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mercredi 17 juin 2015

Grèce: revoir la copie?

 Une semaine décisive?
                                         Il semblerait.
Mais on l'a dit si souvent.
     Peut-on encore se fier aux déclarations officielles faisant suite aux multiples réunions, entre espoir de solutions ou mise en garde, qui tiennent parfois du grotesque?
   Un jeu qui n'est pas sans signification, car il peut déterminer, outre l'avenir les Hellènes, l'orientation des institutions européennes et financières en crise.
   La confusion est à son maximum.
Entre Athènes et la zone euro, on va du bluff au chantage.
             Un situation révélatrice des louvoiements et des ambigüités des partenaires européens.
L'Allemagne elle-même n'affiche plus le même intransigeance bornée que naguère, sentant de plus en plus le risque de rupture et les conséquences qui ne manqueraient pas de la frapper. Merkel et Schäuble semblent ne plus jouer la même partition. Même si une certaine presse dérape, reflétant une sorte de panique. Des lignes de fractures traversent le monde politique germanique et le micro-monde des économistes qui ne sont pas de salon.
       Les créanciers eux-mêmes sont divisés. (*)
 Une  fin de la crise possible? C'est assez douteux. Le problème en cause ne touche pas que la Grèce.
 Les tergiversations peuvent encore durer...Même si on peut penser que des accords secrets ont déjà scellé le proche avenir.
        Pour certains économistes, la Grèce serait plutôt en position de force, ayant assez habilement manoeuvré pour trouver une voie de sortie et imposer ses conditions, qui ont beaucoup évolué.
        Le nouvel économiste négociateur promu par Athènes n'y est sans doute pas pour rien.
 À part ceux qui en Allemagne jouent la politique du pire au nom de leur conception ordolibérale achevée de l’Europe, ils seront tous d’accord sur un point capital : un défaut grec ne signifie pas une sortie de l’euro. Rien n’est d’ailleurs prévu à cet égard dans les Traités, et il va falloir improviser, les discussions commençant à ce sujet. Improviser reste donc le maître mot ! La situation est toutefois renversée : l’enjeu était de savoir comment la Grèce pouvait rembourser sa dette, il est devenu d’estimer quel montant pourra être récupéré ! (P.Jorion)
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(*) La Grèce à bien moins à perdre d’une rupture que les oligarques de Bruxelles, de Paris ou de Berlin. Un échec des négociations entraînerait un défaut, et ce défaut conduirait probablement à une sortie de l’Euro. Le choc serait important pour la Grèce, mais cette dernière retrouverait rapidement le chemin de la croissance. Par contre, la zone Euro n’y résisterait très probablement pas. Dans ces conditions, et mesurant tout ce qui a été investi politiquement et symboliquement dans l’Euro, il est clair que l’hypothèse d’un défaut est bien plus insupportable pour un François Hollande, un Pierre Moscovici, un Matteo Renzi, voire une Angela Merkel que pour Alexis Tsipras._______La Grèce joue d’ailleurs ici avec la Banque Centrale Européenne. Cette dernière est contrainte en un sens de continuer à financer les banques commerciales grecques alors qu’il y a un mécanisme désormais important de retrait des dépôts depuis le mois de février. Mais, ce phénomène joue en réalité dans la main de Tsipras car il peut alors dire que les capitaux qui sortent actuellement de Grèce y reviendraient rapidement en cas d’une sortie de l’Euro et d’une dévaluation massive de la monnaie grecque retrouvée. Ce processus contribue en réalité à sécuriser une partie de l’épargne grecque dans l’optique d’une sortie de l’Euro. C’est pourquoi le gouvernement grec a refusé de mettre en place un contrôle des capitaux._____Si l’on considère la question sous un angle géopolitique il est aussi clair que les Etats-Unis et l’Union européenne ont bien plus à perdre que la Grèce. Une rupture entre la Grèce et l’Eurogroupe jetterait ce pays dans les bras de la Russie. La Grèce s’opposerait à la poursuite des sanctions dès le mois de juillet, et pourrait s’appuyer sur le couple Russie-Chine pour trouver les investissements dont elle a besoin. Les rodomontades des diplomates européens qui, à Bruxelles, promettent de « faire la peau » à la Grèce ou à Chypre si ces pays changeaient de camps ne sont que des rodomontades.
                                           - Des langues commencent à se délier...
                                            - Quand un européiste fait une sortie de route... 
                                             - Faillite grecque programmée.
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mardi 16 juin 2015

A force de pencher...

