Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

jeudi 21 mai 2015

Israël et ses démons

Pays en danger
             Le phénomène de date pas de Gaza.
       Mais les opérations à-bas, que bien des Israëliens ont jugé inutiles, n'ont fait qu'accentuer la tendance: la société israëlienne s'est durcie et le dernier gouvernement ne s'est jamais situé autant à l'extrême droite.
      Bien des Israëliens éclairés le déplorent et parfois en soufrent.  Certains rares organes de presses s'en inquiètent, comme Haaretz.
    Les relations conflictuelles, bien décrites par l'Israëlien Marius Schattner, qui traversent depuis longtemps la société israëlienne, pas seulement Jerusalem, se sont accentuées.
 . D'autres décrivent un véritable racisme qui peut prendre des formes diverses, malgré les démentis ou les critiques purement formelles.des autorités.
    Des dérives récentes, des violences, pas seulement à l'égard des Palestiniens , mais aussi à l'égard des arabes israëliens, des Juifs d'origine ethiopienne, des immigrés...sont signalés et condamnées par des voix trop souvent isolées, parfois menacées dans leur propre pays.
            Jadis marginal, le radicalisme juif a désormais droit de cité. Il est relayé par des formations politiques ultranationalistes qui prêchent la manière forte, comme le Foyer juif, mouvement des colons religieux, ou Israël Beitenou, mouvement du chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman, pour qui les accords d’Oslo avec les Palestiniens sont « une honte ».
Longtemps émanation de la droite libérale, le Likoud est lui-même à présent noyauté par des têtes brûlées. Les sondages montrent une hausse constante de « l’intolérance » de l’opinion israélienne, surtout parmi les nouvelles générations. À Jérusalem, des jeunes filles du mouvement de jeunesse sioniste religieux Bné Akiva, portent sans complexe des tee-shirts à l’effigie du rabbin Méir Kahane, défunt chef historique du Kach, avec ces mots : « Il avait raison ! » 
                On parle beaucoup des Juifs qui rejoignent les colons extrémistes de Cisjordanie, mais moins de ceux qui les critiquent, en dénonçant leurs comportements et les complicités politiques des têtes brûlée au pouvoir, comme Liberman, et Ayeled Shakedet.
    Des tendances extrémistes ségrégationnistes sont là dés la création de l'Etat d'Israël. Ils se renforcent et se diversifient aujourd'hui, même sous leurs formes antisionistes, ultraorthodoxes
  Ils sont beaucoup en Israël à souhaiter le retour d'un nouveau Rabin
        Les Juifs critiques, voire révulsés, pourront-ils contribuer à inverser les tendances mortifères qui affectent leur pays?.
___________________________

mercredi 20 mai 2015

L’Europe des dominos?

 Vers un éclatement?
                                   Ce qui apparaissait inimaginable autrefois devient du domaine du possible, voire du souhaitable pour certains.
  Tout se passe comme si les fondements même de Maastricht s'effritaient peu à peu. L'impuissance des institutions à juguler la crise et les forces centrifuges deviennent de plus en plus évidentes...  
    Le problème est que les textes fondateurs sont gravés dans le marbre et que tout new deal paraît impossible. L'Europe se clive de plus en plus entre nord et sud et les tensions, issues de la crise, semblent exacerber les contradictions et saper les fondements mêmes des institutions imparfaitement réalisées et mal pensées.
   Certains pays et des organismes financiers pensent déjà à l'après Maastricht, anticipant de nouvelles relations sur des bases rénovées, renégociées, dans un esprit où le néolibéralisme et les égoïsmes financiers ne seraient plus la loi et les prophètes, où la monnaie  ne serait plus un frein, mais un moteur. En évitant un éclatement sauvage.
  L' Europe au fédéralisme inatteignable semble se désagréger sous nos yeux sous l'effet d'une crise multiforme.
            Comme le reconnaissent certains., La crise que connaît l’Europe actuellement est une crise à la fois économique et démocratique. La première était prévisible au moins depuis la création de l'euro. La seconde trouve son origine très en amont, dans les choix mêmes des pères fondateurs de l’Europe. Ceux-ci ont fait le choix dès le début de mettre sur pied non une Europe politique mais une Europe technique, supposée devoir générer des solidarités de fait.
C’est ce que l’on a appelé la « méthode des petits pas » de Jean Monnet, qui consistait à imbriquer des secteurs précis de plus en plus nombreux, et à mettre les peuples devant le fait accompli. Une sorte de « fédéralisme furtif » si l'on veut. Il n'y a jamais eu de grande ambition démocratique là derrière, au contraire. Une ponction lente des prérogatives des nations pour les transférer à des échelons supranationaux ne pouvait qu'aboutir à terme à un déficit démocratique. Le choix de la supranationalité plutôt que la coopération traditionnelle entre nations européennes — par la voie simple de la diplomatie classique — portait nombre de problèmes en germe.
Pour ce qui est de la crise économique, on trouve l'une de ses sources principales dans la création de la monnaie unique. Le partage d'une même monnaie par des pays aux structures économiques très différentes, la mise en place d'une monnaie fédérale sans Etat fédéral auquel s'adosser, était voué à l'échec. Au lieu de les faire converger, l'euro a contribué à faire diverger les différentes économies, notamment en imposant aux pays d'Europe du Sud un fonctionnement « à l’allemande » fait de rigueur budgétaire et d'inflation quasi nulle, qui ne leur convient pas...

