Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mardi 15 décembre 2009

USA-Israël: relations particulières



Des liens géostratégiques déjà anciens, durables, intéressés,parfois tumultueux

Israël: un fardeau coûteux ou un allié précieux?

____________L'AIPAC en question

-Obama peut-il tordre le bras d’Israël ? C’est, au bout du compte, la véritable inconnue de cette équation.Il y a quelques semaines, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, rapportait dans son tchat sur Rue89 une conversation qu’il avait eue avec Henry Kissinger, l’ancien grand architecte de la diplomatie américaine. Kissinger lui avait dit:"Tout le monde sait comment résoudre le conflit du Proche-Orient, la seule chose qui manque, c’est la volonté politique."Cette volonté politique existe-t-elle cette fois à Washington?..."
-Obama parle d'Israel et de Palestine par CHOMSKY Noam:
"...Obama ne dit pas un mot sur l’extension du peuplement et des constructions en Cisjordanie, ni sur les mesures alambiquées pour contrôler la vie des Palestiniens, dans le dessein de détruire les perspectives d’une solution pacifique à deux états..."

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-La controverse sur l'aide américaine à Israël:
"Israël est, de loin, le principal bénéficaire de l’aide extérieure américaine. Le soutien financier annuel des Etats-Unis dépasse les 1,5 milliard d’euros depuis 1985, dont la majorité sous forme d’aide militaire.
Israël n’est pas auto-suffisant économiquement, et dépend de donations et des prêts de l’extérieur pour maintenir sa survie économique ; il est le premier récipiendaire annuel de l’aide extérieure américaine depuis 1976, et le premier bénéficiaire d’aides étrangères, en sommes cumulées, depuis la deuxième guerre mondiale.De 1949 à 1965, les Etats-Unis ont principalement soutenu Israël sous la forme d’aides économiques (à 95%) ; au cours de cette période, les sommes versées ont avoisiné les 63 millions de dollars. Les prêts militaires, consentis depuis 1959 mais d’un montant modeste, ont augmenté de manière significative entre 1966 et 1970, jusqu’à représenter 47% des 102 millions de dollars de l’aide extérieure américaine.En 1971, le Congrès des Etats-Unis a commencé à allouer des sommes spécifiques à Israël, qui reçoit depuis une moyenne de 2 milliards de dollars d’aide annuelle, dont les deux tiers sous forme d’assistance militaire. A partir de 1971, l’aide fut attribuée, non plus dans le cadre de projets précis, comme l’aide au développement agricole, mais au sein d’un programme d’importation de biens d’équipement américains (Commodity Import Program). Ce programme fut à son tour supprimé en 1979, pour faire place à de simples transferts de liquidités, pratiquement sans autre condition que le soutien au budget de l’Etat hébreu.En 1974, pour soutenir Israël après la guerre du Kippour, une aide d’urgence fut débloquée contenant la première subvention militaire. En 1981, toute l’aide économique prit la forme d’une subvention annuelle, transférée sous forme de liquidités, suivie en 1985 par l’aide militaire qui fut considérée comme une subvention.
L’aide américaine à Israël se porte avant tout sur le domaine militaire
, qui représente la plus grande part - en général les deux-tiers - du soutien total. Cette assistance militaire peut prendre la forme d’aide au développement de systèmes d’armement, comme les missiles anti-missiles ARROW.
L’aide purement économique a graduellement diminué
face à une augmentation de l’aide militaire ; cependant, elle constitue encore un tiers du soutien financier annuel. En plus de ces deux types d’aide, les Etats-Unis ont accordé à Israël des prêts garantis pour un montant de 10 milliards de dollars, et ont à maintes reprises renoncé à toucher les échéances....

-Les Etats-Unis augmentent l’aide aux Israéliens de 170 millions de dollars
-Relations entre les États-Unis et Israël - Wikipédia

