Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

vendredi 5 février 2010

Logement social: crise

Logement: problème politique

-La crise du logement s’est aggravée en 2009
___Un désengagement ancien, que la crise amplifie

- "100 000 personnes sans domicile fixe, 3,5 millions de mal-logés et 6,6 millions dans une situation de « réelle fragilité » face au logement, cumulant souvent les impayés ou les retards dans le remboursement d’emprunt. Au total, dix millions de personnes sont touchées par la crise du logement".

Le logement social ne représente plus une priorité gouvernementale », estime la Fondation Abbé Pierre. « L’ampleur et la brutalité des conséquences de la crise économique et financière ont occupé très largement l’espace médiatique et le débat social tout au long de l’année 2009, reléguant au second plan les problèmes permanents, notamment le logement, comme si leur importance et leur urgence s’effaçaient devant la crise qui secoue l’économie et la société. » Or, la situation actuelle ne peut « qu’aggraver les difficultés en matière de logement. »

-"On trouve des milliards pour renflouer les banques ou maintenir le bouclier fiscal et l’exonération des droits de succession pour les plus riches, mais on laisse prospérer des armées de mal-logés, à la rue, dans des hôtels miteux, des habitations insalubres ou entassés par familles entières dans quelques mètres carrés. Un vrai choix politique de droite, proprement indéfendable. Mais ça tombe bien pour nos gouvernants : personne ne les interpelle là-dessus ! Le problème du mal-logement est-il dramatique, urgent et prioritaire ? Nul n’oserait le contester. On enrage donc de s’apercevoir que cette scandaleuse baisse du financement alloué par l’Etat au logement, notamment social, soit passée aussi inaperçue dans nos grands médias." (T.Repentin)
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-Rapport de la Fondation Abbé Pierre sur l'état du mal-logement : les pouvoirs publics « inexcusables »
>-Fondation Abbé Pierre | Notre Rapport mal-logement 2010
>Fondation Abbé Pierre : 500 000 enfants souffrent de mal-logement
>« Leur vie de famille souffre » | Unicef France
-Moins de logements sociaux en 2010 - AgoraVox
-La crise du logement s’est aggravée en 2009
________VÉRONIQUE MOUGIN, «LA CHAÎNE DU LOGEMENT EST SATURÉE» -
-Crise du logement : et la responsabilité gouvernementale ? - AgoraVox
-Mal-logement : quand l'Etat aggrave la crise
-Avec la crise économique, la crise du logement s'est aggravée

-La crise du logement amplifie les inégalités | Mediapart
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"...le logement reflète les inégalités sociales. Mais il fait bien plus. Il les creuse. Les plus pauvres payent proportionnellement beaucoup plus que les plus riches, une fois qu'ils ont fait face aux dépenses contraintes (logement, eau, gaz, électricité, assurances, téléphone) et incontournables (alimentation, transport, santé, éducation).

Les dépenses contraintes représentaient 21% du budget des classes moyennes inférieures en 1979, contre 38% trente ans plus tard. Pendant ce temps, la progression n'a été que de 7 points chez les hauts revenus. «Ces chiffres expliquent en grande partie la problématique du pouvoir d'achat», commente la Fondation Abbé Pierre.__Si une personne dispose du revenu médian (1.467 euros de ressources mensuelles une fois ses impôts payés), il lui restera 910 euros après avoir payé les dépenses contraintes. Après les charges incontournables il ne lui reste plus que 294 € pour toutes les autres dépenses (loisirs, sorties, vacances, habillement, équipement..., éventuellement mettre un peu d'argent de côté). Pour les 10 % les plus pauvres, il reste 80 € par mois.

Comme le montre le tableau ci-dessus, le rapport entre les ressources des ménages les plus riches et les plus pauvres est en moyenne de 6,7. Après le paiement des dépenses contraintes et incontournables, ce rapport passe à 18,4...." (MH)

-Crises du logement en France

-La crise du logement frappe les jeunes

-Logement social, une pénurie entretenue:
" Du baron Haussmann à M. Nicolas Sarkozy__Logement social, une pénurie entretenue
Avec la fin de la trêve hivernale des expulsions, le 15 mars, la question du logement est revenue au cœur du débat public. Face à ceux qui réclament une intervention de l’Etat pour garantir ce bien de première nécessité, les conservateurs d’hier et d’aujourd’hui préfèrent laisser jouer le marché. Locataires aidés ou petits propriétaires endettés ? De la Restauration au récent projet de loi de la ministre du logement, Mme Christine Boutin, c’est la tension qui structure l’histoire de l’habitat social en France.Par Olivier Vilain:
« Rendre possible l’accès à la propriété pour tous », notamment par le développement du crédit hypothécaire. C’est la réponse proposée, en septembre 2006, par M. Nicolas Sarkozy, à une crise du logement qui est loin de se résumer aux cent cinquante mille sans-logis complaisamment filmés chaque hiver. Loyers et traites représentent près de 25 % de la dépense des ménages, contre 12,5 % à la fin des années 1980. Un couple de salariés modestes avec deux enfants, gagnant chacun 1 500 euros par mois, doit dépenser près d’un quart de ses revenus pour se loger dans le parc social et jusqu’au double dans le parc privé . « Le discours dominant identifie la crise du logement à la baisse des prix de l’immobilier. Il n’y a rien de plus faux : la vraie crise a lieu lorsque les prix sont à la hausse », grince un fonctionnaire du ministère du logement. Sous une forme ou une autre (exiguïté, logement indécent, divers impayés...) dix millions cent mille Français en 2008, contre neuf millions trois cent mille en 2007, sont touchés.
Cette situation ne résulte pas de la simple confrontation entre l’offre et la demande. Comme le soulignait le sociologue Pierre Bourdieu, « l’Etat contribue de manière déterminante à faire le marché immobilier, notamment à travers le contrôle qu’il exerce sur le marché du sol et les formes de l’aide qu’il apporte à l’achat ou à la location ». Or les pouvoirs publics ont laissé s’effondrer la production d’habitations, générant une pénurie évaluée à un million de logements, dont quatre cent mille pour la seule Ile-de-France. Il y sort de terre rarement plus de quarante mille constructions par an depuis 1992, soit autant qu’en Bretagne, une région pourtant quatre fois moins peuplée. En outre, les démolitions de logements sociaux ne cessent de se multiplier, aggravant encore le déséquilibre..."

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