   Comment peut se dérouler une désagrégation à la fois souhaitée et redoutée? Le cas grec vient à l'esprit, pais ce n'est pas le seul.
  L'ancien ministre de Romano Prodi et Jacques Delors n'avaient pas prévu cette dérive, aveuglés qu'ils étaient par les principes d'un gouvernance purement technique, dans l'esprit de l'internationalisation de la finance des années 70-80, matrice d'une crise majeure.
    C'est cette Europe-là qui ne peut durer en l'état. Son fonctionnement et son indépendance posent problème. Ils constituent une sorte de piège,.même si certains tentent de se rassurer...
Comment éviter une sortie de route?
______________________
 

mardi 19 mai 2015

A quoi servent les économistes?

Pour la diversification
                                       Faut-il dire: L'économie est une science trop sérieuse pour être laissée aux économistes...
Ou: l'économie est une science trop imparfaite, voire une connaissance trop problématique, pour que nous lui fassions  pleine confiance?..
    Cela dépend de son objet, de ses hypothèses, de ses parti-pris, de ses présupposés et de ses ambitions, secrètes ou masquées.
   Si elle a pour projet de donner une vaste synthèse sur les mécanismes de production et d'échanges à l'intérieur d'une société dans son rapport aux autres, de décrypter ses causes et ses effets en se projetant ambitieusement vers l'avenir, il est sûr qu'il faut se montrer particulièrement prudent, malgré l'intérêt que peut présenter l'éclairage particulier qu'elle présente.
    Car l'économie (micro ou macro) n'est pas une science dure, elle n'est qu'une connaissance humaine ou sujet et objet sont inextricablement liés, où l'objectivité pose des problèmes spécifiques et aigus.
   Beaucoup d'économistes le savent bien mais le disent trop peu.
Des débats, trop souvent feutrés ou méconnus, on lieu régulièrement entre eux, au sujet des méthodes et des limites de leur discipline.
    Comme dans le récent échange entre André Orléan et Jean Tirole,  dans le Manifeste pour une économie pluraliste publié cette semaine. Le premier réclame que J.Tirole, éminent représentant de l’économie dite “néoclassique”, qui prône la dérégulation, soit le porte-parole d’un courant parmi d’autres, et pas de toute l'économie. Il réclame un pluralisme opposé à une forme de pensée unique. Un pluralisme qui vient d’être refusé à l’Université
« Historiquement l'économie a toujours été un lieu de débat, ce n’est pas une science exacte et donc les débats ont toujours existé, jusqu'aux années 90, explique André Orléan à Mediapart. La France apportait beaucoup, elle était une terre d'accueil de ce pluralisme et ça s'est arrêté parce que le corpus dominant, celui des néoclassiques, a été de plus en plus dominant. La théorie néoclassique a pris des positions de pouvoir et elle a perdu une espèce d'esprit critique. Les néoclassiques se présentent tout le temps comme les seuls défenseurs de la seule vraie science. Il n'y a plus aucun débat... On ne peut pas faire vivre la recherche de cette manière. Toutes ses forces vont absolument dans le même sens, or la seule vraie force est de dire "méfiez-vous, ce n'est pas parce que vous êtes puissant que vous dites la vérité, ce n’est pas parce que vous avez le prix Nobel que vous dites forcément la vérité". La vérité, c'est l'esprit critique, et on ne peut pas faire un corps scientifique sans cet esprit critique et sans cette humilité. La crise financière a quand même montré au monde quels étaient les dangers d'une pensée unique qui ne s'autocritique pas. Or rien n'a changé ! Les capacités d'autorégulation de ce corps de néoclassiques sont nulles. »
    Ce qui est reproché ici, c'est la quasi exclusivité laissée aux voix néoclassiques, qui sont, ouvertement ou non, instrumentalisées par les gouvernements et les médias, qui, sans le dire, défendent la pensée libérale.
   C'est aussi l'absence de débats sur les résultats et surtout les présupposés, les choix, qui président à la recherche dans ce domaine. Il y a une réelle demande de changement.
            Comme si on avait oublié l'état de désarroi, de déroute même, dans lequel s'étaient  trouvés des économistes bien pensants après le choc de la crise qu'il n'avaient pas vu venir, et qui retournent dans les mêmes ornières, les mêmes errements qu'avant, parfois au service d'un groupe bancaire comme conseillers financiers.
       L'hétérodoxie perd du terrain au profit de la doxa officielle, qu cède au dogmatisme, au conformisme ou à la pusillanimité.
      Comme disait l'économiste Maurice Allais, A toutes les époques de l’histoire, le succès des doctrines économiques a été assuré, non par leur valeur intrinsèque, mais par la puissance des intérêts et des sentiments auxquels elles paraissent favorables... La science économique, comme toutes les sciences, n’échappe pas au dogmatisme, mais le dogmatisme est ici considérablement renforcé par la puissance des intérêts et des idéologies ». [Maurice Allais_ 1968]
                -Krugman fustigeait naguère "la cécité de la profession sur la possibilité de défaillances catastrophiques dans une économie de marché"."Durant l’âge d’or, les économistes financiers en vinrent à croire que les marchés étaient fondamentalement stables - que les actions et autres actifs étaient toujours cotés à leur juste prix"---- M. Greenspan avouait qu’il était dans un état d’ « incrédulité choquée » car « l’ensemble de l’édifice intellectuel » s’était « effondré ». Cet effondrement de l’édifice intellectuel étant aussi un effondrement du monde réel de marchés, le résultat s’est traduit par une grave récession"( P.K.)_
    « Lorsque dans un pays le développement du capital devient un sous-produit de l’activité d’un casino, le travail est susceptible d’être bâclé. », disait Keynes.
________________________________

