Au fur et à mesure que le temps passe, de nouvelles informations nous parviennent sur une catastrophe, qui fut à deux doigts de menacer mortellement et durablement toute la population de l'agglomération de Tokyo et au-delà.

L'intérêt de l'énorme rapport, partiellement reproduit, donne une idée de la tragédie qui s'est jouée, des peurs, des hésitations, de la solitude, des paris et finalement du courage de Masao Yoshida, qui a finalement, malgré des risques immenses, réussit à sauver ce qui pouvait l'être. La maladie mortelle l'a rattrapé plus tard, comme d'autres.
Ce témoignage unique, recueilli par Franck Guarnieri et Sébastien Travadel, apporte deux regards essentiels sur la société japonaise. Et, au-delà, sur l’action de l’homme en situation de survie. « Ce sont les humains qui ont, en dernier ressort, la responsabilité d’agir, résument Guarnieri et Travadel. Et c’est de leur engagement et de leur rapport au monde que dépend l’issue de la crise. »
Le choix du site de Fukushima, qui a été longuement et souvent critiqué, même par certains experts japonais, aussi a posteriori par le premier ministre de l'époque, n'a pas fini d'être commenté. Pas seulement au Japon. Les choix et la gestion de Tepco laissent encore rêveur sur le rôle des intérêts à courte vue et du caractère irrationnel et irresponsable de certaines décisions technico- politiques nippones, jugées souvent comme les plus rationnelles qui soient.
Le Japon sur ce point vivait sur un mythe.
Un paradoxe encore à élucider. Pas seulement dans l'intérêt futur du Japon.
Un géologue en colère.
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