
Des élites nous ont longtemps prêché la bonne parole, des dogmes officiels et prétendument indépassables en matière d'économie, sortis tout droit de la pensée de Hayek et de ses épigones, qui a fini, pas ses applications reaganiennes et thatcheriennes, par nous mener là où nous sommes.
Une crise qui vient de loin, qui n'est pas que financière, celle-ci étant une conséquence, faisant office d'aspirateur géant ou comparable à un redoutable Minotaure.
__C'est une crise hors norme, comme l'estime James K. Galbraith, qui nous enferme dans une nasse, des contradictions redoutables:

__Il est temps de changer d'économie. Le Minotaure peut être terrassé.
“Nous voulons tordre le cou à l’idée que la crise est la conséquence de dépenses publiques liées à une politique sociale trop dispendieuse. Il s’agit d’une mystification. Ne nous trompons pas de crise. La dette est intégralement provoquée par la spéculation financière. C’est le coût de la crise financière qui nous a mis dedans. Il est donc aberrant de taper sur les politiques sociales. Cette folie sur les cures d’austérité ne va pas nous faire sortir du trou. En 2011, les entreprises du Cac 40 ont distribué 37 milliards d’euros sous forme de dividende. En regard, le coût de la dette publique est de 45 à 48 milliards d’euros..."
__Pourquoi cette glissade vers l'échec? se demande Paul Jorion
Il est nécessaire de remonter assez haut pour comprendre le crise actuelle, de sortir le nez du guidon et de la sidération dans laquelle elle nous plonge.

__YV : On les trouve dans les principaux ingrédients de la seconde phase de l’après-guerre qui a commencé en 1971 et la manière dont ces « ingrédients » ont créé une dynamique de croissance majeure sur la base de ce que Paul Volcker avait décrit, peu de temps après être devenu le président de la Réserve fédérale, comme une « désintégration contrôlée de l’économie mondiale ». Tout a commencé lorsque l’hégémonie américaine d’après-guerre ne pouvait plus trouver son fondement sur un habile recyclage des excédents américains vers l’Europe et l’Asie. Pour quelle raison ? Parce que ces excédents, à la fin des années 1960, s’étaient transformés en déficit ; les célèbres déficits jumeaux (déficit du budget et de la balance commerciale).
Aux alentours de 1971, les autorités américaines ont entrepris un mouvement stratégique audacieux : au lieu de s’attaquer aux déficits jumeaux toujours croissant du pays, les hauts responsables politiques américains ont décidé de faire le contraire : de stimuler ces déficits. Et qui paierait pour eux ? Le reste du monde ! Comment ? Par le biais d’un transfert permanent de capitaux, se ruant sans cesse au dessus des deux grands océans pour financer les déficits jumeaux américains.Les déficits jumeaux de l’économie américaine ont durant des décennies joué le rôle d’un aspirateur géant, absorbant les biens excédentaires et les capitaux du reste du monde. Bien que cet « arrangement » ait été l’incarnation du plus gros déséquilibre imaginable à l’échelle planétaire (selon l’heureuse expression de Paul Volcker), il a néanmoins donné lieu à quelque chose ressemblant à un équilibre mondial : un système international où l’accélération rapide de flux financiers et commerciaux asymétriques fut capable d’apporter un semblant de stabilité et de croissance soutenue..."
___Une crise économique structurelle, aujourd’hui comme en 1930, estime Joseph Stiglitz
Comment en est-on arrivé là et comment sortir du labyrinthe?
Rien n'arrive par hasard. Quand on fait un parallèle avec la crise de 29, on comprend mieux.
La crise de l’euro n'en n'est qu'un aspect et une conséquence.
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- Pour mieux comprendre la crise
- Aux racines de la crise économique mondiale
-Le piège de l'austérité néolibérale
- Derrière l’austérité, la « relance » néolibérale arrive
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- Pour mieux comprendre la crise
- Aux racines de la crise économique mondiale
-Le piège de l'austérité néolibérale
- Derrière l’austérité, la « relance » néolibérale arrive
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