lundi 18 mai 2015

Chine en marche

 Mutations et périls
                                           A.Peyrefitte avait raison: la Chine s'est bien réveillée et n'a pas fini de poursuivre son ascension fulgurante en matière scientifique, technique et commerciale.
  Elle renoue en quelque sorte avec un passé qui l'avait mise, dans bien des domaines, à la pointe du développement technique..
   On s'interroge encore sur les raisons de sa stagnation passagère et de son retard sur les puissances occidentales. Aujourd'hui, sur la direction qu'elle prend et sur ses mutations en cours..
       Après la semi-colonisation subie et les aléas d'une histoire récente  tourmentée, la voilà aujourd'hui en compétition avec les plus grands et en voie de les dépasser dans un horizon pas si lointain, en se contentant de moins en moins d'être un atelier à bas coût.
   Après avoir beaucoup imité, la voilà en train de devenir une grande puissance innovante, tout en continuant de profiter encore d'un transfert de technologie très habile.
      Depuis plus de dix ans, le défi technologique à marche forcée, brûlant les étapes, nous étonne. et parfois inquiète les traditionnelles grandes puissances.
  Elle les suit et va même les dépasser dans le domaine de la robotisation, mais celle-ci pourrait bien être à terme son tendon d'Achille.
        ... En 2013, la Chine est devenue le plus grand marché mondial pour les robots : 36.560 robots industriels y furent vendus, les trois-quarts étant achetés à l’étranger. En dépit de la crise qui a sévi en Chine — certes d’une autre manière que dans les pays riches —, la vente de robots a progressé de 36%... par an en moyenne entre 2008 et 2013. Et cette tendance vertigineuse n’est pas près de s’inverser.     En 2017, un nouveau robot mis en service sur trois le serait en Chine [soit autant qu’en Europe et aux Amériques (du Nord, latine et centrale) réunies] contre 1 sur 7 en 2012 ! Il s’agit d’un bouleversement structurel dont on peine à mesure l’ampleur tant il est gigantesque et qui, semble-t-il, ne devrait pas connaître de ralentissement dans les années à venir. En effet, la densité de robots (c’est-à-dire le nombre de robots par 10.000 travailleurs) est en Chine (30) bien en-dessous de la moyenne mondiale, sans même parler des pays riches et industrialisés comme l’Allemagne (282), le Japon (323) et dans une moindre mesure les États-Unis (152). Cela en dit long sur la « marge de progression » possible.
Les robots sont en réalité surtout présents dans le secteur automobile....
.... Cependant, les gains de productivité amenés par une telle profusion de machines pourraient conduire à la suppression de nombreux postes de travail. Des millions ! Si l’on dénombre pour chaque robot, un peu plus de 3.300 travailleurs et que l’on s’attend à la mise en marche de 55.000 robots en 2017, ceux-ci devraient rendre superflus quelque 18 millions de travailleurs rien que cette année-là. Sur une décennie et en maintenant le rythme, cela ferait au bas mot 180 millions de travailleurs dépossédés de leur emploi. De quoi sérieusement ternir les perspectives des 9 millions d’étudiants entrant chaque année sur le marché du travail et ébranler la paix sociale...
        Est-ce pour la Chine un cycle infernal qui se met en place, où saura-t-elle anticiper des crises majeures et inventer  des voies nouvelles?
________________

dimanche 17 mai 2015

Un époque formidable...