Va-t-il tomber?
                          Les sondages n'ont qu'une valeur relative et volatile, la masse n'a pas toujours raison et les raisons ne sont pas toujours claires, mais quand plus de  4o% des Français reconnaissent que la politique actuelle penchent trop à droite, c'est qu'il y a un vrai problème, les valeurs de gauche n'étant pas passées totalement aux oubliettes dans le pays.
   Il faut bien reconnaître que les  règles de la finance a gagné le bloc européen, est devenu la loi et les prophètes depuis les orientations Reagan-Thacher et l'adoption des thèses de Hayek-Friedman.
  L'idée même de socialisme semble  dépassée, ringarde, pas seulement en France, même si elle est (encore, rarement, pour la forme) évoquée. L'intérêt général et l'égalité sont passées au second plan, malgré un discours officiel qui les contredit le plus souvent.
 « le Parti socialiste est dans un état comateux » et sur « le plan du rassemblement de la gauche, il n’a pas du tout joué son rôle », plaide pour un sursaut Henri Emmanuelli, quand on l'entendait encore..  Sursaut nécessaire ou retour aux sources? D'autres se libèrent: "Le gouvernement n’a plus rien de socialiste".
Une gauche agenouillée devant la loi des marchés, comme disait JP Chevénement...
    Michel Rocard, plus conformiste, va jusqu'à dire ces temps derniers que les socialistes ne savent plus comment l'être. 
Mais est-ce une question de savoir? Plutôt de tropisme.

   Une identité devenue un casse-tête pour de nombreux membres du parti, souvent réduits au silence, tétanisés ou résignés.
 Le Président, quoi qu'il dise, est, comme les autres, sous la pression des patrons. La politique, mercantile, se fait à la corbeille, comme le regrettait un autre Président.
   Le macronisme en est un des aspects, qui propose aux jeunes, à l'instar de Guizot, d'être millionnaires. Bel idéal républicain pour une jeunesse vouée à la précarité!...
      Même le très conforme Cambadélis se prend à le reconnaitre: "la gauche s'est laissée contaminer"
Le pragmatisme et le réformisme du ¨Premier Ministre, souvent applaudi à droite, suffisent-ils à définir une politique de gauche?
 Contamination passive ou adhésion active, comme à l'époque de Delors-Bérégovoy, qui ont tracé la voie?...
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lundi 15 juin 2015

Vers un nouveau monde?

Hypothèses pour l'avenir 
                                            Il est toujours difficile et périlleux de se projeter dans l'avenir, même lorsqu'on est un bon analyste du présent.
       L'horizon est toujours incertain. Par définition, l'avenir  échappe dans une large mesure, même pour les esprits éclairés. Mais cela n'interdit pas d'anticiper avec prudence, à ses risques et périls, ce qui risque de se produire à court ou à moyen terme, dans les grandes lignes, au vu des évolutions actuelles.
    Sans être prophète, il ne faut pas être grand clerc pour anticiper de profondes bouleversements en Europe, au vu de des impasses actuelles, que la crise n'a fait que révéler. Ou pour pronostiquer des mutations au sein du monde arabe, en ce tournant historique.
    De grandes recompositions se dessinent au niveau mondial, aux contours encore très mal  définis.
     Diagnostiquer ce que pourra être un futur assez proche, dans le cadre d'une crise qui dure, qui n'est pas seulement économique, est aventureux, mais souvent fécond, non pas pour prophétiser à bon compte, pour jouer au devin, mais pour mettre en garde contre certains risques ou pour tracer certains chemins d'espoir et d'action.
      Plusieurs essayistes se risquent à souligner en pointillés ce que demain pourrait être, à partir des tendances fortes des temps présents.
           On pourra ne pas partager toutes les analyses de Hervé Juvin, qui propose quelques perspectives parfois assez peu orthodoxes, dans ce qu'il appelle la mise en marche d'un nouveau monde.
     Un conférence à suivre jusqu'au bout, car d'une grande qualité, à l'opposé d'un certain discours classique et naïf sur la mondialisation heureuse.
    Ce déçu de  l'Europe,  devenue  sans consistance, se propose de lancer un appel à la lucidité  dans notre époque qui bouge, que nous avons tendance à fantasmer, dans un sens ou dans un autre, qui nous effraie ou qui nous enthousiasme.
    L'auteur décrit assez bien, en cherchant les causes, l' homogénéisation du monde, perdant peu à peu ses particularismes.  Ce qu'il constate et déplore de manière quasi ethnologique.
Il note une tendance à l'affaiblissement des solidarités. 
      Les propos dépassionnés sur l'avenir qui s'annonce sont rares parfois intéressés.
Ceux-là on le mérite de prendre un certaine hauteur stimulante, sans prétentions.
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vendredi 5 juin 2015

