Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 5 septembre 2009

Bongo: ami d'exception


Mort d'un parrain,

pilier de Françafrique


-Le Gabon entre pétrole et démocratie
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-«L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant»(O.Bongo à Libération en 1996.

-« Quand je serai chez moi à Qunu, aussi vieux que les collines des alentours , je continuerai de nourrir l’espoir qu’une nouvelle race de dirigeants est apparue dans mon pays, sur mon continent et dans le monde, qui ne permettra pas que l’on prive quiconque de liberté comme nous en avons été privés si longtemps, qui ne fasse de personne un réfugié (…) un être condamné à la famine (…) ou privé de sa dignité humaine, comme nous l’avons été . » -NelsonMandela-

_____________Il est probable que"la majorité des Gabonais sont convaincus que l'actuelle campagne médiatique contre Bongo est organisée et financée par ses propres amis français (avec à leur tête Bolloré) qui lui en veulent de remetttre en cause leur pillage personnel du Gabon au profit de la concurence chinoise. Et c'est triste que des journalistes « sérieux » se laissent embarquer dans une telle aventure. Car quelle est l'actualité des biens de Bongo en ce moment, alors qu'il en a acquis la plupart depuis des décennies au vu et au su de tous en France. »(Gabonais anonyme)
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-Omar Bongo, Elf et la France : le pacte de corruption :
"...Le pacte de corruption date des années 70 et s'appelle le « protocole Guillaumat ». Du nom de ce grand commis de l'Etat, homme du renseignement, nucléocrate et surtout architecte de l'empire pétrolier tricolore. Conséquence directe des chocs pétroliers qui ont vu de petits états africains devenir en quelques mois des magnats de l'or noir, le système consiste à rendre opaques les revenus du pétrole pour alimenter les caisses noires du chef de l'Etat.
Il existe alors trois mécanismes distincts :
  1. les « bonus » versés dans la phase exploratoire de la recherche pétrolière, jusqu'à plusieurs dizaines de millions de dollars par an ;
  2. les « abonnements », soit la part prélevée sur chaque baril de brut commercialisé, environ un dollar par baril ;
  3. les « préfinancements », prêts gagés sur la production à venir, avec la caution d'Elf, sur lesquels sont prélevés de 1 à 3% de commissions en jouant sur des différentiels de taux d'intérêts.
  4. Un système inventé par les Saoudiens et récupéré par BongoPrécision : ce système n'a été inventé ni par les Français ni par Omar Bongo, mais par le grand ministre du pétrole saoudien que fut le Sheikh Ahmed Zaki Yamani. Le président du Gabon va avoir l'intelligence d'adapter à son petit pays ce grand système de corruption internationale.

Ainsi, dans les deux premières lettres de 1987 et 1991 que nous dévoilons, le président Bongo fixe pour Elf Gabon le montant de l'abonnement :« Nous vous autorisons à verser à votre société de commercialisation ELF TRADING S.A. la somme de US dollar 1 par baril produit au Gabon par vos sociétés ELF GABON et SNEA. Ces versements, qui se feront sur une base trimestrielle, sont des charges déductibles (un dollar/baril). »Cet argent est ensuite reversé sur le compte personnel d'Omar Bongo à la Fiba (Banque française intercontinentale), la banque partagée par la famille Bongo et Elf, ou à une Anstalt (société offshore) au Lichtenstein. Pourquoi le Lichstentein ? Claude Gosselin, chargé de la comptabilité occulte d'Elf, répond ainsi aux juges qui enquêtent sur le groupe pétrolier :« Parce qu'il s'agit d'une tradition initiée de longue date, qui a donné entière satisfaction aux bénéficiaires par son opacité et ses secrets. »

Détail : l'argent de la corruption est défiscalisé, tant au Gabon qu'en France, comme en atteste l'instruction N°1 -non datée- signée par Philippe Jaffré, nouveau président balladurien d'Elf à partir d'août 1993.Le fonctionnement de la caisse noire gabonaise est très codifié. Il concerne une poignée d'hommes au sommet de la direction d'Elf, où le « monsieur Afrique » André Tarallo, joue le rôle de grand argentier :« M. Tarallo reçoit les instructions des présidents du Gabon et du Congo et, pour leur exécution, adresse à M. Gosselin une note signée de lui. M. Gosselin procède alors au versement des fonds aux bénéficiaires désignés qui ne doivent en aucun cas être des résidents français. »Rien n'empêche les « bénéficiaires » de reverser leurs pots-de-vin à qui ils veulent… Notez qu'en 1993, le président du Congo est Pascal Lissouba, le tombeur de Denis Sassou N'guesso qui reviendra au pouvoir en 1997Fort de la réussite de ce système, Omar Bongo décide de « privatiser » le système en déléguant à deux hommes de confiance la responsabilité de la « gestion du compte dans lequel seront versés les frais commerciaux ». Le premier est André Tarallo qui, tout en conservant la fonction de président d'Elf Gabon, a quitté la direction d'Elf. Le second est son conseiller personnel pour les affaires pétrolières, Samuel Dossou Aworet.Au même moment, le 13 décembre 1996, il écrit à Philippe Jaffré pour confirmer le montant des « abonnements » négociés : « Nous vous confirmons que les montants qu'il convient de prélever pour les frais commerciaux sont d'environ dix millions de dollars US par trimestre. »Enfin, dans un dernier courrier non daté mais postérieur aux deux autres, le président du Gabon donne pour instructions à ces missi dominici de liquider « Elmora, Versima, Ferana », trois de ses « Anstalten » personnelles.La curiosité persistante des magistrats de l'affaire Elf, en particulier celle de Renaud van Ruymbeke qui a décortiqué l'audit financier du juge suisse Paul Perraudin, va les conduire à perquisitionner la Fiba, avenue Georges V. La banque est cambriolée quelques jours plus tard, puis fermée au bout d'un mois. Toutes les archives ont été nettoyées. Trop de noms sur les bordereaux de compte…"

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- Bolloré, l'ami africain

2 commentaires:

BiBi a dit…

Cher Marcel, en écho un petit billet de BiBi paru il y a quelque temps...
http://www.pensezbibi.com/pensees-politiques/dictature-en-heritage-1059

BiBi t'a mis en ami. Il t'invite à le lire pour réciprocité...
A bibientôt.

Marcel Thiriet a dit…

Merci Bibi
Affaire à suivre
Cordialement