Merci patron!
                   

     Une mesure qu'il ne faudrait pas trop généraliser
Où loger tout le monde?...
       Dans les lycées?
______________________
Heureusement qu'il y a les Antilles!
                                                            Selfies,promesses et bain de foule

          
C'est l'euphorie: Si vous allez bien, je vais bien ! -

Tout baigne!


 ______________

 Texas en ébullition 
                          La hantise du complot a encore de beaux jours devant elle
_____ Le Texas se sent menacé
     Au début du mois de mars, l’armée fait part de son projet d’effectuer une série de manœuvres baptisée « Jade Helm 15 » dans le sud des Etats-Unis, du 15 juillet au 15 septembre, impliquant notamment les forces spéciales, bérets verts et Navy Seals. Les Etats concernés apparaissent sur une carte, qui ne tarde pas à enclencher la mobilisation d’amateurs de théories du complot. Sur le document en question, le Texas, l’Utah ainsi que le sud de la Californie sont catalogués comme zones « hostiles ». Il n’en faut pas plus aux esprits les moins bien disposés à l’égard du président Barack Obama pour agiter le fantasme de l’imposition de la loi martiale.
____Le délire et la politique peuvent faire bon ménage
                              
_________________________
Perfide Albion
                      Pas gentils, les angliches, avec leur french bashing
Ils se moquent de nous, à l'anglaise

Bien sûr, ils sont parfaits et jamais ridicules...nos lointains cousins.
God save the Queen!
 


_____________________________________________
 Arrête ton char!
                               Ni feux rouges, ni couloirs de bus, ni pistes cyclables... le trafic à Rome posait déjà problème.
     La congestion routière menaçait.

Tom Vanderbilt rappelle que les archéologues ont découvert qu’il existait des déviations et des rues en sens unique à Pompéi. Pendant ce temps, à Rome, « la circulation était si dense que César décréta une interdiction de rouler le jour pour les chariots et les chars, “sauf pour le transport des matériaux de construction destinés aux  temples et aux autres grands travaux publics, ou pour décharger les matériaux de démolition”. » La Rome impériale a-t-elle également envisagé d’abaisser les limitations de vitesse ?
      ____________Fin du dollar roi?
                              Bill Gates mise sur la monnaie chinoise

Bill, le self made man, n'est peut-être pas une grand financier, mais, tout près de ses sous, il a peut-être un peu d'intuition

A suivre...
___________________

Prénom et ségrégation
                                      Bonjour, je m'appelle Malika (Ménard!) et je suis... bretonne
  Invité du Club de la presse d'Europe 1, mercredi 13 mai, Robert Ménard est revenu sur la polémique suscitée par sa petite phrase prononcée la semaine dernière sur France 2. Le maire de Béziers - élu avec le soutien du Front national - avait déclaré qu'il comptait les élèves musulmans dans sa commune en s'appuyant sur leurs prénoms.
   Loupé pour Robert!
__________________________

samedi 16 mai 2015

Au fil du net

*  Hémorragie portugaise
 
*  Mémorial de Guadeloupe: louable, mais contesté

Arctique: pays de rêve?

*  Surtout ne pas s'endormir!(?)

*  Les abeilles et les pesticides

*  Le Vatican reconnaît l' Etat palestinien

*  Examens et montres connectées 

Peut-être que le concept de meilleur film n’existe pas

Le poids exorbitant de la finance est un poison pour l’économie

*  Inégalités devant la mort 
___________
- Photos 
- Presse
_________________________

