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mercredi 17 février 2010

Poujadisme à l'américaine?

Des Américains en colère

En référence à la
Boston Tea Party de 1773
________Un mouvement réactionnaire,hétéroclite ,anti-parti et anti-élitiste en contexte de crise, dans la mouvance des libertariens américains





Une menace pour Obama?___"Tout en se disant «conservateurs», ils renvoient dos à dos démocrates et républicains, soupçonnés de collusion"

-Le Tea Party, poujadisme à l'américaine
"Dans un éditorial du New York Times daté du 2 février, le spécialiste de l’histoire française, Robert Zaretsky, établit un parallèle entre le mouvement américain du Tea Party et celui de Pierre Poujade dans la France des années 50. Selon l’historien, les deux phénomènes se retrouvent sur la critique des «collecteurs d’impôts» et des «élites politiques et financières». Proches du Parti républicain, fiers conservateurs, les Tea Partiers militent contre l’interventionnisme et ses «relents socialistes» prôné par l’administration Obama. Un phénomène qui agrège tous ceux qui nourrissent un ressentiment à l’égard de l’Etat, au même titre que le poujadisme en France cinquante ans plus tôt selon Robert Zaretsky. L’historien rappelle comment les petits commerçant français accusaient le gouvernement, coupable selon eux de ne pas les protéger contre les grandes franchises.«Dans les deux cas, le désespoir et la déconnexion avec le politique est réel, tout comme cette tendance qui veut fournir des solutions simples à des problèmes complexes» note Robert Zaretsky qui conclut sur le fait que les deux mouvements «n’apportent rien dans les urnes à part de la colère».
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-Tea Party Patriots : le renouveau de la droite américaine:
"...Un mouvement citoyen décentralisé inconnu avant 2009, invoquant le nom d’un moment fondateur dans l’histoire américaine – la Boston Tea Partyde 1773 –, est en passe de devenir la première formation politique d’opposition, du moins si l’opposition se mesure en décibels.
L’élection du républicain Scott Brown comme sénateur du Massachusetts le 19 janvier, qui a privé les Démocrates de leur super-majorité au Sénat et a mis en péril la réforme du système de santé souhaitée par Obama, est considérée comme la première victoire des Tea Partiers. Leur foudre populiste n’épargne pas non plus les Républicains, même s’ils sont leurs alliés objectifs du fait de leur commune opposition à Barack Obama : le parti de George W. Bush est, à leurs yeux, coupable de modération et de compromission face à l’ennemi commun.
Mouvement citoyen (ou se proclamant tel), sans affiliation partisane (en principe) ni organisation centralisée : le sursaut des Tea Parties est difficile à cerner politiquement. En fait, c’est une mosaïque bien américaine, composée de tactiques politiques empruntées à la gauche et au mouvement associatif, d’une référence prétendument non-partisane aux « Pères fondateurs », et d’un discours – sincère pour certains, stratégique pour d’autres – provenant de la droite libertaire.
Le mouvement est né il y a un an. Il puise ses origines dans l’opposition aux mesures portées par le président Obama dès son entrée en fonction pour atténuer les conséquences de la crise financière. Le 19 février 2009 est le plus souvent présenté comme la date de naissance du mouvement. Ce jour-là, le journaliste économique Rick Santelli de la chaîne câblée CNBC succombe à une crise de colère, diffusée en direct du Chicago Mercantile Exchange, s’en prenant au soutien financier proposée par la nouvelle administration aux Américains qui sont sur le point de perdre leur domicile parce qu’ils n’arrivent pas à payer leurs prêts immobiliers. Se demandant pourquoi les citoyens plus protégés devraient « subventionner les prêts immobiliers des losers », il annonce, un brin malicieux, une Tea Party à Chicago au mois de juillet. Il invite « tous les capitalistes » à s’assembler aux bords du Lac Michigan....
En principe, les Tea Partiers adoptent une stratégie du « ni-ni » : ni républicain, ni démocrate. En pratique, leur objectif est d’infléchir l’orientation politique du parti républicain. Surtout, ils veulent contraindre les Républicains à adopter une lignée plus conservatrice, mais conservatrice uniquement au sens d’« antiétatique » : ils restent relativement silencieux sur les questions morales et les « valeurs », tels l’avortement et le mariage gay, questions dont George W. Bush a habilement su tirer profit. On pourrait même dire que les Tea Partiers prônent une sorte d’« entrisme » à la manière des groupuscules d’extrême gauche dans les années 1970 : réaliser son programme en infiltrant un parti politique officiel et en établissant une « hégémonie » idéologique sur lui....
Prendre ainsi d’assaut le parti républicain est une manière pour les Tea Partiers de mettre en pratique l’une des maximes qui leur tient à cœur : ne faire confiance à aucun parti politique, pas plus les Républicains que les Démocrates. Toutefois, les associations et personnalités qui animent le réseau des Tea Parties suggèrent une réalité plus complexe, où le discours du « ni-ni » cohabite avec la droite libertaire. C’est le cas notamment de FreedomWorks, un des principaux soutiens associatifs du mouvement.
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-Tea party anti-Obama
-Libertarianisme

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