Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 30 avril 2016

Nouveau maccarthysme?

 L'indignation au banc des accusés
                                                   Quand on veut tuer son chien...
        Serions-nous revenus à la chasse aux sorcières? aux empêcheurs de méga-tricher en rond?
           M. Deltour est accusé des pires maux pour avoir déclaré « avoir du mal à accepter » que le « commun des mortels » ne puisse pas échapper à l’impôt comme les grosses multinationales.
      C'est en effet un délit très grave d'être curieux et surtout révolté par la fuite savamment organisée de sommes pharaoniques envoyées dans les  paradis fiscaux pour échapper au fisc, donc à l'Etat,  à la redistribution publique, donc à nous tous.
    Les lanceurs d'alerte seraient donc de dangereux délinquants... aux yeux d'un fonctionnaire luxembourgeois. Pire, des anticapitalistes.     Rien que ça!
   A vos rangs, fisc!
      Il est vrai que le Luxembourg se présente comme un modèle de vertu paradisiaque en la matière. Le capitalisme se détruit lui-même en jouant la finance spéculative aux dépens de l'investissement productif.
         On se rappelle déjà de l'affaire Clearstream révélée naguère par Denis Robert
  Les lanceurs d'alerte ont décidément mauvaise presse auprès de certaines instances.
                    On comprend pourquoi...
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Au fil du net

*  Dans Tafta, il y a aussi des tribunaux
du diable 

*  Les contradictions de la lutte antiterroriste européenne 


*  EDF: l’énergie du désespoir?


* Il n'y a pas que la bulle étudiante, mais aussi une bulle automobile 


*  Mur du silence sur la glorification de la collaboration nazie en l’Europe de l’Est? 


*  Israël-Palestine:  faux-semblants au Proche-Orient


*  Intérêt réel ou calcul? François Bayrou à l'écoute.


*  Pourquoi les billets en euro sont-ils sans visage humain?


*  Qui veut tuer le service public de l'électricité? 


*  Du nouveau chez Ford?

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- Revue de presse
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vendredi 29 avril 2016

Départ d'un double survivant

                                                                      Martin Gray a quitté le monde des vivants
     
    Après avoir connu plusieurs fois l'enfer, mais aussi d'étonnantes  résurrections.
            Ce miraculé de la vie, au destin hors du commun, est le dernier témoin du ghetto de Varsovie.
                    
      Quand autant de malheurs s'acharnent sur un homme, on reste sans voix devant une telle capacité de résilience.
       
"...Ne pas tomber, ne pas se laisser jeter à terre, jamais", disait mon père.
Nous l'écoutions, nous, ses fils. Et je me souviens de sa main, de ses doigts qui, alors qu'il répétait "ne pas se laisser jeter à terre, jamais", essuyaient les larmes sur ses joues.
Cette volonté de résister, je la lui dois. Grâce à elle j'ai survécu..."


    Au nom de tous les miens en témoigne
      Le film, tiré de son expérience singulière, en laisse une évocation tragique mais pas désespérée.
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La bombe TISA

