Mais l'esprit de Descartes en perdrait les pédales...
Disons plutôt, comme Fournel: tant que je pédale, je tourne rond.
Car le vélo, régulièrement pratiqué, a le pouvoir de stimuler les sens, une existence moins distraite, d'éliminer les toxines de la pensée.
Certains y voient comme un exercice spirituel .

D'autres y trouvent une source inattendue d'inspiration.
Il y a mille et une raisons de faire du vélo.
_____Le vélo peut être un mode de vie.
Presque une philosophie en action, même en haute intensité, ce qui ne fait pas l'unanimité dans le monde varié des amoureux de le petite reine.
La vélosophie , bien loin de l'esprit des bourreaux du bitume, du vélobusiness, est un état d'esprit, qui peut parfois prendre une forme virale, créant une forme étrange de dépendance...
Chaque cycliste assidu a une relation particulière avec sa bécane, très intime, tissée au cours du temps, souvent depuis l'enfance.
Le vélo revient en force, même là où on ne l'attendait pas ou plus...
Ce n'est pas que pour les bourrins...qui ne voient que la ligne d'arrivée. Même s'il peut mener loin, il n'est pas d'abord de l'ordre du quantitatif, il reste une expérience intime, offrant un contact particulier avec le milieu traversé.

Dans son « corps-à-corps avec le monde alentour », le cycliste
pense. « A tout et à rien. » Existence, plaisir, effort, fatigue,
humilité, simplicité, bonheur, esthétique, santé,
vieillissement, mort, lenteur, plaisir, désir, perception, fuite,
espace, temps, solitude, liberté, grâce, sérénité... Ces réflexions
grandeur nature, philosophie de terrain, parlent aux
enrouleurs de braquet. « Le vélo est une bonne école de la vie. »
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Paru dans Agoravox
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