, ce sont les mêmes qui sont souvent dénoncés par les plus libéraux. «La rigidité du marché du travail en Europe et notamment en France est une chance, estime cependant Bertrand Wigniolle, professeur à l’Ecole d’économie de Paris. Car la difficulté à diminuer les salaires rend plus compliquée l’adaptation à la baisse de la demande par une réduction des coûts salariaux.» Reste à savoir combien de temps résistera cette digue."
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La France très proche de la déflation:

"...La désinflation, dernière étape avant la déflation. En mars, les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,2% sur un mois et progressent de seulement 0,3% par rapport à mars 2008, soit la plus faible hausse annuelle depuis juin 1999, vient d'annoncer l'Insee. En février, l'inflation s'était établie à +0,4%, avec une hausse de 0,9% sur un an.Les chiffres de l'inflation en mars laissent augurer d'une possible déflation (baisse des prix) dans un futur très proche. Paradoxalement, ce phénomène serait une mauvaise nouvelle pour l'économie, car elle signifierait un effondrement de la demande (la consommation de biens), et impacterait fortement l'activité.Bonne ou mauvaise nouvelle?En effet, dans ce cas de figure, le consommateur anticipe que la déflation va se prolonger et elle l’incite à différer sa consommation et ses investissements, et à privilégier l'épargne. Ce phénomène est présenté dans les manuels d’économie comme l’antichambre de la dépression généralisée. La dernière étape avant la catastrophe, donc.Alexander Law, du cabinet Xerfi, livre une autre analyse: «Mécaniquement, cela redonne du pouvoir d'achat aux ménages au moment où ils en avaient le plus besoin, dans un contexte de forte remontée du chômage».Pour l'économiste, cette désinflation peut permettre à la consommation des ménages, principal moteur de la croissance française, «de ne pas plonger à son tour, ce qui est la condition sine qua non pour que la récession actuelle ne se transforme pas en dépression»...

Le taux du Livret A ramené de 2,5% à 1,75%:
"...le niveau le plus bas depuis 1818. Reste à voir si ce faible taux encouragera les Français à moins épargner, et donc à remettre de l’argent dans le circuit, ou si la peur de l’avenir maintiendra la tendance à l’épargne de précaution."

-Faut-il avoir peur de la déflation ?:

Le baril de pétrole, qui avoisinait les 150 dollars cet été, est tombé sous les 50 ce jeudi. Les prix de l'immobilier, aux Etats-Unis, mais aussi en France, ne cessent de chuter. Les marchés boursiers ont quasiment tous perdu 50% de leur valeur depuis le début de l'année. Et puis aussi, ces petites bombes : les prix à la production aux Etats-Unis ont baissé, de 2,8%, en octobre - un record depuis 1947. Et l'indice des prix à la consommation a perdu 1 point en octobre - le gadin mensuel le plus douloureux depuis 61 ans.Balayées les craintes du retour de l'inflation, qui fleurissaient il y a encore quelques mois. La crise financière fait ressortir du placard la peur de la déflation. Et pas que chez les économistes ou les politiques, comme en témoigne le pic observé dans les recherches effectuées par les internautes sur Google - en Anglais comme en Français. ..

La déflation, c'est la baisse généralisée, et durable, des prix. A ne pas confondre avec la désinflation, qui est un ralentissement du rythme de hausse des prix. Ni bien sûr avec l'inflation, synonyme d'augmentation des prix. Petit dernier dans la famille, la stagflation, un phénomène qui combine une croissance faible, voire une récession, avec une inflation élevée-.La déflation, c'est bon pour le pouvoir d'achat, alors..."Eh bien, oui, mais non...", comme l'écrit Martha C. White sur le blog The Big Money. Sur le papier, la baisse des prix, ça semble plutôt pas mal, en effet. Si elle est le résultat d'une hausse de la productivité, ou d'une concurrence accrue, elle est évidemment bienvenue. Mais la déflation, ce n'est pas cela...Elle apparaît plutôt en période de crise, notamment quand des bulles se dégonflent, comme au Japon dans les années 1990, comme dans les années 1930 aussi. C'est d'ailleurs l'économiste Irving Fischer qui, le premier, en a décrit les mécanismes en 1933, au coeur de la Grande Dépression. Comme le rappelle Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, "c'est l'apurement des dettes qui fait baisser les prix. Les acteurs trop endettés liquident des actifs à bas prix. Le crédit se raréfie et l'argent manque dans les trésoreries, comme on le voit dans nombre de PME. Pour rentrer de l'argent, les entreprises cassent les prix".Si les prix baissent, pourquoi acheter maintenant ce qui coûtera moins cher demain ? La consommation se met à diminuer, l'investissement aussi car emprunter quand les prix baissent est plutôt dissuasif. Le résultat, c'est la baisse de la croissance, voire la récession. La hausse des faillites, et donc du chômage, le recul de la production, la perte de pouvoir d'achat, la baisse de la demande, la baisse des prix... Un vrai cercle vicieux, qui s'alimente en permanence. Car une fois que la déflation est là, difficile de s'en débarrasser. Le Japon peut en témoigner. Il en a subi les effets pendant dix ans, et en sort à peine..."

- Va-t-on vers une déflation ?

-La BCE craint une courte déflation dans la zone euro

- La déflation: une peur injustifiée

-Déflation aux USA ?

-Le Japon est au bord de la déflation

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