Qui a entendu parler de TISA?
                                                 Peu de monde,en fait.
      On connaît mieux Tafta, d'inspiration identique, qui suscite tant de réactions négatives, en Allemagne plus qu'en France, même si les négociations restent en partie marquées par une opacité.explicitement exigée.
   Ce n'est pas étonnant. Les discussions devaient rester secrètes pour éviter les vagues devant les enjeux et les conséquences possibles
        Surtout depuis 2014, c'est le black out total sur un sujet  qui est loin d'être anodin.
   C'est une petite grosse bombemême si les oppositions de part et d'autre de l'Atlantique vont croissantes concernant Tafta. Obama fait le pompier...
      Ce devait être tenu secret, mais Le 19 juin 2014, le site Wikileaks rend public l'annexe de l'Accord sur le commerce des services en le publiant sur Internet. La publication du document est accompagnée d'analyses critiquant fortement le projet d'accord sur plusieurs aspects : le déroulement opaque et antidémocratique de la négociation qui devait rester secrète, l'ultralibéralisme du traité qui empêcherait toute régulation de la part des États dans des secteurs relevant jusqu'à présent des services publics, la pression exercée par les membres de la négociation sur les pays économiquement moins puissants (notamment les pays en voie de développement) qui se verraient contraints de rejoindre le traité alors qu'il les défavorise largement, et les conséquences du traité qui risqueraient de reproduire des crises financières comme la crise financière mondiale ayant débuté en 2007.
Les service publics de l’eau, de l’éducation, de la santé, des transports, mais aussi l’échange sans restriction de données. Tout est sur la table du nouvel accord commercial que négocient dans le plus grand secret, les Etats-Unis, l’Union européenne et une vingtaine d’autres Etats depuis deux ans dans les locaux de l’ambassade d’Australie à Genève...
      La mondialisation financière est aussi concernée.
    Les négociateurs veulent mettre en place une totale libéralisation des finances. Un premier vote parlementaire a eu lieu en faveur de cette disposition dans l'ignorance souvent de son véritable contenu et de ses enjeux.
 Nous assistons à un risque de dangereux dynamitage des services publics, que la privatisation a déjà affectés.ici ou là.
     L'AGSC  veut faciliter à outrance l’installation de filiales et autres succursales (les multinationales gèrent leurs cadres au niveau planétaire, sans s’encombrer de visas), une ouverture des appels d’offre (ce qui va à l’encontre de la relocalisation de l’économie), une baisse des droits de douanes (nouvelles pertes pour les budgets nationaux), la libéralisation des marchés financiers (c’est écrit en toutes lettres).     Pour les pro-TISA, les services publics sont des services (économiques) d’intérêt général. Ce tour de passe-passe sémantique permet d’imposer la concurrence entre des acteurs privés : la Poste face à des groupes privés comme TNT par exemple.    L’OMC considère en effet que, lorsqu’il a des acteurs privés dans un secteur (télécommunication, santé, transport, éducation etc…), il ne s’agit plus d’un service public, mais d’un cadre exclusivement marchand. À ce rythme là, même la police pourrait être privatisée puisque la France fait déjà appel à des entreprises de sécurité pour suppléer au manque de policiers. Il y a donc menace d’un dynamitage de la totalité des services publics.
     Un processus qui deviendrait irréversible avec des clauses à effet de cliquet.
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jeudi 28 avril 2016

Enquête à "Ménard-ville" -

Visitez Béziers
                        Ses atouts, son patrimoine...
      Son maire dynamique et innovant.
  L'ancien responsable de Reporters sans Frontières ne cesse de surprendre ses concitoyens zeureux.
    Sauf les toutous de la ville, qui vont être victimes de mesures discriminatoires.
  Le fichage les guette
     Ostraciser les étrangers, passe encore.        Mais les chiens!.. Au lieu de leur créer des centres éducatifs...
      La police scientifique veille. Un projet pour l'analyse génétique de pipis biterrois clandestins sur les murs de la mairie est en cours d'étude.
                       Crotte! alors...
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Chomage: l'heure des leurres?