vendredi 15 mai 2015

De bulle en bulle

Faut-il craindre une nouvelle bulle de grande ampleur?
                                                                     Sûrement, disent certains économistes. Probablement disent d'autres.
      Etant donné l'ampleur de la spéculation, l'instabilité et la déréglementation d'un système financier mondialisé et hypertrophié il est certain que la logique du néo-capitalisme, du gigantisme et des pratiques des banques d'affaires, nous entraînent vers des mico ou macrobulles de plus en plus rapprochées, de plus en plus violentes.
       Selon Hans-Jörg Vetter, le président de la banque allemande LBBW (Landesbank Baden-Württemberg),  «Les risques ne sont plus pris en compte dans les cotations. Et ces investisseurs ne sont pas payés pour les risques qu’ils prennent. Cela s’applique à toutes les classes d’investissements. Les marchés boursiers et obligataires se trouvent maintenant dans la mère des bulles. Cela ne durera pas toujours. Et pas pendant très longtemps. Je ne peux pas dire quand cela va commencer à se déliter, mais à un moment donné, cela va se déliter à nouveau.
Une banque a déjà été sauvée; il sait de quoi il parle : Avec 266 milliards d’euros d’actifs en gestion et 11 000 employés, c’est la plus grande « Landesbank » d’Allemagne dont le siège est à Stuttgart. Vetter a été nommé en 2009 pour ni plus ni moins sauver cette banque qui était en faillite virtuelle et bénéficiera de fonds publics pour assurer son redémarrage dans le cadre d’une nationalisation pure et simple.___Un environnement de taux zéro ne peut que conduire à des prises de risques excessives !          L'histoire de la finance montre que les bulles, grosses ou petites, obéissent à une histoire sans fin : un nouveau choc financier pourrait remettre en question la stabilité des banques centrales elles-mêmes. Contrairement à la situation de 2008-2009, elles seraient incapables de monter une opération de sauvetage.
L'approfondissement de la crise du capitalisme a les implications politiques les plus profondes.
Les cinq dernières années ont vu l'afflux de centaines de milliards de dollars dans les coffres des banques et des spéculateurs, et de l'élite financière bénéficie de leurs activités, pendant que l'appauvrissement de sections toujours plus larges de la population s'est poursuivi sans relâche.

Ces mesures, loin de produire une « reprise économique, » ont ouvert la voie à des désastres qui seront encore plus grands..

                Il y a bulle et bulle
La menace de bulle financière généralisée est annoncée par certains économistes 
     Certains sont très pessimistes: 
                  La Fed est assise sur une bombe à retardement de  191 TRILLION de dollars ( 191 000 milliards ). Ce qui relativise les propos de Mme Janet Yellen speak Gouverner de la FED.

La principale préoccupation pour les marchés était de savoir si la FED  continuerait d'affirmer que son taux directeur restera bas "encore pour un bout de temps" pourrait-elle changer d'avis? Les voici rassurés, la FED continuera de se montrer patiente.    La réalité est que la FED ne peut pas et ne pourra pas augmenter les taux à des "niveaux normaux" à tout moment parce que cela ferait exploser le système financier.   A cela, deux raisons; 

La première est que les États-Unis ont plus de 17 trillon de dollars ( 17 000 milliards) de dette, 106% de son PIB.  Les États-Unis ne pourrons jamais la rembourser! Ce n'est pas qu´une simple vue de l'esprit, tout le monde le sait, les Chinois, les Japonnais et l'union européenne ( L'Allemagne,le Royaume uni, la France) .. Les US Aont recouru à plus de 1 trillon de dollars ( 1000 milliards ) de nouvelles dettes au cours des huit dernières semaines tout simplement parce qu'il n'ont pas l'argent pour rembourser la Dette venant à échéance. Les États-Unis sont maintenant obligés tout simplement d'émettre de nouvelles Dettes pour réunir l'argent pour rembourser l'ancienne. C' est pourquoi la FED a besoin de taux d'intérêt aussi faible que possible ... toute légère hausse des taux signifierait que les États-Unis entreraient rapidement dans une spirale vertigineuse vers la faillite.

En effet, chaque augmentation de 1% des taux d'intérêt moyens renchérirait le service de la Dette entre 150 miliards et 175 milliards de $ de plus en paiements d'intérêt sur la Dette US par an. 

Ainsi, la FED maintien des taux d'intérêt bas, car ils rendent "soutenable" le service de la Dette des Etats-Unis.

     C' est pourquoi la FED continuera sa politique des taux bas et ce encore pour " un temps indéfini"  Cela, en dépit du fait que les taux devraient déjà être nettement plus élevés en fonction de la fameuse  règle de "Taylor " et de l'état de l'économie américaine: 

   C' est un mensonge de prétendre que la FED a un vrai choix en la matière, comme le laisse entendre Mme Yellen. Elle n'en a pas.

     La seconde raison est plus énorme encore. Actuellement, les Banques américaines sont assises sur plus de $236 Trillion( 236 000 milliards) en produits dérivés. Sur ce total, 81% (191 milliards de dollars) sont des paris sur les taux d'intérêt americains!

  Autrement dit, actuellement les banques américaines ont pris des paris sur un montant égal à plus de 110 fois le PIB des États-Unis, rien que sur les taux d'intérêt!

     Devinez quelles sont ces banques? On le devine facilement, les "BIG FIVE"  JP Morgan, Citigroup, Goldman Sachs et Bank of America. En d'autres terme... les "Too Big To fails" ... les mêmes banques que la FED a renflouées depuis le début de la Crise et qui  continue à faire tout ce qu'elle peut, depuis pour les soutenir. 

