Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 26 septembre 2013

Grèce: faillite européenne?

Débâcle économique et sociale

__________________________Une excellente émission sur France 3, le 20 de ce mois, qui retrace les origines de la crise grecque et qui démystifie les croyances, les mensonges politiques, les raccourcis et les poncifs médiatiques sur cette véritable faillite européenne.
   Un pays sous le choc, qui connaît une régression accélérée.
S'agit-il vraiment de sauver la Grèce, quand on sait que, dans le plan de sauvetage,  77 % des fonds sont allés à la finance?
  Sauver un euro moribond, voilà l'urgence pour les banques surtout, non pas sauver un pays en état de coma dépassé. où le marché du travail est à l'agonie, ce qui augure mal d'un redressement possible, dans le cercle vicieux de  la paupérisation et de la dépendance.
        Cette situation n'était-elle pas prévisible, du fait de la situation initiale de ce pays, connue, mais soigneusement masquée et de la divergence des économies qui n'a fait que se creuser?
"...A son début, le système de l’Euro a semblé fonctionner, mais l’excédent commercial allemand créait une illusion d’optique en absorbant les déficits des autres pays. Des déficits commerciaux qui, dans le cas de la France, de l’Espagne, de l’Italie et de bien d’autres pays, traduisaient un mouvement profond de désindustrialisation et une perte considérable de compétitivité par rapport à l’industrie allemande, et que la surévaluation de l’Euro a encore accélérée. Loin de converger comme les pères de l’Euro en avaient l’ambition, les économies de la zone ont massivement divergé. La construction même de l’Euro s’est révélée mortifère pour les pays du sud de la zone, et par extension la France, dont les systèmes productifs sont organisés sur un modèle différent du célèbre « modèle allemand », avec des exportations très sensibles aux taux de change. La part de la France dans le marché mondial a ainsi régressé de 5,1% en 2002 à 3,8% aujourd’hui, et la zone Euro dans son ensemble et sur la dernière décennie a subi une croissance bien plus lente que celle des Etats-Unis ou de pays européens n’ayant pas adopté la monnaie unique comme le Royaume-Uni ou la Suède. De sommet de la dernière chance en sommet de la dernière chance, la monnaie unique semble vouée à l’éclatement, et de nombreux économistes ou acteurs financiers l’envisagent ouvertement. Pour éviter une dissolution sauvage, il y aurait potentiellement une perspective : la transformation de l’Euro de monnaie unique en monnaie commune. Ce scénario serait à priori préférable à un éclatement sauvage de la zone Euro et à un retour chaotique aux monnaies nationales..."
           Comme un article du Spiegel le reconnaît, la dissolution de l'euro, tel qu'il s'est mis en place et qu'il fonctionne, construction baroque et artificielle, n'était-elle pas prévisible dès l'origine, la crise grecque n'étant qu'un révélateur de cette tare congénitale?
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1 commentaire:

alfred ledingue a dit…

Une véritable arnaque que l'euro.
Quelle ne fut pas ma surprise cette année lorsque j'ai constaté qu'étant parti il y a presque 20 ans en gagnant quelques 8.000 francs (1.200 euros), je gagnerais environ 1.500 euros aujoud'hui si je decidais de réintégrer mon poste de professeur.
Soit 300 euros de plus sur 20 ans, avec les prix qui ont doublé.

Mon cas est certainement celui de presque tout le monde: Notre pouvoir d'achat n'a pas cessé de baisser depuis le passage à l'euro.