Des statistiques problématiques
                                               Une aubaine! le chômage baisse un an avant la présidentielle
Ça tombe bien. Mais pour combien de temps, dans ce yo-yo permanent?
             On connait la chanson, qui revient périodiquement
Re-la-ti-vi-sons!
     Il y a tout lieu de penser à un certain et subtil  camouflage dans ce nouvel effet d'annonce.
    Il importe d'être prudent et de chausser ses lunettes critiques.
   Quels sont et que valent les vrais chiffres du chômage?
            Difficile à dire. Même les économistes ne sont pas d'accord. Les chiffres présentés officiellement ne sont que partiellement fiables,  sont loin de rendre compte d'une réalité beaucoup plus complexe et beaucoup plus brouillée que celle qui nous est présentée dans les communiqués, même commentés. On ne compte pas les jeunes non indemnisés, les "vieux" dispensés de recherche d'emploi, les RMistes non inscrits ou encore ceux qui, par lassitude, abandonnent le pointage : un bon million de personnes en plus, selon Fabienne Brutus à une époque. Total estimé : 5 millions de chômeurs en France. 19 % de la population active.
.   Le non emploi ou la précarité généralisée tend à devenir de plus en plus le régime normal, surtout chez nombre de femmes,.
   Si le gouvernement se réjouit de la baisse du chômage, il ne peut guère fanfaronner sur la réduction de la précarité. Le nombre d’inscrits en catégorie B et C a également fait un saut… dans le sens inverse. Ainsi, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie B – et donc ayant travaillé 78 heures ou moins le mois dernier – a augmenté de 13 800 personnes. Pour la catégorie C (plus de 78 heures travaillées dans le mois), la hausse s’élève à 37 500 personnes sur un mois. Soit, les B et C comptés ensemble, 51 300 personnes de plus pour mars 2016. Cette hausse est continue depuis un an...  la pression administrative pour contracter les chiffres du chômage est un marronnier de la politique publique, et ce gouvernement n’échappe pas à cette règle. Après la généralisation des équipes de contrôle fin 2015 – 200 agents y sont désormais dédiés –, Pôle emploi teste depuis janvier 2016 un nouveau dispositif. En Picardie, Guyane, Corse et Franche-Comté, les agences envoient ainsi aux chômeurs en activité réduite un nouveau questionnaire, dans le cadre de « leur projet personnalisé d’accès à l’emploi ». Sans réponse au bout de dix jours, c’est l’avertissement puis la radiation. Le procédé, décrit par la direction comme une manière de mettre à jour les profils et les cessations d’inscriptions, a été dénoncé par plusieurs sections CGT de Pôle emploi...
          Est-ce un virage ou une  stabilisation?
                         Les chiffres du chômage font le yo-yo. Du mieux en novembre 2015, du moins bien en décembre et, finalement, une baisse de 0,8% du nombre de demandeurs d’emploi en janvier 2016. Les chiffres ont été dévoilés ce mercredi par le ministère du Travail. Sur un an, la tendance reste tout de même à la hausse, avec 1,8% de chômeurs en plus.Il est bien trop tôt pour parler d'une inversion de la courbe du chômage. Il s’agit plutôt d'une stabilisation. Et cette embellie du mois de janvier pourrait être trompeuse : la Dares – la direction des statistiques de l'emploi, un organisme indépendant –  indique dans son état des lieux à fin janvier 2016 qu’un nombre important d’inscrits à Pôle Emploi est sorti des statistiques pour défaut d’actualisation. En clair, des données pas à jour qui pourraient fausser partiellement ces bons résultats...
    Ces chiffres claironnés sont parfois le résultat d' obscurs calculs, d' un bazar statistique, dont l'instrumentalisation politique, électoraliste n'est pas absente..
    Il y a bien des raisons conjoncturelles à cette baisse proclamée.
              Si l'on en croit un observateur attentif, les prétendus vrais chiffres chômage, ce serait 7600 chômeurs de moins, mais 323400 radiations.
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mercredi 27 avril 2016

Insolite..

Dans la série on n'arrête pas le progrès...



*  Il y a vraiment le feu au lac.

*  C'est un orfèvre qui parle.


*  On liquide?


*  Le flic et le politique.

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Points du jour

__ Tchernobyl au coeur
                                       On en parle et ou oublie.
                     Nous n'avons guère appris de Tchernobyl et de Fukushima.
          On dira que les technologies étaient d'un autre âge, que le personnel fut défaillant, que les investisseurs furent pour le moins imprudents,    il n'en reste pas moins que, trente ans après, même si la probabilité, dit-on, est plus réduite chez nous, « un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part dans le monde »
   Même si les causes sont différentes.
       Le sarcophage ukrainien n'est qu'un sparadrap d'urgence, nécessaire mais dérisoire.. 50, 100 ans, ce n'est rien...
            Il y a bien un avant et un après Fukushima.
                       «La grammaire du nucléaire est tellement complexe, constate François-Xavier Ménage. Il y a tant de choses que la science ne comprend pas encore et que les ingénieurs ne sont pas capables d’évaluer.»
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__ 1984,  une oeuvre indépassable
                                             IL n'est jamais trop tard pour lire (et relire)  Orwell
                        Un citoyen ordinaire et notre contemporain.
          La propagande et le conditionnement à Océania nous parleront toujours.
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__ Brexit en question:
                                        Le dessous des cartes.
                                                   Un aperçu historique et géopolitique.
                         Une constante de la diplomatie britannique: viser à substituer à l’union douanière originelle des Six une grande zone de libre-échange dont l’hétérogénéité économique en ferait un nain politique.
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__ Feu le modèle allemand?
                                               Il n'est pas question d'absurde  germanophobie, mais de simple politique économique.
                           " Sous leadership de l’Allemagne et de sa politique, l’Europe n’a pas d’avenir"
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mardi 26 avril 2016

Police de la croûte

Tout est bon, nous dit-on
                                              ...Sauf que la malbouffe industrielle répand ses ravages insidieux..
   
      Il ne s'agit pas de faire la police des frigidaires.
      
   Mais de remettre sur le droit chemin les contrevenants.
              
    Sous peine d'explosions.
                         
