
___________On s'interroge à juste titre sur la montée de l'influence de la droite extrême. dans certains pays d'Europe, du développement de partis déjà anciennement enracinés, qui augmentent leur audience à chaque élection, ou de tendances nouvellement apparues, qui semblent prendre de l'ampleur par un grignotage lent.
Le contexte d'une crise économique profonde, la diabolisation de communautés "étrangères", servant de boucs émissaires, la remontée d'un certain nationalisme s'expliquant par défaut d'Etat et 'inefficacité des instances européennes, actuellement paralysées, semblent être les principaux éléments -justifiés ou non- qui expliquent ce symptôme inquiétant.
__Il y a lieu de s'inquiéter de cette dynamique irrésistible, de ce grignotage, de cette une lente imprégnation idéologique, même si ces mouvements, qualifiés de "populistes", sont souvent assez différents d'un pays à l'autre.
Mais

__Pas facile de parler de populisme sans risque de non sens. Un mot "qui chante plus qu'il ne parle", comme disait Valéry à propos du bonheur et de toutes les notions utilisés à tout-va, sans rigueur.
Neutre étymologiquement, la racine "peuple" ne comporte aucun sens particulier négatif. On peut même dire que toute pratique politique ne vise, si elle se respecte, qu'à s'intéresser au bien commun, au peuple, à ses intérêts bien compris.
_Mais l'usage rhétorique du mot comporte des glissement de sens et des jugements de valeur. Si le populisme accompagne toujours les courants extrêmes, fascistes ou préfascistes, un certain populisme peut être sans rapport avec eux.
La définition du mot est problématique , sa sémantique est flottante, équivoque. Il peut désigner des positions très différentes, parfois opposées, par références aux valeurs démocratiques fondamentales, les seuls critères de référence. Un mot suspect, qui cache parfois des arrière-pensées ou des intentions polémiques. Qualifier quelqu'un de populiste, c'est le diaboliser, l'acculer à se justifier.
_Un discours qui s'appui


_Le national-populisme a bien des visages, malgré un noyau commun.__Il y a populisme et populisme. Lui donner systématiquement une valeur de droite réactionnaire contribue à la confusion. C'est un mot-piège, dont il ne faut pas systématiquement avoir peur...
__De même, la droite extrême peut prendre bien des formes selon les pays et leur histoire. Radicalisation sans projet, liées aux circonstances ou organisation structurée souvent ancienne, aux racines fascistes, qui se refont une santé à la faveur des événements. En Europe, les situations sont contrastées, malgré une base commune, même s'il y a parfois des liens organiques entre les mouvements , d'un pays à l'autre...
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-Allemagne: xénophobie?
-Enigme suédoise
-L'islamophobie, business électoral de la peur en Europe
-USA: montée de populisme?
-Faillite de la gauche ?
-Berluscobonapartisme
-Belgique: le tournant
-Les minarets de la discorde
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