Pause


Une époque formidable...

  Le vélo et le diplomate
                                        Pas de chance, John!
    Où qu'il aille, Kerry ne part jamais sans son vélo
Dangereux vélo?...
   La Haute-Savoie ne lui a pas porté chance
____Contrairement à la fusée Lance Amstrong
En attendant, ça roule...
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Armez les bébés!
                               Révolvers et fourchettes....
Guérir les armes par les armes?
Comme au Kentucky?
____ Selon quelques fêlés, il faudrait permettre le port d’armes dans les écoles.
Comment guérir l'addiction aux armes? 
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Opération "main propre" sur la santé?
                                                            _Une économie possible de 10 milliards?
"...Une association anti-corruption (Anticor) et une association de médecins indépendants (le Formindep), ainsi que des élus (groupe écologiste européen) ont déclenché une opération « Mains propres sur la santé » pour reprendre le contrôle des politiques de santé et du médicament afin de « faire économiser 10 milliards d’euros par an » à la sécurité sociale et en terminer avec les « conflits d’intérêts .....
....en luttant contre la surconsommation et la surfacturation des médicaments par une meilleure prescription, l’assurance maladie pourrait réaliser au moins 10 milliards d’euros d’économies, c’est-à-dire annuler son déficit chronique, et ce sans dommage pour la santé publique, bien au contraire..."
A suivre...
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Royales rumeurs
                    On trouve tout sur la toile!
Comme sur le Bon Coin...
   My God! Mourir, la Queen? 
Not at all! Elle est inoxydable!
Elle nous enterrera tous.
          No panic! Pas d'affolement!


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   Et si on y allait?                          
                         Sur Mars.
                                       Elucubrations?
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Une vélorution?

Vers un nouvel Homo Cyclopedus?
                                                            Voici venir (enfin) vraie politique du vélo
     Non, ça ne rigole plus.
           Il est temps, plus que temps, de se (re) mettre à tricoter rondement des gambettes.
    Une politique nationale se prépare, pas seulement pour les z'urbains, sans dictature.
Sans guerre.
           Tous en selle!
De 3 à 98 ans.
Engagez-vous! Prenez votre carte. 
    Qui veut voyager sain, ménage ses chevaux (vapeurs).
     C'est la révolution vélorution!
La bagnole, c'est dépassé, cher, polluant et dangereux!
    Kerry montre l'exemple, à 72 ans. Pas si dangereux que ça...
Pas besoin d'être un texan...
   Mais...il ne suffit pas d'en parler...
        L'avenir est au biclou, à l'huile de genoux et/ou au lithium, ou à ça.
Le vélo, c'est la vie.
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jeudi 4 juin 2015

Tafta: enfin la fin?