-La polémique sur le « lobby pro-israélien »:
"Comment expliquer la relation spéciale unissant l’Amérique à Israël ? Deux spécialistes des relations internationales, John Mearsheimer (professeur à l’université de Chicago) et Stephen Walt (professeur à la Kennedy School of Government de Harvard), ont suscité la polémique en répondant à cette question délicate. Dans une étude de 83 pages présentant tous les gages du sérieux académique, mise en ligne sur le site de l’université de Harvard en mars 2006 et publiée simultanément par la London Review of Books (LRB) dans une version abrégée, ils ont défendu leur interprétation de cette relation : le choix américain d’un soutien quasi inconditionnel à Israël s’expliquerait par une influence disproportionnée du « lobby israélien »....
Cette étude part d’un constat largement consensuel : le caractère exceptionnel de la relation unissant Tel-Aviv et Washington, fondé selon les auteurs sur un soutien américain d’un niveau « unique ». Mearsheimer et Walt rappellent des faits bien établis. Israël est depuis 1976 le plus important bénéficiaire de l’aide économique et militaire américaine – entre 1949 et 2005, l’aide totale des Etats-Unis à Israël s’est élevée à 153 milliards de dollars [9]. Israël jouit également d’un soutien diplomatique hors du commun de la part de Washington. Les auteurs rappellent que, depuis 1982, les Etats-Unis ont voté contre toutes les résolutions du Conseil de sécurité condamnant Israël. Il faut préciser pourtant que le soutien américain n’a jamais été systématique : il est arrivé que Washington prenne ses distances à l’égard d’Israël lorsque ses actions ou ses demandes l’ont embarrassé. Mentionnons également le délai, critique pour Tel-Aviv, avec lequel Washington mit en œuvre le pont aérien assurant le ravitaillement en armes lors de la guerre du Kippour, ou encore l’injonction adressée à Israël en 1989 par le secrétaire d’Etat James A. Baker III de mettre un terme à la colonisation dans les territoires occupés. Ces exemples ne sauraient cependant remettre en cause l’exceptionnel soutien américain à Israël.______________Pour Mearsheimer et Walt, tous deux partisans d’une politique étrangère américaine faisant primer l’intérêt national, ce soutien est irrationnel et incompréhensible car Israël serait devenu un « handicap stratégique » pour Washington. Depuis la fin de la Guerre froide, pendant laquelle l’Etat hébreu a joué le rôle de substitut stratégique des Etats-Unis au Moyen-Orient, l’avantage d’avoir Israël comme ami n’est plus aussi évident qu’auparavant. Ce soutien vaut à Washington un blâme embarrassant de la part des démocraties soucieuses du respect des droits de l’homme dans le monde, et fragilise ses relations avec les pays du Golfe. Pour les deux auteurs, il accroît également le risque terroriste pour les Etats-Unis. Pourtant, chacune des guerres dans lesquelles Israël a été engagé a servi de terrain d’essai pour les armes que Tel-Aviv avait achetées à Washington, et la coopération stratégique entre le Mossad et la CIA continue à représenter des avantages pour les Etats-Unis.___________Pour Mearsheimer et Walt, la relation spéciale entre les deux pays ne peut plus non plus être justifiée par des considérations morales : Israël n’est plus menacé comme il a pu l’être jadis, il n’est plus la démocratie respectueuse des droits qu’il a longtemps prétendu être et la réparation des souffrances infligées dans le passé aux Juifs se fait désormais aux dépens du peuple palestinien. D’où la question posée par les auteurs : si la relation spéciale liant les Etats-Unis à Israël est en contradiction avec les deux explications classiques de la politique étrangère que sont le réalisme et la moralité, comment en rendre compte ? Pour Mearsheimer et Walt, l’explication est simple : elle « réside dans le pouvoir inégalé du “lobby israélien” », qui serait le seul lobby « à avoir emmené la politique étrangère américaine aussi loin de la direction que l’intérêt national aurait conseillé d’emprunter ». .."

-Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine:
"...De toutes les organisations juives qui placent la politique étrangère au cœur de leurs préoccupations, l’AIPAC est de loin la plus importante et la plus connue. En 1997, lorsque le magazine Fortune a demandé aux membres du congrès et à leur personnel de recenser les lobbies les plus puissants de Washington, l’AIPAC arrivait en deuxième position derrière l’AARP mais devant les lobbies de poids comme la confédération syndicale AFL-CIO et la NRA. … Par exemple, si Woodrow Wilson a apporté son soutien à la Déclaration Balfour en 1917, c’est en grande partie grâce à l’influence de ses amis juifs, le juge à la Cour suprême Louis D. Brandeis et le rabbin Stephen Wise. De la même façon, la décision prise par Harry S. Truman de soutenir la création d’Israël et de reconnaître le nouvel Etat a été influencée par l’intercession d’amis et de conseillers juifs. … Selon J. J. Goldberg, rédacteur en chef de la revue juive américaine Forward, l’influence sioniste a connu « une croissance exponentielle sous les administrations Kennedy et Johnson parce que l’affluence et l’influence des Juifs dans la société américaine avaient augmenté » mais aussi parce que Kennedy et Johnson « comptaient beaucoup de juifs parmi leurs conseillers, donateurs et amis proches ». … Avec tous ces efforts, on s’est aperçu que le soutien à Israël engendrait des coûts considérables pour les Etats-Unis et qu’il fallait donc les justifier dans la sphère politique. … Sous l’égide d’Amitay et de son successeur Tom Dine, l’AIPAC est devenu une grosse organisation dotée de 150 salariés et d’un budget annuel qui est passé de quelques 300 000 dollars en 1973 à environ 40 ou 60 millions de dollars à l’heure actuelle. … Malgré certaines divisions, la majorité des groupes organisés de la communauté juive – et surtout les plus grands et les plus riches – continuent à encourager l’indéfectible soutien américain à Israël quelles que soient les mesures adoptées par l’Etat hébreu. … Les exemples ne manquent pas de la capacité d’Israël à rallier un lare soutien aux Etats-Unis. Dès 1947, les responsables sionistes ont encouragé les dirigeants juifs américains à faire campagne pour le plan de partage de l’ONU puis pour la reconnaissance américaine en 1948, et à faire pression contre le plan de paix proposé par le médiateur de l’ONU Folke Berbadotte en 1948. Des efforts coordonnés de ce genre ont également permis de convaincre l’administration Truman d’augmenter considérablement l’aide économique à Israël en 1952. … Malgré les désaccords entre le gouvernement israélien et certains groupes de la communauté juive américaine, cette dernière « accepte en général le principe selon lequel Israël ne devrait essuyer aucune critique publique sur les questions de sécurité. … Selon des sondages récents, environ deux tiers des Juifs américains interrogés sont d’accord avec le fait que, « en dépit de leur opinion personnelle sur les négociations de paix avec les Arabes, les Juifs américains devraient soutenir la politique du gouvernement élu d’Israël ». … Edgar Bronfman Sr. Président du Congrès juif mondial pendant les années 90, a été accusé de « perfidie » après avoir envoyé une lettre au président Bush l’exhortant à faire pression sur Israël pour qu’il mette un frein à la construction de la très controversée « barrière de sécurité ».

-«The Israel Lobby» : le rapport qui dévoile la partialité des Etats-Unis -
-Israël:4°exportateur mondial d'armement
-Espionnage : Le Côté Obscur De La « Relation Spéciale » US –Israël
->>>Les Patriotes -
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- Israël: l'effet Obama
-Israel: dangereuse dérive
-Palestine: silences d'Obama
- USA: contre-lobby juif...
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