Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 16 décembre 2010

Mediator: affaire en or...



Un si long silence ...

Onze ans après..
.
_______________(éléments pour une enquête en cours)

La logique industrielle et commerciale est-elle compatible avec celle de la santé publique?


"L'essentiel est que nous croyons dans notre métier." (Lab.Servier)


Une affaire dans les affaires
:"Grippe A, SIDA, Mediator : de nombreuses affaires de santé publique révèlent le poids des laboratoires pharmaceutiques sur les in
stances de santé publique, et donc sur l'information médicale. Et une loi, qui obligerait les médecins à déclarer leurs conflits d'intérêt, reste inappliquée..."
"

On est en droit de s'interroger sur certains "progrès" annoncés de l'industrie pharmaceutique.
Un monde d'influences
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"Le Mediator serait responsable de 500 à 1000 décès en France".... C'est peu dire que l'information publiée dans Le Figaro du jeudi 14 octobre (lire cette chronique de Daniel Schneidermann) a frappé. Le Mediator, commercialisé par le groupe Servier depuis 1976, est un médicament réservé à l'origine à des diabétiques en surpoids. Mais son effet coupe-faim en a fait l'un des médicaments les plus prescrits à des patients souhaitant simplement maigrir. Véritable succès en France, le Mediator était une poule aux oeufs d'or : 88% des ventes mondiales ont été réalisées dans l'hexagone, 2 millions de patients en ont pris, 7 millions de boites étaient encore vendues en 2009 et remboursées par l'Assurance maladie à hauteur de 65%. Au total, ce médicament aura rapporté 1 milliard d'euros au groupe Servier


Seul problème, la molécule à la base du Mediator - le Benfluorex - fait partie de la famille des fenfluramines, interdite aux Etats-Unis et en Europe depuis 1997 à cause de sa toxicité. Par quel miracle le Mediator a-t-il échappé à cette interdiction ? Pourquoi a-t-il fallu attendre plus de dix ans (novembre 2009) avant qu'il ne soit retiré de la circulation ?_____Un livre tente de répondre à toutes ces questions, celui du Dr Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, intitulé à l'origine Mediator, combien de morts ? avant que le sous-titre ne soit censuré suite à la plainte du groupe Servier. Publié en juin 2010, le livre n'a pas eu le succès espéré en raison du silence assourdissant de tous les acteurs du milieu médical. Rarement une affaire a aussi bien illustré la collusion entre les autorités sanitaires supposées indépendantes, les laboratoires..."

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_________A qui profite le scandale ?
-Plus de 500 morts et plus de 3500 hospitalisés:
"Entre 1976 et 2009, plus de 500 patients seraient morts en France d'avoir pris du Mediator. Et plus de 3500 auraient été hospitalisées pour des lésions des valves cardiaques. Ces chiffres sont issus d'une nouvelle analyse que Le Figaro s'est procurée et dont les résultats ont été présentés ce lundi après-midi lors d'une réunion extraordinaire de pharmacovigilance à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Ce document insiste sur le fait que cette estimation de mortalité est «a minima». Il confirme et précise les informations du Figaro du 14 octobre dernier. Mais des formes bénignes auraient également concerné des dizaines de milliers de patients. Comment le mediator a-t-il pu rester aussi longtemps dans la liste des médicaments remboursés ?Le médicament aux 500 morts remet en cause le système de remboursement de la Sécurité sociale. Jugé inefficace pendant dix ans, le Mediator a pourtant été pris en charge à 65% jusqu'à son interdiction. Au nom de la logique industrielle.
-Une histoire de fou »
il n’y a eu aucune information avant 2009, ni de la part de l’Afssaps, ni du laboratoire, sur la nature de cette molécule. Lorsque quelqu’un consulte pour un problème aux valves du cœur, sans information, on ne fait pas le rapprochement avec une substance qui n’est même pas un traitement mais un adjuvant, que la personne consomme parfois depuis plus de 10 ans._La revue « Prescrire », une revue médicale indépendante de tous les laboratoires et des pouvoirs publics et destinée principalement aux généralistes, avait évoqué le problème depuis l’arrêt de l’Isoméride. Elle évoquait très régulièrement le rapprochement avec le Mediator et se faisait alors tancer par l’Afssaps._Par ailleurs, les petits curieux qui voulaient en savoir plus sur le Mediator, parce qu’ils avaient entendu parler d’un problème, appelaient le laboratoire qui commercialise ce médicament pour obtenir des informations. Or les réponses du laboratoire auxquelles j’ai eu accès étaient que ce médicament n’a aucune relation avec l’Isoméride."
___Comment le mediator a-t-il pu rester aussi longtemps dans la liste des médicaments remboursés ?Le médicament aux 500 morts remet en cause le système de remboursement de la Sécurité sociale. Jugé inefficace pendant dix ans, le Mediator a pourtant été pris en charge à 65% jusqu'à son interdiction. Au nom de la logique industrielle." -Des soupçons de collusion: "
le député Bapt partage, évoquant une "insensibilité française au risque" : "Nous avons été le dernier pays au monde à interdire le Distilbène." Dans le cas du Mediator, "l'Afssaps prétend n'avoir pas trouvé de raisons d'interdire le médicament. Mais si on ne cherche pas, on ne trouve pas : jamais l'Afssaps n'a fait part aux médecins de ses doutes, alors que ce sont eux qui, par leur nombre et leur proximité avec le patient, peuvent fournir les informations qui permettent d'évaluer la nocivité d'un médicament. Que Servier diffuse des contre-vérités, c'est une chose, mais que l'Afssaps lui serve de relais…"
___________Servier : un labo influent
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Quand Sarkozy était avocat d'affaires pour Servier
Une affaire qui empoisonne Xavier Bertrand
-Mediator: l’étonnante ignorance du professeur Abenhaim
-C Dans L'Air- France5-Ces médicaments qui nous tuent
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__________Derrière cette question se pose le problème de la formation médicale, de plus en plus assurée par les firmes pharmaceutiques
''Pour éviter une prochaine affaire Mediator
: "Cette affaire confirme plus généralement l'impérieuse nécessité de renforcer l'évaluation des médicaments avant leur mise sur le marché, de manière indépendante des firmes ; de renforcer les lois européennes et françaises pour que les nouveaux médicaments aient à démontrer leur intérêt thérapeutique par rapport aux médicaments de référence ; de rendre les agences du médicament indépendantes des firmes pharmaceutiques, que ce soit financièrement ou en termes d'expertise, trop souvent influencée par des conflits d'intérêts avec les firmes."
__Pour une expertise indépendante
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Le formindep dénonce l’influence des laboratoires pharmaceutiques sur l’information médicale
_Des "Médecins sous influence" pharmaceutique
-Médiator : dès 1994, les médecins étaient informés du fait que c'était une amphétamine
-Mediator: les dessous d'un scandale sanitaire

-"L'Afssaps manque de neutralité"
-Les lobbyistes du médicament à l'assaut de l'Assemblée

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