Bataille (toujours)  en cours
                                            Au bout de dix ans, le Partenariat Transatlantique, semble en voie d'aboutir (*)
    ... Malgré les pressions, les réticences, et les incertitudes toujours présentes, car les enjeux sont énormes.
Mais quand? à quoi? sous quelle forme?
   Le traité transatlantique (Tafta/TTIP) est discuté entre l'Union européenne et les Etats-Unis depuis 2013 (après la Corée, l'Amérique centrale, le Pérou, la Colombie, le Canada, le Japon et l'Asie du Sud-Est).
Ces grandes négociations internationales bilatérales sont menées depuis 2006 tambour battant par la Commission européenne en vertu du monopole en politique commerciale qui lui fut conféré par… le traité de Lisbonne, reprenant une idée du défunt traité constitutionnel. Et c'est peu dire qu'elles suscitent des controverses. La coalition européenne « STOP TTIP » a rassemblé en quelques mois près de deux millions de signatures pour dénoncer la « menace pour la démocratie et l'Etat de droit » que les accords avec les Etats-Unis et le Canada porteraient en germe...
 ...Outre leur ampleur inédite (le traité transatlantique concernerait plus de 800 millions de personnes), ces négociations inquiètent par leur volonté affichée d'entrer dans une « nouvelle phase » de la libéralisation : il n'est plus tant question de réduire les droits de douane que d’aplanir les divergences de normes qui font « obstacle » au « commerce du XXIe siècle »... au risque d'encourager un nivellement par le bas des standards sanitaires, sociaux et environnementaux.
C'est ainsi que le poulet au chlore et le bœuf aux hormones, que les Américains aimeraient voir enfin acceptés sur le sol européen, sont devenus pendant la campagne des européennes de 2014 les épouvantails du traité transatlantique. Affaiblissement des Etats, déni de démocratie, consécration du pouvoir économique et des multinationales : on retrouve les mêmes craintes, tantôt fantasmées, tantôt fondées, chez les pourfendeurs du projet transatlantique que chez les opposants de la Constitution européenne...
   Il est peu probable qu'un référendum ait lieu. Trop risqué.
           C'est la culture de l'ambigüité . Des décisions mi-chèvre mi-chou vont probablement se dégager des discussions qui s'éternisent.
   Faut-il y voir la menace d'un grand bouleversement, aux aspects juridiques (à dessein?) embrouillés.
Est-il encore possible de corriger les textes et d'anticiper les effets?
Des textes parfois peu déchiffables et lourds de périls. 
   La France a une position déterminée sur un aspect important du Traité. Mais sera-t-elle suivie?
Les campagnes d'opposition et de signatures continuent sur fond de discussions âpres qui risquent encore de durer.
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(*) "...  Le socialiste français Emmanuel Maurel est le seul des sociaux-démocrates présents dans cette commission « commerce » à avoir voté contre le rapport : « Il y a trop de formules ambiguës sur le mécanisme d'arbitrage ISDS, trop de reculs par rapport aux lignes rouges que l'on s'était fixés », explique-t-il à Mediapart. Il espère inverser la tendance, au sein de son groupe, d'ici le vote à Strasbourg en juin – ce qui ne sera pas évident, vu les pressions sur ce dossier, devenu emblématique du mandat en cours. L'eurodéputé écolo Yannick Jadot quant à lui « regrette que les sociaux-démocrates aient cédé, pour se ranger derrière le PPE ». « Cette commission s'aligne sur les propositions de Malmström, qui doit être très contente à l'heure actuelle. L'écran de fumée qu'elle a créé avec quelques propositions sur l'ISDS semble porter ses fruits », poursuit l'élu français.___« Les citoyens sont les dindons de la farce, puisqu'ils se sont exprimés à 97 % contre l'ISDS l'an dernier, a réagi, de son côté, l'eurodéputée italienne Tiziana Beghin, membre du Mouvement Cinq Etoiles. Nous sommes au parlement européen mais nous ne représentons personne ! » L'élue fait allusion à cette consultation publique lancée par la commission en 2014, sur le volet précis de l'ISDS, et dont 97 % des réponses apportées exprimaient leur opposition au mécanisme. C'est pour répondre à ces inquiétudes que Cecilia Malmström a présenté, au début des mois, des pistes de réforme....
... Signe qui ne trompe pas, BusinessEurope, le lobby patronal européen, s'est félicité jeudi du signal envoyé par les eurodéputés. « Une dynamique positive est de retour », lit-on dans le communiqué. La fédération européenne des associations de consommateurs parle, elle, d'un « résultat mitigé » : « Nous sommes rassurés que le parlement européen ait fixé des limites claires vis-à-vis de domaines clés pour les consommateurs tels que les services financiers ou la protection des données », explique la BEUC, tout en rappelant son opposition franche à l'ISDS..."
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mercredi 3 juin 2015

Histoire et datation

 Revenir à la chronologie....
                                        ...Est-il (encore) demandé dans les nouveaux futurs programmes.
Comme si on l'avait un jour abandonnée.
      Tout est question d'équilibre. Sans repères chronologiques, sans datation, l'histoire n'a guère de sens, même si on lui donne un rôle secondaire.
Au bon vieux temps du certif' d'autrefois, encore largement inspiré de l'histoire de Lavisse, la mémorisation des sacro-saintes dates étaient fondamentale, parfois presque exclusive.
    Apprendre les dates semblait être le summum de la culture historique, surtout dans l'école primaire, une sorte de sport intellectuel, qui fait encore aujourd'hui l'objet de quiz, 
   Apprendre des dates par coeur a-t-il un intérêt? Connaître 804, sans s'interroger sur l'homme et l'oeuvre réelle de la personne de Charlemagne est-il sensé?
        L’enseignement de l’histoire en France s’est toujours fait dans l’ordre chronologique, du plus ancien au plus récent, même si l'histoire de la longue durée, du temps long, inaugurée par Braudel, l'a plutôt placé à un rang secondaire.
  Bien sûr, se passer de chronologie est un non  sens, mais la datation seule est purement formelle, parfois un peu vaine. Les dates ne sont que des repères, des balises.
        L’histoire s’écrit à partir de faits datés, repérables dans le temps, la question n’est pas de savoir si son enseignement doit se faire dans un ordre chronologique ou non mais de dire quels faits, précisément, doivent être privilégiés et au détriment de quels autres.
                   Les dates ne sont pas neutres. Elles doivent être représentatives d'événements majeurs, de tournants significatifs, et non de faits parfois mythifiés. ou instrumentalisés, dans un roman national naîf ou partisan.
       , « Les grandes dates de l’histoire économique et sociale de la France », publié par la revue Alternatives économiques, s’articule sur les mutations profondes de la société française au cours des mille dernières années.
Si, en collège, l’enseignement de l’histoire a pu, au fil des décennies, s’ouvrir davantage au monde et à des problématiques historiques plus larges, il n’en demeure pas moins que les approches purement politiques et même étroitement institutionnelles dominent toujours largement les programmes, au détriment, entre autres, de l’histoire sociale, notoirement négligée, ce que confirme la liste des « repères historiques » dont la connaissance est exigée en fin de collège : sur 43 dates, 35 relèvent de l’histoire politique, très majoritairement nationale.
Il faudrait donc « rétablir la chronologie », alors que celle-ci n’a jamais cessé de constituer la trame des programmes scolaires ? Le matraquage de la formule dans le débat public cache mal son ambigüité. Si l’on veut bien convenir que le choix des dates et des faits retenus dans les programmes n’est pas neutre, il est alors tout à fait légitime de se demander à quelles préoccupations il obéit. Les thuriféraires de la chronologie perdue – ils n’en font pas mystère – font de l’histoire enseignée, celle du « roman national », le support privilégié d’une morale patriotique, d’une identité collective très artificielle et jamais définie, fondée sur la sujétion des individus à un régime politique paré de toutes les vertus malgré ses tares évidentes. Ici, une chronologie étroitement sélective, loin de la rigueur scientifique qu’elle affiche, fait plutôt obstacle à la connaissance historique, à la compréhension du passé par les élèves.
     Il y a chronologie et chronologie..Eclairante ou aveuglante. L'étude des structures et des temps longs a encore besoin de périodisation, de datation.
  Toute histoire est interprétation et choix, étude sans cesse remise sur le chantier, avec méthode et travail collectif.
       Se passer de chronologie est un non  sens, mais la chronologie seule est un squelette, parfois un exercice de vaine érudition..
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mardi 2 juin 2015

