Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mardi 3 avril 2012

Fuite...en avant

______________________Drill, baby drill !
Forer, toujours plus profond..

...Au péril de l'environnement, d'une Mer du Nord déjà la plus polluée du monde, après le Golfe du Mexique.
La catastrophe écologique BP est encore dans toutes les mémoires.
La leçon n'a pas suffi.
L'accident n'est pas Totalement anodin, même si la société se veut transparente...faussement rassurante.
La législation européenne est lacunaire sur les problèmes posés par les plate-formes.
__Faut-il continuer à exploiter le gaz ou le pétrole à tout prix?
Le pétrole, qui devient rare, de plus en plus rare, oblige les compagnies à extraire de manière de plus en plus périlleuse et coûteuse.
Le temps de la production facile est fini, augmentant les risques d'exploitation.
Il est donc inévitable que le prix des énergies fossiles augmente inéluctablement (abstraction faite de la spéculation), jusqu'à devenir dans quelques années réservées aux plus fortunés et à des usages plus nobles qu'actuellement, même si on peut discuter l'estimation selon laquelle le pic de pétrole serait passé depuis 2005 .
La dernière goutte de pétrole ne sera jamais consommée, mais les derniers barils n'auront pas de prix...
Les réserves de gaz naturel sont encore relativement abondantes, mais stratégiquement très fragiles.
Les échéances sont en tous cas très courtes à l'échelle de notre histoire contemporaine. Pour les plus optimistes, le Pic pétrolier serait peut-être dans 20 ans au plus, s'il n'est pas déjà dépassé. En ce domaine, il est difficile de faire confiance aux groupe pétroliers et aux pays producteurs, qui ont tendance à surestimer leurs réserves, comme l'a rappelé Eric Laurent. (et ici)
En tous cas, le début de la fin, selon Aspo et ses spécialistes géologues.
"Nous ne manquons pas de pétrole", a reconnu Jan Lars Mueller, directeur de l'ASPO-USA, en réponse à M. Yergin. Mais il n'existe sans doute pas de nouvelle "Arabie" et les grandes compagnies vont jeter leurs dernières forces dans la bataille. L'ère du pétrole de haute qualité, bon marché, aisé à extraire et facile à raffiner est révolue, rappelle M. Mueller. Il faudra plus d'investissement et plus d'énergie pour extraire des matières premières énergétiques vendues toujours plus cher. Les pétroliers devront relever d'autres défis techniques, prendre d'autres risques - politiques et financiers. Et ce sursis qu'ils s'accordent ne fera que rendre plus difficile la résolution de l'équation climatique..."
___La grande crise est devant nous...
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La conséquence d'un forage à hauts risques



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