jeudi 30 septembre 2021

Recherche en perdition.

 Allo labos bobos!

               La recherche dans notre pays est en baisse d'année en année. Ce qui ne manque pas d'inquiéter. Serait-ce au nom de l'absurde principe qu'il vaut mieux trouver que chercher?     Faire des économies se pare parfois de justifications étranges. Oui, nous sommes en déclin, comme le signalent plus d'un spécialiste. Mis à part sans doute le CNRS. C'est notre avenir économique, industriel, médical qui est en question. On vient de le voir à propos des vaccins. 


_____C'est largement confirmé:      "....C’est ce qui ressort des premières données provisoires sur l’année 2020, communiquées par l’Observatoire des sciences et techniques (OST) au Monde, portant sur le volume des publications scientifiques nationales. En 2017, l’Italie était passée devant la France, qui se retrouve désormais à la limite d’être exclue du top 10 par le Canada, l’Espagne et l’Australie, alors qu’elle en était sixième en 2009. « Décrochage rapide depuis quinze ans », écrivaient, pour qualifier la situation française, les auteurs d’un des rapports destinés à nourrir la loi de programmation pour la recherche (LPR), votée fin 2020. Celle-ci était censée stopper l’érosion mais elle a surtout réveillé les contestations d’une communauté scientifique doutant de l’intérêt des réformes structurelles, qui depuis 2005 accompagnent ce décrochage. Même si corrélation n’est pas causalité. Et derrière le flétrissement du prestige français, en termes de publications, de moyens financiers, de salaires, des fractures apparaissent au sein même de la communauté scientifique nationale, entre laboratoires riches et pauvres, vedettes et secondes lignes, titulaires et précaires… signant la fin de l’exception du modèle français dans le paysage mondial. A l’occasion des 10 ans du supplément « Science & médecine », nous avons voulu, pour paraphraser Condorcet, tenter l’esquisse d’un tableau des fractures scientifiques qui traversent le pays des Lumières.   Certes, la France, avec 1 % de la population mondiale et plus de 2,5 % de la production d’articles scientifiques (sur plus de deux millions), « fait partie des pays les plus intensifs en recherche », comme l’indique l’OST dans son dernier rapport. Mais « elle bouge moins vite que le monde », rappelle Frédérique Sachwald, sa directrice. Si bien que sa part ne cesse de décroître et son rang de baisser. Pire, si elle est encore dans les dix pays qui publient le plus, elle n’est que seizième sur un indicateur de qualité élaboré par l’OST qui prend en compte le centile des publications les plus citées, derrière la Belgique, la Suisse ou le Danemark..."                  ____La pénurie est bien là et beaucoup de jeunes chercheurs sont découragés et dissuadés de s'engager. C'est aussi l'indépendance de la recherche qui fait problème, surtout dans certains domaines cruciaux. C'est maintenant bien établi. La recherche se meurt et le déclassement menace. La politique à courte vue dans ce domaine commence à se payer cher... _____________________________

Aucun commentaire: