Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

vendredi 26 mars 2010

Repartir du pied gauche?


Pistes pour une "troisième" gauche ?

_____Après la faillite de la deuxième gauche ...

-Réveiller un PS à bout de souffle?

______________________Tout devient possible au PS, même l'idée d'un "socialisme libéral"

Réalisme ou populisme?

- « Les socialistes sont pour la propriété privée, le libre-échange et le marché, qui sont les trois piliers du libéralisme économique. Ils sont donc des libéraux, même s'ils ajoutent une marge d'intervention de l'Etat », juge Jean-Claude Casanova, directeur de la revue Commentaire . Un avis que partage, avec plus de provocation encore, Philippe Raynaud, professeur de sciences politiques à Paris-II : « A partir du moment où les socialistes acceptent l'économie de marché, ils deviennent une famille du libéralisme. »
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-Jacques Julliard va-t-il réveiller la gauche ?:
"...Après des années de langue de bois et de propagande doucereuse et suiviste sur la mondialisation et l’Europe, l’article de Julliard bouge les lignes. Son analyse des politiques menées et de l’emprise de la finance sur le monde est lucide et sans concession. Revue de détails :
L’emprise de la Finance :
" Les détenteurs du capital, longtemps silencieux, ont mis au pas les gestionnaires, qui s’appuyaient sur leur expertise technique"
"Sans égard pour les situations sociales souvent dramatiques qu’il suscitait, il (le nouveau capitalisme) a fait sauter le vernis de civilisation qui, depuis la Seconde Guerre mondiale, recouvrait le capitalisme évolué."
"Jamais la domination du secteur financier sur le secteur industriel, et du secteur économique sur le secteur politique et diplomatique, ne s’était affirmée avec une telle arrogance, malgré le discrédit des acteurs."
Les causes de la catastrophe :
"C’est à la faveur de la mondialisation de l’économie qu’un grand coup de force intellectuel et social a pu être exécuté sans coup férir. Le capitalisme financier a su tirer parti de l’ouverture des marchés émergents, mettre en concurrence les travailleurs à l’échelle internationale pour faire pression sur les salaires. Il s’est imposé comme la seule hyperpuissance à l’échelle planétaire, au détriment des Etats."
"Dans les grands pays industriels, la financiarisation de l’économie s’est accompagnée d’une désindustrialisation délibérée et de la destruction d’emplois par millions. Désormais, le plein-emploi n’est plus recherché comme un objet de l’activité économique ; le chômage est devenu structurel ; le néocapitalisme s’est reconstitué une armée industrielle de réserve."
"Le continuum des rémunérations a fait place à une société de corps séparés et de privilèges, telle qu’elle existait en France à la fin de l’Ancien Régime."
" La destruction de toute forme de planification indicative et de toute politique industrielle, en un mot de toute espèce de régulation, est l’une des causes principales des dérives que nous connaissons aujourd’hui. La nécessité de rétablir une régulation économique respectueuse du marché est aujourd’hui comprise de tous. Seuls manquent pour le moment la volonté politique et les moyens de l’exercer. Il appartient à un rassemblement démocratique de les faire apparaître."
L’Europe :
" L’Europe, qui, à cause des positions de ses deux nations de tête, l’Allemagne et la France, aurait dû jouer un rôle de contrepoids aux tendances hyperlibérales du capitalisme anglo-saxon, a failli complètement, au chapitre économique comme au chapitre politique. Conduite par des politiciens médiocres et sans vision, elle s’est faite l’instrument docile des tendances les plus dérégulatrices du capitalisme international. Cette véritable forfaiture explique le discrédit qui la frappe dans les classes populaires de tous les pays membres."
L’échec du PS :
" A l’échelon politique national, la deuxième gauche, qui s’était donné pour mission la modernisation économique et culturelle de la France, grâce à la participation de la société civile à la décision politique, représente une voie désormais dépassée. Elle reposait sur la notion de compromis social, c’est-à-dire la négociation entre les principaux partenaires économiques. Cette voie contractuelle a été délibérément bafouée par le néocapitalisme qui, assuré de la victoire, a préféré l’affrontement. C’est la fin de l’idéal d’une société policée, soucieuse d’affermir le lien social. Quelques-uns des membres les plus éminents de la deuxième gauche se sont fait les auxiliaires du pouvoir sarkozien : c’est dire l’étendue de leur renoncement et de leur faillite."
"A la différence de celle de 1929, où la faillite du libéralisme conduisait la droite à envisager des solutions fascistes et la gauche des solutions communistes, le monde politique est aujourd’hui muet. Il en va de même des intellectuels chez qui les droits de l’homme et l’écologie constituent des religions substitutives de salut. L’absence de solution politique favorise le développement de dérives psychologiques : l’envie, la haine de l’autre, le culte du chef, la recherche du bouc émissaire, le culte de l’opinion publique à l’état brut représentent autant de succédanés au vide politique béant de la période."
"« L’horreur économique, nous n’avons rien fait pour la conjurer."..."(O.B.)

-Vingt thèses pour repartir du pied gauche
-"La greffe néolibérale a contaminé la social-démocratie"

-Jacques Julliard: «Oui, la greffe néolibérale a contaminé la social-démocratie»
-Jacques Julliard. «De la deuxième gauche à la gauche, la vraie»
-Les remèdes sont trop faibles pour remobiliser la gauche
__________-La stratégie mitterrandienne de Jospin
_______-Pour un socialisme libéral-_Bockel
___-Rocard, symbole d'une deuxième gauche ralliée au sarkozysme
_-Révolution conservatrice en France

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