           Et il n'y a pas que la bidoche...
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Dérives polonaises

La Pologne (m') inquiète
                                       L'histoire de la Pologne n'est pas un long fleuve trauquille.
   Mais aujourd'hui, le cours de la Vistule connaît des remous inhabituels.
        Après un développement certain quoiqu' inégalement réparti, de profondes disparités régionales, des salaires encore bas et une émigration importante, les conservateurs eurosceptiques sont à la barre et bien des questions se posent sur les orientations du nouveau régime en place, qui ne se distingue pas par son ouverture et sa tolérance.
       Les libertés publiques sont dangereusement en danger, comme le signalent des intellectuels, des juristes, des journalistes en place,.malgré les démentis officiels.
     Les institutons sont bridées et sous haute surveillance, même certains héritiers de Solidarnosc.
              Le net repli identitaire n'est pas sans inquiéter ses voisins.
   Le retour à l'ordre moral et traditionaliste, sur fond de catholicisme étroit, est encouragé.
  Sous la direction de Jaroslaw Kaczynski, la dérive autoritaire est manifeste.
     Tandis que l'Europe vacille entre menace de Brexit, crise des réfugiés et attentats terroristes, que la Syrie entre dans sa sixième année de guerre et que l’Ukraine s’enlise dans le conflit avec la Russie, la Pologne a d’autres priorités. Le gouvernement du parti Droit et Justice (PiS), dont sont issus le président Andrzej Duda et la Première ministre Beata Maria Szydło, est tout à la «repolonisation» d’un pays menacé, si l’on en croit ses dirigeants, dans ses racines mêmes, historiques, religieuses et culturelles.
C’est son adhésion même aux valeurs européennes qui est aujourd’hui fragilisée, alors que les membres du PiS répètent à l’envi leur refus d’adhérer aux «diktats» de Bruxelles pour mieux privilégier la souveraineté nationale, même au détriment de la démocratie. Et que le Parlement européen se déclare, dans un texte adopté le 13 avril, «préoccupé par la paralysie du Tribunal constitutionnel polonais, les droits de l’homme et l’État de droit», n’y change rien...
    A la mode hongroise, d'une certaine manière.    Les relations sont tendues avec l'UE.
         L'ultra-droite au pouvoir est-elle le laboratoire du cauchemar européen qui menace?
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lundi 25 avril 2016

Coiffure élyséenne

 Ça décoiffe

                        On promettait des coupes significatives dans le budget élyséen encore surdimensionné.

    Mais là, il y a comme un oubli.

       Les ciseaux de la rigueur ne sont pas passés partout.

                     C'est comme un cheveu dans le potage.

    Ça pose problème, quand la réélection ne tient peut-être qu' à un cheveu.

  La couleur n'arrange rien.  Et il y a Julie...

    Heureusement qu'il y a Closer!
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Points d'histoire

 ____________Kennedy, l'Algérie et la France
         Une face cachée de la guerre d'Algérie.
   Après l'Indochine, Washington change de politque vis à vis de la France, dans le contexte de la Guerre froide et des guerres postcoloniales.
    Selon l'historien Irwin Wall, c'est le danger de l'élection de Kennedy qui, en tant que sénateur, avait dès 1957 pris fermement position contre la politique algérienne de la France, qui condamne de Gaulle à accorder l’indépendance. Si les États-Unis avaient pris fait et cause pour le FLN, les Français n’auraient pas pu continuer la guerre, l’isolement français aurait été complet, et toute coopération avec les États-Unis dans le domaine militaire aurait été impossible. Le Maroc et la Tunisie menacent de faire transiter sur leur sol des armes soviétiques à destination du FLN. En somme, la France risque un isolement diplomatique total, alors même que sur le terrain militaire la guerre est gagnée. Dans son dernier chapitre, “La paix”, l’auteur enfonce le clou en dénonçant le choix fait par de Gaulle de laisser pourrir la situation algérienne en retardant contre toute raison la signature de la paix, cherchant en vain à promouvoir une force musulmane algérienne capable de constituer une alternative au FLN, et se rendant ainsi responsable, à la fois, des excès de l’OAS et du sort des harkis....
         Discours de J.F. Kennedy.

