Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 15 août 2009

Afghanistan : l'impasse


Perseverare diabolicum...

-How not to end a war-

-Jenkins ,implorant le Premier ministre Brown d’ouvrir les yeux sur la situation en Afghanistan :(«There is no military solution in Afghanistan, not even a military start to a solution. Can Brown not see this?»)

-Le doute affecte maintenant certains généraux
-Taliban Now Winning
- The fog of war
-Barack Obama défend sa stratégie afghane, de plus en plus impopulaire
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"On a diabolisé les Talibans pour justifier la guerre, en omettant de dire que tous les combattants afghans (-instrumentalisés par les services secrets us-) contre l’occupation russe étaient des moudjahidines - des combattants du jihâd - et que les Talibans ont pris le pouvoir en 1996 grâce aux divisions entre les principaux "chefs islamistes" : Gulbuddin Hekmatyar (Pachtoune), Ahmad Shah Massoud (Tadjik) et Rachid Dostum (Ouzbek).Depuis 2001, l’Empire américain ne parvient pas à atteindre les objectifs publiquement affichés. L’occupation militaire et les bombardements de la population civile ont détruit l’économie du pays et ont imposé un gouvernement corrompu par le trafic de la drogue (le frère du président Karzai et le frère du commandant Massoud sont largement impliqués) et ne contrôlant que la capitale.On oublie que l’Afghanistan a été au cœur d’un échiquier géostratégique entre la sphère d’influence britannique (l’Empire des Indes) et la sphère d’influence russe (l’Iran). C’est pour avoir cherché à assurer son indépendance, à l’origine par les jeux diplomatiques, que le pays s’est ainsi retrouvé à trois reprises en guerre contre le Royaume-Uni (1839-1842, 1878-1880 et 1919). En 1893, l’Empire britannique a fixé autoritairement la frontière (la ligne Durand) entre son Empire des Indes et l’Afghanistan, séparant ainsi l’ethnie pachtoune en deux." (S.Lefort)
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-Afghanistan : les Etats-Unis avouent être dans l'impasse:
"La manchette du Wall Street Journal, lundi 10 août, ne laissait pas place au doute : "Les talibans sont en train de gagner." Elle résumait fidèlement les propos que le général Stanley McChrystal, commandant en chef des forces de l'OTAN en Afghanistan, avait tenus dans son quartier général-bunker de Kaboul aux journalistes du quotidien américain.
A dix jours d'une élection présidentielle qu'elle boycotte, l'insurrection talibane fait un nombre croissant de victimes. De son côté, la Maison Blanche, qui a peu apprécié les propos du général, est en pleine clarification de sa stratégie dite "AfPak" (dans la zone Afghanistan-Pakistan). Les propos du chef des forces américaines ont visiblement pour objectif d'empêcher que soit éludée la réalité du rapport des forces en Afghanistan et, accessoirement, de se "couvrir" en cas d'échec, s'il n'obtient pas les moyens supplémentaires que la Maison Blanche semble aujourd'hui peu disposée à lui accorder.La semaine dernière, le général a obtenu le report à fin août du rapport qui lui a été demandé sur l'état du conflit et les modifications stratégiques qu'il préconise. La Maison Blanche devrait rapidement clarifier sa stratégie "AfPak".En l'attente, dans son entretien, le général McChrystal estime que ses forces affrontent "un ennemi désormais beaucoup plus agressif" et mieux armé, dont il ne parvient pas à juguler les avancées. "Nous devons stopper leur élan. La tâche est difficile", avoue-t-il. Il estime que, plus encore qu'un renfort de troupes au-delà des 21 000 soldats qui lui ont déjà été alloués, l'essentiel consiste à changer de ligne : "L'important est ce que l'on fait, pas combien on est ", explique-t-il.Le nouveau cap consiste en un effort beaucoup plus important dans la protection des populations. Pour cela, le général attend investir dans "une extension très significative" des forces armées et de police afghanes (il y a actuellement 82 000 soldats afghans. Leur nombre doit passer à 134 000 d'ici à 2013).
Le second volet consiste à déployer des troupes dans des zones à forte densité de population civile pour que celle-ci se sente protégée des talibans. Le général évoque en particulier la situation à Kandahar, la grande ville du Sud qui, depuis l'émergence des talibans, a toujours été leur bastion. Le commandant en chef des forces de l'OTAN se donne "en gros douze mois" pour démontrer la justesse de sa stratégie.
Un de ses aspects supplémentaire devrait être la lutte contre les trafiquants de drogues soupçonnés de financer les talibans. Dans un rapport de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, révélé lundi par le New York Times, deux généraux américains indiquent disposer d'"une liste de 367 cibles à liquider ou à capturer, incluant 50 cibles liant drogues et insurrection". Ces 50 "trafiquants majeurs" seraient placés sur le même statut - "kill or capture (tuer ou faire prisonnier)" - que les chefs de l'insurrection.Les responsables militaires ont déclaré au Congrès être certains de la légalité de cette mesure au regard du droit international et des règles d'engagement militaire en temps de guerre. Mais les autorités américaines sont conscientes que placer des trafiquants qui ne participent pas aux combats sur une liste de ce qui s'apparente à des "liquidations extrajudiciaires" ne peut que susciter de vives oppositions au sein de l'OTAN.Cette politique risque aussi d'apparaître aux yeux des Afghans comme un soutien américain de fait à certains autres trafiquants. Les spécialistes estiment en effet qu'aucun "seigneur de la guerre", y compris ceux alliés des Américains, ne peut aujourd'hui nourrir et armer ses forces s'il ne bénéficie pas des revenus tirés du trafic de drogue. Or tout Kaboul bruisse de rumeurs sur les activités illicites supposées du frère du président Hamid Karzaï. Si, comme l'ont spécifié les deux généraux au Congrès, "seuls les trafiquants soutenant l'insurrection sont considérés comme des cibles", comment réagira la population afghane ?Auteur de l'ouvrage Les germes de la terreur ou comment l'héroïne finance les talibans et Al-Qaida (en anglais), Gretchen Peters, sur le site de la revue Foreign Policy, juge que la politique d'éradication de l'opium prônée par l'ambassadeur américain Richard Holbrooke est bien meilleure que celle de l'administration précédente, mais reste "incohérente". Peut-être est-ce, là encore, une question de moyens ? L'Afghanistan produit aujourd'hui 90 % du pavot permettant la fabrication d'héroïne. M. Holbrooke estimait récemment qu'une éradication de l'opium en Afghanistan coûterait 44 000 dollars l'hectare, soit 9 milliards de dollars".(Sylvain Cypel)