      Quelles sont les chances dans un avenir certain que la FED releve ses taux de manière significative, au risque de faire sauter ces entreprises? En vérité, on l'imagine aisément , proche de zéro. La vérité ,c' est qu'une bulle gigantesque  de plusieurs centaines de Trillion de Dollars de Dette sur les produits dérivés  (en réalité près de  200 ) menace l'économie mondiale!

    Quand elle explosera, peu importe  ce que dit ou fait, ou fera, la FED... Ça sera sanglant.
                  Même si rien n'est jamais certain, tout se passe comme si les conditions d'une bulle massive se trouvaient réunies.
L'importance prise par les taux très bas ou même négatifs n'est pas de bonne augure...
___ Le poids exorbitant de la finance est un poison pour l’économie
_____________________


jeudi 14 mai 2015

Point d'histoire

12 mai 1962,
                        Une tragédie: l'abandon des Harkis
Une mémoire encore meurtrie.
                                                        "... Qui connaît la date du 12 mai 1962 marquant l'abandon des Harkis  en Algérie après les accords d'Evian du 18 mars 1962 et le cessez le feu du 19 mars aboutissant à l'indépendance de l'Algérie?
    Les Harkis sont des supplétifs engagés pour diverses raisons aux côtés des soldats de l'armée française dans la lutte contre les mouvements indépendantistes algériens, essentiellement le FLN dont l'armée l'ALN combattait dans les maquis. 
  Après les accords d'Evian, ces malheureux supplétifs, pris dans la tourmente de la guerre d'Algérie, furent désarmés et renvoyés dans leurs foyers. Mais très tôt, et sans aucune forme de procès, des massacres de Harkis ou supposés ont débuté et les représailles contre leurs familles se pratiquèrent avec tortures et actes de barbarie que rien ne justifiait. 
  Tout indique que la plupart de ces exactions furent commises par des "combattants" de la dernière heure suivis par des foules excitées et déchaînées. Cette anarchie et cette haine auraient aussi été provoquées par les attentats aveugles de groupes de l'OAS  décidés à pratiquer la politique de la terre brûlée. Mais pour de nombreux pieds noirs, l'OAS était composée de groupes d'auto défense qui les protégeaient d'un plus grand massacre. 
 Quant aux chefs du FLN, ils étaient plus préoccupés par une lutte fratricide qui allait faire des centaines de morts dans leurs rangs pour s'accaparer le pouvoir, négligeant ainsi les accords d'Evian. 
   Ces derniers prévoyaient pourtant que nul ne serait inquiété pour ses engagements antérieurs à la date de ces accords entre les belligérants. 
  Devant la pagaille régnante et les assassinats perpétrés contre eux, les Harkis demandèrent la protection de l'armée française, mais celle-ci obéissant aux ordres est restée dans ses casernes. Seuls des officiers courageux passant outre les ordres reçus vont tenter de sauver ces hommes, qui ont toujours servi avec fidélité sous leurs commandements, afin de les rapatrier vers la métropole. 

Pourquoi le 12 mai marque-t-il l'abandon des Harkis?
Cette date correspond au télégramme envoyé par le Ministre de la guerre, Pierre MESMER, donnant des instructions confidentielles de ne pas permettre aux Harkis de rejoindre la métropole. Ces recommandations avaient l'aval du gouvernement et elles dataient du 12 mai 1962. 
Ces consignes démontrent clairement la volonté d'abandon de ces supplétifs de l'armée française après, ne l'oublions pas, qu'ils furent désarmés. 

