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dimanche 1 novembre 2009

Finances: effondrement ?

Sombres perspectives








Mais ,heureusement ,le pire n'est jamais sûr


"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise(Thomas Jefferson (1802)

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"Il faudra absolument mettre en oeuvre une réforme efficace de la finance. Si tel n’est pas le cas, les banquiers prendront bientôt des risques encore plus grands qu’ils ne le faisaient avant cette crise. Après tout, la leçon de ces derniers mois est très claire : Quand les banquiers parient avec l’argent des autres, face ils gagnent, pile nous perdons." (P.Krugman)
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-Natixis nous promet un avenir sombre - AgoraVox:
"Un « flash économie » du directeur de la recherche et des études de Natixis, du 21 octobre, confirme l’ampleur de la dégradation de la situation économique et sociale à venir. Cette note infirme les propos lénifiants sur la sortie de crise. Elle s’intitule : « que les gouvernements aient le courage de dire la vérité aux Européens. »Il suffit d’aller sur le site http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49177 pour prendre connaissance de la note 470 du 21 octobre 2009 rédigée par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques du groupe Natixis (Banque populaire-Caisse d’épargne), économiste aux références impressionnantes, pour se faire une idée du pavé dans la mare que constitue cette analyse assez iconoclaste provenant des milieux d’affaires. D’entrée, il pose un diagnostic sans appel sur ce qui nous attend et sur l’inutilité de raconter des histoires aux peuples qui subissent la crise et à qui on voudrait faire croire qu’on est en train d’en sortir : « Au lieu d’entretenir l’espoir d’une reprise rapide de la croissance et de l’emploi, les gouvernements feraient mieux de dire aux Européens qu’ils vont être confrontés :
à une perte irréversible d’emplois dans les secteurs qui se contractent après la crise (construction, finance, biens durables…), d’où un chômage durablement très élevé ;
à l’absence d’idées pour créer des emplois nouveaux en quantité suffisante pour compenser les pertes d’emplois ;
à l’inefficacité des politiques de soutien de la croissance par l’exportation, avec la contraction du commerce mondial et, pour la zone euro, le risque d’appréciation de la devise ;
à la disparition du modèle de soutien de l’activité par la hausse de l’endettement ;
au besoin de rééquilibrer les finances publiques par des politiques budgétaires restrictives ;
à l’accélération des délocalisations avec l’écart de croissance et de coûts de production entre les pays émergents et les pays de l’OCDE ;
à la déformation du partage des revenus au détriment des salariés, avec le chômage élevé, les délocalisations… »
La suite n’est pas plus réjouissante. Face à ce constat, Patrick Artus considère que
« la seule solution constructive à cette masse de problèmes n’est pas d’amplifier les politiques contracycliques mais :
d’accepter la perte inévitable de pouvoir d’achat et de capacité de dépense de l’Etat ;
de construire les entreprises et les secteurs qui créeront de nouveaux emplois durables. »
En un mot, il ne croit pas« qu’il puisse y avoir une véritable reprise cyclique en Europe, que la perspective est celle d’une croissance durablement dépréciée et d’un chômage durablement élevé. »
Une crise structurelle grave
Graphiques à l’appui, il développe l’idée qu’il vaudrait beaucoup mieux expliquer aux Européens les raisons pour lesquelles il y a une crise structurelle grave, ce qu’il fait en entrant dans le détail de chacun des chapitres de son introduction. Ce faisant, il confirme ce que disent depuis un certain temps nombre d’économistes peu médiatisés, pas seulement néo-marxistes, mais bien au-delà, qui dénoncent la duplicité de ceux qui ne veulent voir dans cette crise qu’une crise du capitalisme financier, au mieux une crise conjoncturelle en fin de cycle.
On peut se demander pourquoi cette analyse –qui n’engage pas la banque, mais qui émane de son directeur de recherche et d’études tout de même- vient maintenant après que Natixis et le groupe aient défrayé la chronique financière par de lourdes pertes au moment de la crise des subprimes ?
Les deux groupes mutualistes avaient enregistré en 2008 des pertes record à hauteur de 2,5 milliards d’euros, ce qui avait conduit à leur regroupement fin février 2009, sous la pression de l’omni-président, déléguant François Pérol, secrétaire adjoint de l’Elysée, pour prendre la tête du nouveau groupe. Il cumule également la fonction de président du conseil de surveillance de Natixis. Cette double fonction lui assurant une rémunération mensuelle de près de 50 000 euros !
Comme quoi on peut être banques coopératives et assurer de bons revenus à son directeur qui devrait, le pauvre, se passer de bonus en 2009…en principe. Un tel niveau de revenu relève de la provocation. C’est tout un symbole.
D’autant que Patrick Artus souligne que l’une des causes structurelles de cette crise –le déplacement du capital- entraînera un chômage très élevé et un partage des revenus très défavorable aux salariés. Donc davantage de chômeurs, baisse du pouvoir d’achat des salaires, (mais pas des très hauts revenus !) accroissement de la précarité et de la pauvreté.
Tel est l’avenir vraiment très sombre qui nous est décrit. Il n’est, malheureusement, pas fait pour nous surprendre. Cette étude se veut une alerte aux milieux d’affaires et aux gouvernements, pour qu’ils tiennent un discours plus proche des réalités sous peine d’avoir quelques déboires en termes de crédibilité. Ainsi qu’une invitation à adapter leurs politiques car le monde est en train de changer de base : les pays dominants sont de moins en moins le centre de gravité des échanges économiques et leur influence s’en ressent.
De quoi alimenter quelques colères sociales amplement justifiées et appeler des transformations radicales dans la structure même de nos sociétés et de leurs modes de gestion.(René Fredon)
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