-Guerre sans fin de l'Afghanistan au Pakistan - AgoraVox
-Afghanistan : pourquoi la guerre est perdue
-La coalition débordée sur tous les fronts
-Risques
-Dedefensa.org : La stratégie des moutons
-Afghanistan - Le coût de la guerre a doublé en quatre ans
-Afghanistan: la France a perdu la mémoire
-Afghanistan: cette guerre n'est pas la nôtre | Mediapart
-Afghanistan : les talibans sont-ils en train de gagner la guerre ? | Rue89
-Chasser le dragon en Afghanistan - AgoraVox
________Brzezinski : la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes
________Les États-Unis se préparaient à attaquer l'Afghanistan bien avant le 11 septembre
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- Bourbier afghan
- Afghanistan : mourir pour du pétrole ?
- Aventure afghane ?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Les derniers évènements au Xinkiang l'ont montré. Le but stratégique n'est pas de vaincre les talibans . Loin de là ! Ils sont toujours considérés comme pouvant servir un jour par Washington. Le But est de déstabiliser la Chine sur son flanc le plus exposé et le plus vital.
Washington reprend in extenso la politique de Londres vieille d'un siècle et demi.

Donatien

Marcel Thiriet a dit…

Bonjour Donatien
C'est sans doute le but à long terme, je n'y avais pas pensé. IL faut dire que je n'ai aucune entrée à la Maison Blanche...(smiley)
Il y a des intérêts à court terme , le fameux oléoduc...
http://objection_votre_honneur.monblogue.com/2007/09/16
Merci de votre avis
Cordialement