   Cette correspondance sera suivie par une autre, celle du Ministre d'Etat chargé des affaires algériennes, Louis JOXE, qui avait adressé à Christian FOUCHET, Haut-commissaire en Algérie, le télégramme suivant :
   N 125/IGAA - 16 mai 1962 /Ultra Secret/Strict. Confidentiel.
Ministre Etat Louis Joxe demande à Haut Commissaire rappeler que toutes initiatives individuelles tendant à installation métropole Français Musulmans sont strictement interdites. En aviser urgence tous chefs S.A.S. et commandants d'unités. " 
Signé : Louis JOXE.
    Suite à ces décisions, des Harkis arrivés en France furent renvoyés en Algérie, d'autres qui se trouvaient dans des bateaux furent débarqués et certains arrêtés sur le quai par des hommes armés. On ne peut que deviner leur sort. Quelle tragédie!
     Voilà ce qu'écrit sur cet abandon l'écrivaine Zahia Rahmani, fille de Harki, dans son livre d'une grande force intellectuelle et qui porte en titre le nom de son père, «Moze» (3):
« La métropole pouvait dormir. Oublier cette chose nationale,ce département qu'on voulait à soi mais sans ses militaires qui n'agissent jamais en républicains, sans ses pieds noirs à l'accent honteux, sans ces harkis dont il faudrait dire l'existence. Dormir, tirer un trait. La guerre est finie! Enfin, à l'arrière tous. Oublier ces lépreux qui tendent la main. C'est traîtres. Ces suppôts de l'OAS! 
..Quitter l'Algérie était dorénavant interdit aux seuls harkis."
                Les conditions d'accueil des rescapés:
 Les harkis et leurs familles qui purent échapper aux représailles arrivèrent en France où pratiquement rien n'était prévu pour leur accueil. 
  Transportés souvent de nuit dans des camions de l'armée, ils furent parqués dans des camps de fortunes aménagés au dernier moment, souvent dans des hangars ou sous des tentes militaires, dans le froid et dans une promiscuité inimaginable. 
  Comble de l'ironie, certains de ces lieux, comme Rivesaltes, servirent de centres de détention de militants du FLN qui venaient d'ailleurs tout juste d'en sortir avant l'arrivée des Harkis!
  Pour ajouter à cette humiliation, on obligea tous les Français musulmans rapatriés à une démarche administrative auprès du juge d'instance en vue de se faire reconnaître la nationalité française, ce que l'on ne demandera pas aux rapatriés de type européen. 
  C'est ainsi que même le Bachaga Boualam pourtant commandant de l'armée, distingué de la légion d'honneur à titre militaire, député et vice président de l'Assemblée Nationale jusqu'en juillet 1962, dut se prêter à cette formalité d'obtention de la nationalité française et on lui réclama même de payer un timbre fiscal à l'administration. 
  C'est pour toutes ces raisons qu'aujourd'hui et depuis plusieurs années, les associations harkies se battent pour réclamer à l'Etat français de reconnaître sa responsabilité dans l'abandon, le massacre et les conditions d'accueil des Harkis. 
  Ce n'est pas un acte de repentance qui est demandé mais bien la reconnaissance d'une responsabilité qui est un fait historique indiscutable. 
  En 2001, le Président Chirac a décidé d'une journée d'hommage national à ces supplétifs fixée au 25 septembre qu'il organisa à l'Hôtel des Invalides où une plaque commémorative fut posée. 
  En 2007, M. Sarkozy alors candidat à la présidence fera une déclaration (le 31 mars) jamais appliquée :
« Si je suis élu président de la république, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis en 1962, et je le veux afin que l’oubli ne les assassine pas une deuxième fois ». 
  En 2012, M. Hollande pendant sa campagne pour la présidence de la République écrira (le 5 avril) :
« Si le peuple français m’accorde sa confiance, je m’engage à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil des familles transférées dans des camps en France ». 
Les Harkis survivants et leurs familles attendent toujours la réalisation de cette promesse. 
Beaucoup reconnaissent tardivement que ces horribles massacres ont saigné à jamais l'Algérie indépendante et qu'elle en garde les séquelles jusqu'à aujourd'hui et que la responsabilité des autorités française reste très lourde. 
   Pour terminer, les chiffres que l'on donne habituellement, à défaut d'une commission d'enquête internationale indépendante qui pourrait enquêter sur ce terrible drame, sont de près de 150 000 morts Harkis et assimilés comme l'indique un document de l'Etat Major/ Service Historique d'avril 1977. 

Extrait d'un document du service historique de l'armée de terre, avril 1977.Extrait d'un document du service historique de l'armée de terre, avril 197

___[_Merci à Mediapart ]___
                                           Pour approfondissement:  Qui est responsable ? __-Harki (Wikipedia)____ Les oubliés; Monharki.fr_____ Qui étaient-ils?____ L'histoire oubliée.
______________________________