La FIFA,, le Qatar et les USA

 Des frites, du fric et du foot
                                            (Version moderne de Du pain et des jeux)
           Question qui se (re)pose:  le foot est-il foutu?
En tous cas, il est bien vermoulu.
Des langues se délient.
       La grande Eglise fédératrice plus que centenaire est menacée de schisme 
Le pape revient sur son trône comme avant...
Le très tolérant  roi Blatter   reste de marbre, régnant au dessus des Etats.
_______________Les très vertueux USA jouent le scandale.
Pour une fois. 
Mais pourquoi?. 
       Pourquoi les USA s'intéressent-ils à la FIFA?
________Se pose aussi la question: Le Qatar sera-t-il comblé dans son désir désintéressé de reconnaissance internationale tous azimuts?
      En attendant, les chantiers du Mondial  ne sont toujours pas un modèle de droit du travail...
Mais le très éthique pays d'accueil compte sur  la chaleur (50°) de son accueil.
                  Qui disait que le foot n'était pas (aussi) politique
_______
- Aux dernières nouvelles, le roi va abandonner son trône... 
         Sic transeat...
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lundi 1 juin 2015

Il y a dix ans...

Amour déçu
                     Le NON au référendum européen
                                                              Le vote de 2005 a été un choc pour les partisans de l’Union Européenne. Une décennie plus tard, le soutien à l’UE a baissé de plus de 15 points, passant de 67 % à 51 %, selon un sondage de l’Institut CSA en mai 2014. « Le référendum a marqué une coupure. Les gens ont voté, et il y a eu un refus face à la décision du peuple. Un découragement s’est installé », explique Marie-Georges Buffet.
« Le vote de 2005 a cassé la dynamique de la construction européenne », reconnaît Fabien Chevalier, de Sauvons l’Europe. Pour ce partisan du oui, « l’Europe ne montre plus son utilité au quotidien. C’est une histoire d’amour déçu. Les Européens se font concurrence entre eux. On le voit avec le dumping fiscal irlandais, ou les décisions anglaises pour refuser toute avancée dans le domaine social. L’Europe tient le rôle du méchant flic, qui fait respecter les règles adoptées par les Etats. Il ne faut pas s’étonner que les gens ne s’y intéressent plus ».
                     Une belle idée à l'origine, mais une malfaçon dans sa mise en oeuvre a commencé par une fracture,  révélatrice de l'ambigüité du projet.
   La technique envisagée des petits pas se présente comme un échec et une mystification, pour les critiques les plus sévères (ou les plus réalistes).
        La démocratisation d'une nouvelle Europe en chantier parait une impasse et une affaire essentiellement technocratique où les experts prennent le pas sur les peuples, objet de méfiance..A la faveur de la crise, qui a agi comme un révélateur, que reste-t-il de l'Europe, se demandent certains économistes:
" Que reste- t-il de l’idéal européen ? Que sont devenues les espérances des peuples européens ? L’Europe se meurt ! L’Europe est morte ! À la mi- 2013, la situation économique de l’Europe est plus que préoccupante : croissance nulle en 2012 et 2013, taux de chômage de plus de 12 %. L’Europe est incapable de mettre en œuvre tant une stratégie de court terme pour sortir de la dépression qu’une stratégie de long terme pour définir un nouveau sentier de développement, engageant les nécessaires transitions économique,écologique et sociale.     L’euro, la plus belle réussite de l’Union aux dires de ses promoteurs, est fragilisé, menacé par le creusement des disparités dans la zone, par la spéculation financière, par l’absence de solidarité entre les États membres et de stratégie cohérente de sortie de la crise..." 
   Cette Europe là,  sans fédéralisme, ni cohérence, ni projet, ne va pas, à force d'obstination aveugle.
Les mythes d'origine n'ont pas fonctionné.  L'Union européenne est bâtie sur  un déséquilibre mettant en péril une demeure sans fondations solides.
                Déjà Pierre Mendès-France avait critiqué le Traité de Rome.
Plus tard, P. Seguin mit en garde contre les dérives impliquées dans le Traité de Maastricht.
   Les pères fondateurs furent trop impliqués dans des objectifs qui les dépassaient.
L'influence démocrate chrétienne joua un rôle dans l'esprit des institutions initiales et l'aide américaine des origines n'a pas été pour rien dans cette dérive.
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- Un infléchissement nécessaire?
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