Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 27 janvier 2011

Davos: pour que rien ne change

Bienvenue au club!

Ambiance feutrée dans le gotha des affaires et de la politique

Grand messe formelle ou foire aux affaires?
Un thème sans surprise: crise économique et terrorisme en toile de fond
La routine: juste quelques inquiétudes, quelques craintes exprimées, à titre d'exorcismes, quelques voeux pieux, qui ne mangent pas de pain.
Propos lénifiants de notre Président, qui n'est pas venu faire du ski...

_____En 2009, le désenchantement était de mise. Désarroi justifié par un sombre contexte économico-financier.
Cette année , on discute doctement, comme s'il ne s'était rien passé ou presque, sur la «nouvelle réalité»
Le ronronnement habituel reprend...
__Comme disait J.Attali,Le Forum économique mondial n'est qu'un "café du commerce", . Selon l'ancien conseiller de François Mitterrand, "les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères", ajoutait jacques Attali, précisant cependant saluer "le génie" de son fondateur Klaus Schwab."
__Dans les réunions informelles, loin des ennuyeux exposés à l'affiche, se nouent des relations économiques et politiques, se préparent des rendez-vous décisifs, se signent des contrats industriels et commerciaux, se pratique un lobbying intense...
-Etre invité à Davos, ça coûte cher !
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"...Les participants du groupe Bilderberg, qui se retrouvent pendant cinq jours dans un hôtel luxueux et systématiquement isolé, occupent tous les plus hautes fonctions dans leur secteur respectif. Lors des séances plénières, se côtoient ainsi des ministres, les dirigeants des plus grandes entreprises mondiales, les rédacteurs en chef de grands médias, dans une ambiance très privée, à l’abri de toute médiatisation. Ceci est une grosse différence avec Davos qui, au contraire, mise sur l’ultra-médiatisation. Le Forum de Davos est avant tout une grande entreprise, brassant des fonds importants par le biais de sa fondation : il a donc besoin de cette visibilité médiatique. Et pour que cela marche, il faut faire des coups permanents, créer une multitude d’événements, même si parfois, cela brasse de l’air..." (M.Gama)
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_"
Claudia Schiffer, Sharon Stone et Angelina Jolie ont fait partie ces dernières années des «personnalités globales» invitées à réfléchir sur l'avenir de la planète par Klaus Schwab.

Le «vieux forum» de Davos, celui dont le professeur d'économie Raymond Barre fut longtemps le rapporteur au terme de débats plutôt austères, produisait une certaine valeur ajoutée intellectuelle. C'était avant que Schwab, le fondateur et président à vie du Forum de l'économie mondiale, ne découvre que son véritable savoir-faire n'était pas l'économie (qu'il enseigna dans sa jeunesse) mais le marketing. Basé sur une valeur sûre, éternelle, indestructible, aussi bonne que l'or: l'égo.
__A partir du début des années 90 (la fin de l'ère Barre), ne pas être de «Davos» fin janvier a fini par être comme porté comme un stigmate chez les «décideurs» de la planète, notamment les chefs de grandes entreprises prêts à payer (ou plutôt à faire payer par leurs actionnaires) une petite fortune pour le plaisir de se retrouver entre eux et en compagnie de dirigeants politiques, d'économistes, d'intellectuels plus ou moins en vogue. C'est la logique du «club», désiré parce que réputé exclusif, celle que le désormais mondialement célèbre Bernard Madoff a exploité avec tant de talent pour attirer les souscripteurs fortunées dans sa pyramide de Ponzi. Certes, Klaus Schwab n'est pas accusé d'avoir volé quiconque. Et ceux qui déboursent chaque année des dizaines de milliers de dollars pour aller sur les cimes écouter des platitudes sont des victimes consentantes. Toutefois,
une enquête irrévérencieuse du Wall Street Journal sur les finances plutôt opaques des fondations de droit suisse du bon docteur (et de sa cascade de sociétés) avait provoqué par mal de remous et un net refroidissement entre le Forum et le grand quotidien du monde des affaires américain...
" (P.Ries -Mediapart)

_IMPROBABLE GOUVERNANCE A DAVOS_______-_En marge: un autreDavos 2011
-Rideau!

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