Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 2 mai 2016

Ouf!

 J'ai eu peur pour Carlos
                                    Il n'ira pas finalement à la soupe populaire.
    Il sauve sa (modeste) rémunération.
        Comme d'autres pôvres.
   Heureusement, les  actionnaires sans coeur et  rechigneurs n'ont pas été écoutés
      Après tout, toucher 764 fois le Smic  , ce n'est pas si énorme.   Quand on voit les hausses du smic!.
   Y a pire ailleurs.
    Et il le vaut bien
               Chez VW aussi, il a une justice..
                     Il y aura toujours des mauvaises langues pour dire que l'oligarchie est  cynique (*)
Des jaloux, quoi...
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- (*)  . Il n’a pas dit comme le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, qu’il faisait « l’œuvre de Dieu ». Mais tout paraît indiquer par ses choix et ses comportements qu’il n’est pas loin de le penser. Un tel talent ne saurait se plier à devoir rendre des comptes, encore moins se soumettre à un vote d’assemblée générale.
    C’est donc d’un revers de la main que le conseil d’administration de Renault, puissamment guidé par son PDG, a accueilli l’opposition des actionnaires du constructeur automobile à la rémunération accordée à Carlos Ghosn : ceux-ci venaient de voter à 54 % contre les 7,251 millions d’euros de salaire versés au PDG de Renault, qui viennent s’ajouter aux quelque 8 millions d’euros qui lui sont versés par Nissan. Face à ce vote négatif, une première en France depuis que les actionnaires ont le droit de se prononcer à titre consultatif sur la rémunération des dirigeants, le conseil d’administration n’a eu qu’un mot : « Ce n’est pas aux actionnaires de se prononcer sur la rémunération de ses dirigeants. » Mais à qui alors ? L’actionnaire n’est-il pas celui qui décide, à s’en tenir aux préceptes du libéralisme ?
   À première vue, cette réponse sans appel semble avoir un destinataire unique : l’État, premier actionnaire de Renault. Pour les défenseurs de Carlos Ghosn, ce vote n’est qu’un énième épisode du conflit qui oppose la direction du constructeur automobile à l’État. Depuis des années, Carlos Ghosn ne cesse de se plaindre de cet actionnaire encombrant, de lui dénier la moindre légitimité, de chercher à s’échapper par tous les moyens de cette tutelle, en multipliant les manœuvres et les tactiques pour faire passer Renault en dehors du champ de contrôle étatique, au point de dévitaliser le groupe automobile. Il ne peut voir dans ce vote contre sa rémunération qu’une nouvelle attaque du gouvernement : avec ses 23,4 % de droits de vote, l’État a fait pencher indéniablement la balance lors du vote de cette résolution.
    Même s’il y a un avertissement gouvernemental à destination de Carlos Ghosn dans ce vote, l’opposition à la conduite du PDG de Renault-Nissan est bien plus large. Cela fait des années que le cabinet Proxinvest, mandaté par des actionnaires et des investisseurs financiers, conteste la gestion de Carlos Ghosn en tant que dirigeant à la fois de Renault et Nissan, comme l’opacité qui entoure ses rémunérations. Il a fallu attendre 2011 pour découvrir que le PDG de Renault touchait entre 7 et 10 millions d’euros chez Nissan, ce qui en fait le PDG le mieux payé du Japon. Avec Renault, il touche 15 millions d’euros cette année, ce qui lui permet de figurer parmi les patrons les mieux payés du monde....
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