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jeudi 31 décembre 2009

Iran: ruptures

Révoltes sans lendemains ou révolution en gestation?

Un degré important de plus dans la contestation du système, en tous cas, impliquant maintenant un engagement de couches sociales plus larges et d'une partie de l'élite.
Karim Pakzad souligne que la révolte touche toutes les couches de la société iranienne :« La conjonction entre les jeunes, les intellectuels et les couches populaires a été réalisée. Ce mouvement n'est pas le monopole de la jeunesse, pas plus qu'il ne touche seulement Téhéran. Il y a des manifestations dans toutes les grandes villes du pays. C'est moins vrai dans les campagnes.Cette radicalisation est dangereuse pour le régime. Le mouvement contestataire échappe totalement aux réformateurs du régime qui, jusque là, avaient confinés leur contestation dans la légalité. »Face à la brutalité de la répression, le régime se craquelle et la population, même conservatrice, va grossir les rangs de opposants."

Durcissement du régime prévisible, mais échec programmé à terme
-Après la "révolution des cassettes" de Khomeyni, la "révolution internet", relai de la contestation

-De nouvelles formes de citoyenneté en marche
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Le féminisme, ennemi des mollahs



-Iran : le mouvement de contestation à un tournant ?
"...Pour l'universitaire Ali Ansari, auteur d'un éditorial dans le quotidien britannique The Independent, le moment est "crucial" : "cette révolte populaire a des racines bien plus profondes qu'une élection frauduleuse", mais concerne désormais "les droits, la gouvernance et la dignité" du peuple iranien. "Alphabétisée à plus de 90 %, titulaire de 25 millions de comptes Internet et de 50 millions de comptes de téléphonie mobile", la population iranienne est "bien dirigée et coordonnée" pour faire face au gouvernement, souligne-t-il._____Une détermination confirmée par le Wall Street Journal, qui souligne également que les manifestants s'en sont pris pour la première fois au nom du Guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei. Pour le quotidien économique, l'ampleur de la mobilisation rappelle les événements de 1979, qui ont précipité la chute du chah, d'autant plus que, comme le note l'auteur, des sources rapportent que "des représentants de l'ordre refusent d'appliquer l'ordre de tirer sur la foule".__Pour le Guardian, la contestation du pouvoir est passée à un stade supérieur, notamment du fait que les autorités iraniennes ont choisi d'ouvrir le feu sur les manifestants en pleine période de fêtes religieuses. "Le régime compromet sa réputation de gardien des traditions religieuses iraniennes", estime le quotidien britannique. Là encore, le journal relève la détermination croissante des manifestants, qui en plus de répondre aux coups portés par la police et les bassidjis, les miliciens du régime, n'hésitent plus à défiler à visage découvert, ce qui était beaucoup moins le cas lors des manifestations post-électorales de juin.__Pour le site d'actualité dissident Tehran Bureau, l'Iran est en train de connaître les débuts d'une "intifada à l'iranienne", qui rappelle celle des Palestiniens contre Israël en 1987. En choisissant de réprimer des manifestations un jour de fête religieuse, Khamenei porte un coup à la morale du régime.__Ce n'est plus seulement le président Mahmoud Ahmadinejad qui est visé, souligne Steve Clemons pour The Huffington Post, qui compare Khamenei à "un nouveau chah", qui aurait perdu le soutien des élites. Face à lui, avertit-il, "les Etats-Unis doivent rester très prudents" et ne pas chercher à mener une intervention qui discréditerait le mouvement de contestation.__Difficile pour autant de prévoir la chute du régime à la lumière de ces événements, rappelle le quotidien canadien The Globe and Mail : même si les Iraniens sont conscients des similitudes entre la situation actuelle et celle de 1979, "cela ne signifie pas que l'histoire se répétera, et il est impossible de juger l'ampleur du soutien populaire aux manifestants". En revanche, les violences du week-end annoncent une période trouble, très certainement marquée par "un effort pour écraser la protestation"."