mercredi 13 mai 2015

C'est (encore) Cameron

 He won! 
                Il a gagné! Les travaillistes sont  laminés...
 Bonne nouvelle: les sondages ont eu tout faux.
      Cameron donc, homme de génie, ou d'engineering social, inventeur du contrat zéro heure, par exemple, l'a emporté. 
  Le champion du darwinisme social, partisan de la big society, continuera à aller de l'avant, non sans brutalité, sous ses aspects de gentleman...
 Ce n'est pas une bonne nouvelle ni pour nous, ni pour l'Europe.  Sarkozy s'est empressé d'applaudir..
  Le référendum promis aboutira-t-il à un divorce à l'anglaise, même si les milieux d'affaires ont trop à  perdre d'un isolationnisme? Business first!
Eurosceptique modéré, Cameron l'a bien compris.Sans trop s'engager.
       C'est le triomphe de David au Royaume Désuni, celui du Desunion Jack
Il est certain que les  plus pauvres n'ont pas apprécié. Certains regrettent peut-être la reine Victoria.
  Car pauvreté et précarité ont été multiplié par sept en deux ans.
La  révolution  tatchérienne continue à produire ses effets. La pensée de Hayek et de Milton Friedman  continue à faire des petits.
              On ne touchera évidemment pas à la City, qui fait une bonne partie de la fortune du pays, constituant un empire dans le royaume:
               Cette domination de la City est ahurissante, même par rapport aux années 1980. A cet égard, Margaret Thatcher fait pâle figure comparée à Blair, Brown et Cameron. La gauche anglaise est confrontée à un vrai problème, car ces institutions financières ont acquis un pouvoir phénoménal. Elles sont devenues presque inattaquables. Il faut donc faire un choix : les ménager ou les combattre. Et jusqu'à présent la gauche s'est refusée à choisir. La fameuse troisième voie de Blair était une maniére d'éluder ces choix.
Comme le souligne P. Jorion
   Au-delà des conditions qui entourent ce soi-disant miracle économique, il est un autre facteur volontairement ignoré par le monde politique, celui de la prédation exercée par ces pays sur le reste de l’Europe. Au Royaume-Uni, la City est l’une des toutes premières places financières mondiales, elle capte un nombre important des transactions financières dans l’Union européenne, on n’est pas seulement dans un modèle de paradis fiscal façon luxembourgeoise, c’est la financiarisation de l’économie qui se construit au Royaume-Uni. La City représente plus de 6 % des emplois directs en Grande Bretagne auquel il faut probablement ajouter de nombreux emplois indirects. Dans un autre domaine, celui du marketing, de la communication et des nouveaux concepts commerciaux, la Grande-Bretagne occupe aussi une place de choix au détriment de la plupart des autres pays européens : c’est elle qui donne le la en matière de concept de vente et de marketing.
             Mais l'ivresse bancaire pourrait menacer ce beau système.
_____________________

lundi 11 mai 2015

Débordé!

   No panic!
                 On a beau dire qu'on a du temps, on ne peut s'empêcher de se plaindre souvent de ne pas maîtriser le cours des choses.
  Nous entretenons d'étranges rapports avec un temps que nous avons tendance à extérioriser, alors qu'il n'est qu'une partie intime de notre propre personne. Le temps est essentiellement le flux de nos états de conscience. Il est un certain état du rapport de nous à nous-mêmes.
  Il est de moins en moins vécu sereinement, comme l'écoulement normal d'une vie qui se sait mortelle
  Les rapports sociaux de notre époque et les technologies qui nous bousculent, happant notre disponibilité, engendrent une sorte de fièvre existentielle. A l'affût du dernier mail sur notre i-phone, sollicités par la réunionite dont l'utilité est souvent discutable, fascinés par les dernières technologies, nous vivons montre en main et nous en oublions de prendre le temps de ne rien faire, de goûter le temps.
    La fuite existentielle de nous-même est telle que nous pensons n'avoir que peu de prise sur notre vie.
Même les retraités, sollicités de toute part, disent être débordés. C'est  très relatif.
      Un journaliste dit et conseille à sa manière:
             Se ménager du temps pour l’inaction, ce n’est pas seulement s’accorder des vacances, se laisser aller ou céder à la paresse. Le cerveau a autant besoin d’oisiveté que le corps de vitamine D. Sans elle, nous souffrons d’une maladie mentale aussi invalidante que le rachitisme. L’espace et la paix qu’elle procure sont indispensables pour prendre de la hauteur et voir la vie dans son ensemble, trouver des liens surprenants entre les choses et attendre ces éclairs dans un ciel d’été que sont les inspirations. C’est un paradoxe, mais sans oisiveté, rien ne se fait...
     Je me réserve du temps pour ne rien faire, et c’est un luxe plus qu’une vertu. Mais entre le temps et l’argent, j’ai choisi le temps, et ceci en toute conscience. Car j’ai toujours été persuadé que ce que j’avais de mieux à faire de mon passage sur cette terre, c’était de profiter des gens que j’aime. Il n’est pas impossible que sur mon lit de mort, je regrette de ne pas avoir travaillé un peu plus, de ne pas avoir dit tout ce que j’avais à dire. Mais je pense que ce que je regretterai surtout, c’est de ne pas avoir pris une dernière bière avec Chris, refait le monde avec Megan ou ri avec Boyd une dernière fois.  La vie est trop courte pour être débordée. »
     Savoir lâcher prise est le seul moyen de prendre une distance rassérénée face à nos occupations et nos projets qui nous bousculent.
Relativiser la vitesse, qui est, d'une certaine manière, dépassée.
Nos sociétés sont malades d'une vitesse qui tue ou qui déprime.
     Soumis à la dictature de l'urgence, nous en oublions de vivre.
Lâcher prise de temps en temps, même pour une sieste réparatrice.
     Le zen peut nous apprendre beaucoup. 
__________________