______La géopolitique comme auxiliaire de l'histoire
                                                                            Expression popularisée par Rudyard Kipling, le « Grand jeu » fut, au XIXème siècle, la rivalité pour le contrôle de l’Asie centrale entre l’Angleterre victorienne, installée aux Indes, et la Russie tsariste, en expansion vers le sud et l’est. Cet affrontement, qui prenait la forme d’une lutte d’influence, d’une course à l’exploration ou de tentatives d’alliances avec les principautés ou tribus locales, se déroulait dans les décors somptueux de l’Himalaya, du Pamir, des déserts du Taklamakan ou de Gobi, sur une terre d’une richesse historique incroyable....
Piplineistan
             À la croisée des chemins, au cœur de l’Eurasie, l’Asie centrale a vu la naissance ou le passage des principaux éléments qui ont façonné l’histoire du monde. Les peuples indo-européens en sont partis pour s’installer, par vagues successives, en Europe, en Iran ou en Inde, suivis, deux mille ans plus tard, par les peuples turcs. Les invasions des Huns ou des Mongols furent plus courtes mais bouleversèrent le monde sédentaire de fond en comble. Les plus grands conquérants y sont passés – Cyrus, Alexandre, Gengis Khan, Tamerlan ou Babur, le fondateur des Grands Moghols – mais l’Asie centrale était également terre de culture. Non loin des cavaliers turcs ou mongols, une société raffinée s’est épanouie au fil des siècles et des civilisations prestigieuses et parfois improbables – penser par exemple au royaume gréco-bouddhiste de Ménandre dans l’actuel Pakistan – s’y sont succédées, dont Boukhara, Samarkand ou Lhassa sont les témoins privilégiés. Outre la soie, dont les Romains raffolaient, la Route de ce nom apporta en Occident les découvertes majeures de la civilisation chinoise : poudre, papier, imprimerie. En sens inverse, les grandes religions universelles qui coexistaient le long de cette voie commerciale multimillénaire – le mazdéisme qui y est né, le chamanisme, le manichéisme, le christianisme, l’islam, le bouddhisme et même le judaïsme – prirent le chemin de l’Orient.
      L’invasion mongole fut le chant du cygne des nomades. Les peuples se sédentarisaient, les États modernes se constituaient et bientôt, deux grands empires s’y rencontrèrent. Après avoir mis fin au joug turco-mongol de la Horde d’or, la Russie avait engagé son expansion vers l’est tandis que l’empire maritime britannique avait mis la main sur les Indes et avançait vers le nord. La rencontre eut lieu en Asie centrale et c’est à un Grand jeu subtil et romanesque que se livrèrent les deux puissances sur l’énorme échiquier allant du Caucase « barbare » au Tibet glacé. Appelé « Tournoi des ombres » par les Russes, cet affrontement épique, jamais déclaré, mettait en scène aventuriers, espions ou explorateurs, souvent déguisés en pèlerins autochtones, une boussole dissimulée dans leur moulin à prières bouddhiste ou comptant les mètres grâce aux boules de leurs chapelets ! Car cette rivalité n’a que rarement débouché sur des affrontements armés, même si le souvenir de la désastreuse expédition britannique reste très présent en Afghanistan : des 16 000 sujets de Sa Gracieuse Majesté qui quittèrent Kaboul en janvier 1842, un seul parvint à la frontière, tous les autres ayant été massacrés dans les défilés par les tribus pachtounes – déjà ! Le Grand jeu consistait surtout à nouer d’improbables alliances avec des potentats locaux versatiles qui ne se privaient pas de jouer double jeu, mais aussi à dresser des cartes et à reconnaître des itinéraires dans des régions alors très peu connues, des territoires grandioses et sauvages, au milieu de tribus farouches où être découvert signifiait généralement la mort…

__Les guerres de Bourgogne (1474-1477) - Comment les pâtres suisses ont vaincu Charles le Téméraire.

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dimanche 24 avril 2016

Chapeau la Queen!

 For your Birthday
                                      Faut pas lui faire porter le chapeau...
                                                        Elle n'est responsable de rien...
                                                                                        Surtout à 90 ans. Et toutes ses dents.
       Les ministre passent, la dame de fer trépasse, la dame de bronze, inoxydable, fait de la résistance.
                  La reine de papier (glacé) passe beaucoup de temps chez sa couturière. 
Mais pas toujours.
         Et on dit qu'elle ne fait rien.. Non, elle ne ronronne pas, Mister Cameron!
  _______Une vie (déjà) bien remplie. Toujours présente: Keeping up with the Queen
                          A chaque jour son chapeau, ou presque.
   Elle n'est pas prête de le manger, car condamnée à de la figuration et à l'absence de faux pas  politique...
                             God save..