On va vers des jours plus violents»
"...On va vers des jours de plus en plus violents et sanglants. Cela m’étonnerait que le conflit s’arrête. Ce que je remarque aussi, c’est le nombre de catégories sociales qui descendent dans la rue, même dans les petites villes. Si l’on regarde la carte de l’Iran, on voit que c’est l’ensemble du pays qui est touché. Et ce qui est étonnant, c’est de voir avec quelle rapidité la contestation s’étend. Au début de la révolution islamique, le mouvement ne pouvait compter que sur trois villes : Téhéran, Qom et Tabriz. Aujourd’hui, on entend même dire que des paysans viennent manifester dans les villes. Le mécontentement est général, ce qui veut dire que le Guide est visé mais pas forcément le régime. Il y a dans la rue des gens religieux, notamment la partie républicaine et démocratique du régime, qui ne veulent pas nécessairement le voir tomber. Je pense que ceux qui veulent son renversement sont une infime minorité..."
-"Mois du sang" : le nouveau visage de la contestation en Iran

-Iran: une révolte étouffée, et après?
-Iran : la révolte franchit un nouveau cap
-Manifestations mortelles en Iran | Mediapart
"En Iran, le mouvement de protestation, entamé en juin 2009 après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, reprend de l'ampleur.La mort de l'ayatollah dissident Hossein Ali Montazeri, décédé le 19 décembre, a donné un nouvel élan aux manifestations. Ce haut dignitaire religieux fut le dauphin désigné de l'imam Khomeiny jusqu'à ce que ses critiques à l'égard du régime lui valent une mise à l'écart en 1989 (voir ici un portrait de Montazeri réalisé par la BBC en 2003)

Depuis cette date, il vivait en résidence surveillée à Qom, à 150 km au sud de Téhéran. En août, il avait qualifié de «dictatorial» le pouvoir religieux en place et estimé que la gestion par les autorités des troubles consécutifs à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad «pourrait aboutir à la chute du régime» jugeant qu'«un système politique basé sur la force, l'oppression, le trucage des élections, le meurtre et la torture stalinienne, un régime qui censure les journaux, (...) est illégitime ». Le 21 décembre, des dizaines de milliers d'Iraniens ont afflué vers Qom pour participer aux funérailles de l'ayatollah Montazeri. «Montazeri n'est pas mort, c'est le gouvernement qui est mort», scandait la foule, arborant de nombreux foulards, écharpes ou bracelets verts, signes de ralliement de l'opposition au président Mahmoud Ahmadinejad..."

-Iran. - l'Humanite
-C Dans L'Air -Iran, les prémisses de la révolte
-Shah d'Iran - REVOLTES d’un citoyen ordinaire:"...les Etats Unis et la France avaient conclu des acccord sur le nucléaire militaire avec l’Iran ( par l’intermédiaire du shah alors en honneur de santeté avec les USA) , que ces accords avaient été dénoncés par les USA dès lors que le shah avait manifesté l’envie d’exercer un pouvoir sur la région ce qui avait eu pour conséquence le rejet du shah et son remplacement par une république islamique….Tout ceci avec la participation active de la France ( souvenons nous de l’accueil fait à l’ayatollah Khomeiny à Neauphle-le-Château). Le non respect des accords conclus avec l’Iran du temps du shah en matière nucléaire avait été à l’origine des attentats …. Le “bon sens français” avait abouti au rétablissement des droits de l’Iran chez Eurodif….tout cela dans le secret……On n’oubliera tout de même pas que les USA et la France sont à l’origine du développement des recherches iraniennes en matière de nucléaire militaire…. Les intérêts des Etats Unis ayant changé , ce sont eux qui décidèrent de mettre fin aux recherches entreprises par l’Iran..."[Dominique Lorentz ]>>France-Iran: le pacte nucléaire
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-Où va l'Iran?
- Etre iranien aujourd'hui
- Obama et l'Iran: tournant historique ?

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