Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

vendredi 9 mars 2012

Fukushima (suite)

福島第 Un an déjà...
_____________________________L’ANNIVERSAIRE IMPOSSIBLE

_____Le silence médiatique est déjà retombé sur Fukushima, comme cela s'est passé pour le drame de Port au Prince, l'émotion dissipée.
Tout juste en reparle-t-on un peu aujourd'hui, à des fins commémoratives.
Il est vrai qu'après l'émoi médiatique, il n'y a pas de morts à donner à voir du côté de la centrale. La tragédie nucléaire, conséquence évitable du désastre naturel, est silencieuse et va s'étaler dans le temps, de manière discrète mais pernicieuse, sur des générations.
Les dernières nouvelles ne sont pas bonnes.
Seuls quelques blogs, comme celui-ci , celui-ci ou celui-là ou cet autre, continuent à faire un travail d'information, parfois au jour le jour, sur un événement qui représente bien un tournant, un événement historique aux répercussions psychologiques et politiques sans doute plus importantes que Tchernobyl. Il y aura un avant et un après Fukushima...

__Au Japon, mais pas seulement là-bas, le complexe mediatico-nucléaire déploie beaucoup de moyens, depuis le début, pour occulter ou minimiser l'évolution toujours préoccupante de la situation sur le site nucléaire, véritable désastre, dont personne ne peut dire quelle tournure il va prendre. A long terme, disent les plus pessimistes, pire que Tchernobyl ?
En tous cas, on ne maîtrise rien ou pas grand chose...
__Les grands médias ont suivi servilement la ligne Tepco, sensibles à ses pressions. Le groupe refuse toujours de reconnaître sa responsabilité.
Ils relativisent les conséquences , même si le gouvernement promet enfin de démanteler le complexe "médiatico-politique"
La collusion est aussi étroite entre opérateurs et autorités de surveillance
La censure médiatique se manifeste à l'encontre de ceux, toujours plus nombreux, qui émettent des critiques, qui ont pris les choses en main, comme le maire de Futuba, ou qui demandent une sortie du nucléaire.
La confiance est ébranlée, les langues se délient, et la colère monte à l'encontre de la gestion catastrophique de l'accident. Une brèche est ouverte dans le traditionnel consensus nippon.
Un an après Fukushima, deux Japon se font face .
La décontamination, très problématique, est finalement payée par le contribuable nippon.
Le Japon est durablement contaminé, bien au-delà de la zône évacuée.
En attendant, les soutiers de Tepco se font irradier...
L'heure du bilan n'a pas encore sonné

__ « On a fait semblant de découvrir les dangers nucléaires », juge un spécialiste français. "Si deux grandes nations comme l'Allemagne et le Japon laissent tomber le nucléaire, les industriels français vont commencer à réfléchir autrement."
"Personne ne peut garantir qu'il n'y aura jamais d'accident nucléaire en France"
________________

-Pour un bilan
-
TEPCO sceptiques
-Déni atomique
-Questions sur le nucléaire français
-
Peut-on vraiment démanteler une centrale nucléaire ?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Après Fukushima les morts se multiplient
Leucémies, pneumonies, saignements de nez, des diarrhées, de la toux, des thyroïdes enflées.
Même la famille impériale est touchée.