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samedi 23 avril 2016

Cacophonie européenne

            _____Entre Paris, Berlin,Rome, Madrid et Athènes, ça cacophone dur.
                      On voit même Jean-Claude Juncker apporter un soutien inattendu au refus d’Alexis Tsipras d’accepter les dernières propositions qui lui ont été faites. Celles-ci lui imposeraient de s’engager à de nouvelles restrictions budgétaires franchissant sa dernière ligne rouge, au cas où l’excédent budgétaire de 3,5% ne serait pas atteint en 2008.
                Un début d'humanité  de réalisme? Qui l'eût cru? 
      Ça turbule beaucoup à Berlin.
               Super-Mario dort mal.
      Et si, pour remettre de l'ordre dans le grand bazar monéraire, on mettait un Allemand à la tête de la BCE?
       Et si on faisait une Grossdeutschland avec tous les pays de la zône euro, tant qu'on y est?
         Avec Angela comme  Soft-Kaiserin? 
                    Ça aurait de la gueule! Ordnung, Sicherheit, Sauberkeit, Disziplin!     Deutsche Bank kaput?
                                        Celui qui se fait enfin un peu de souci, mais pas trop, c'est  Sigmar Gabriel, le ministre de l’économie du SPD, qui déclare  lors d’une conférence de presse que « L’Europe souffre en ce moment plutôt du fait que les autres pays en ont ras-le-bol que l’Allemagne pense toujours tout mieux savoir » et qu’elle « parade en donneuse de leçons », plaidant timidement pour une politique européenne d’investissement.
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Au fil du net

* Mieux vaut une  muraille verte  qu'un mur gris
 
* Même le très libéral The Economist dénonce le budget antisocial de Cameron

*  Angela Merkel à genoux? 
    Une carte douteuse

*  Dérives israëliennes

*  Nos données bientôt mieux protégées?

Opacité financière. Pourquoi?

*  Les Clinton en voie de paupérisation

Pourquoi Jeremy Corbyn ne veut pas du Brexit

*  Une survivante de Tchernobyl parle 

*  Faire dérailler le Tafta: c'est le moment 
     Le Libre-échange transatlantique, qui favoriserait surtout les transnationales, fait douter certains patrons. Le libre échange n'a pas que des vertus.. 
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- Revue de presse
Revue de presse internationale
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vendredi 22 avril 2016

Ils ne mourraient pas tous..

 Mais (beaucoup) étaient frappés...

               Comme beaucoup de Français, d'Espagnols, d'Argentins... agriculteurs ou non.

                       Les victimes sont partout.

    On n'est pas sorti de l'auberge...

         Peste soit de Monsanto et autres lobbies de l'agrochimie!
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USA: violence ordinaire

 Balles perdues...
                   Il est une grande absente dans la course vers la Maison Blanche:
                            C'est la question des armes.
      On comprend pourquoi. En faire une analyse critique, c'est se condamner à perdre inévitablement des voix. Trump a fait plusieurs fois l'apologie de l'homme armé, prêt à dégainer. Cela fait partie de son succès dans certains milieux.
     Ce serait aussi passer à côté du soutien financier que la très puissante NRA, lobby majeur,
accorde à ceux qui défendent le Deuxième amendement, la main sur le coeur, ou se refusent à vouloir réformer sur ce sujet. Si Obama a osé naguère fustiger les tueries à répétition favorisées par les armes de guerre diffusées un peu partout, sur un marché peu ou pas réglementé, c'est parce qu'il savait ne pas se représenter.
   Le rapport irrationnel aux armes à feu, au pays de l'oncle Sam, plonge dans une histoire compliquée et est marqué par une violence quasi-fondatrice, qu'entretiennent  las aventures guerrières de la puissance impériale, sur son sol et sur ses fiefs. 
  Le pays, c'est connu, est celui des records en tous genres.
     _______Un certaines presse se nourrit depuis longtemps des "accidents", quasi quotidiennement. Le public en est friand.
   La prison est une industrie, une des plus performantes au monde.
    Il  a plus de prisons que d'écoles.
              Voilà qui aurait laissé songeur Victor Hugo.
   On ne parle pas de toutes les tueries. Une par jour en moyenne. Aujourd'hui encore.
         Les armes représentent une ancienne, étrange et morbide fascination.
                    Le colt fait encore souvent la loi.
  Pas une journée sans un drame
          La NRA défend un droit sacré.
                  Le débat est  sans fin. 
    Un jour peut-être, un homme politique d'exception osera une révolution à l'encontre d'un business si florissant, mais au bilan si sanglant, et d'un système politique si complaisant. Les récentes larmes compassionnelles de B.Obama sont vaines. L'exemple australien est édifiant.
    L'ennemi intime hante la pays, certains Etats plus que d'autres, où le passé n'est pas passé...
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