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jeudi 8 mars 2018

Les Vikings (suite)

Monde très méconnu
                             Nous restons fascinés  par les Vikings   et le récit de leurs exploits, écrit l’historien. Nous nous les représentons comme de féroces barbares coiffés de casques à cornes, brandissant des épées étincelantes et des haches tranchantes. » Alors même que les emblématiques casques ornés de cornes des Vikings n’ont jamais existé…
                 Pour l’auteur, la réputation des Vikings, au Moyen Âge comme actuellement, est en effet « liée aux conceptions religieuses et à la formation théologique des auteurs des textes qui sont parvenus jusqu’à nous ». Les Vikings avaient certes « une propension à attaquer les monastères et les églises qui constituaient des cibles faciles, sans défense, le plus souvent épargnées par les armées chrétiennes. Comme les moines et les clercs avaient le quasi-monopole de l’écrit pendant le haut Moyen Âge, les chroniques et les autres textes qui nous sont parvenus défendent leur point de vue ». Et les Vikings y ont gagné une réputation détestable : celle d’un « peuple infâme » et d’une « race corrompue ».d
     Même si, comme le souligne Alban Gautier, professeur d’histoire médiévale qui assure la préface du livre, « les Vikings n’étaient pas un peuple », puisque « l’univers des Vikings était marqué par une grande diversité tant culturelle que religieuse » et qu’il n’était pas nécessaire que du sang scandinave coule dans ses veines pour appartenir à ce groupe. À rebours de ce que pensent certains adeptes néopaïens et contemporains des Vikings. L’un des plus grands rois vikings, Cnut le Grand, qui bâtit un empire en mer du Nord entre 1015 et 1035, était ainsi aux trois quarts slave…
      Mais la violence, écrit l’auteur, « continue à passionner la société moderne et les Vikings sont devenus emblématiques de ses formes les plus atroces et les plus insensées ».L’incarnation la plus fantasmée de cette cruauté viking aurait consisté en l’habitude de la torture dite de l'« aigle de sang », dont l’auteur rappelle pourtant que l’imaginaire provient d’une mauvaise compréhension et traduction de la poésie scaldique.
    En dépit de tout cela, la réputation sanglante de ces « super héros du Nord » et de ces « histoires de tortures horribles imprégnées de paganisme », sensationnelles et palpitantes, a « annihilé notre sens critique habituel, y compris celui de nombreux historiens. Même des auteurs ayant accès à des sources de connaissance fiables continuent à raconter ces histoires considérées comme un fatras d’erreurs ».
    L’auteur considère que, replacée dans son contexte historique, « leur violence n’était pas pire que celle des autres », par exemple comparée à un Charlemagne (sacré empereur en 800) dont les armées ont tué et ravagé à plus grande échelle que les Vikings. Le mode d’action des Vikings, consistant à remonter les fleuves à l’aide de bateaux rapides, catalysait l’effet de sidération et de terreur provoqué par ces hommes en armes. En effet, si les peuples d’Europe n’ignoraient pas la violence aveugle dans une époque très tourmentée, lorsque l’ennemi progressait par voie de terre, la rumeur se répandait rapidement et permettait à beaucoup de s’échapper…
     Pour à la fois contrer cette image noire et aller au-delà des imaginaires stéréotypés entourant le temps des Vikings, Anders Winroth fait le point sur un savoir fragmenté, marqué par des vides et des incertitudes, qui a pu catalyser le recouvrement d’une réalité difficile à cerner par un imaginaire puissant et souvent erroné.

      Il utilise pour cela les résultats de fouilles archéologiques inédites, notamment dans les « tombes à navire », puisqu’on trouve dans les campagnes scandinaves des milliers de « navires de pierres » en forme de vaisseaux emmenant les morts dans l’Au-delà et que nombre de Scandinaves, non seulement des guerriers vikings mais aussi des paysans lambda, étaient inhumés « dans une sorte de bateau ou au moins accompagnés par un navire symbolique ».Mais Winroth s’intéresse tout particulièrement aux inscriptions runiques et aux strophes scaldiques, ces compositions élaborées dont les poètes islandais firent la renommée....
..O« recycle toujours les mêmes mythes, mais certaines de ces histoires les plus passionnantes sur les Vikings ne sont que rarement, voire jamais racontées ». Si tout n’est pas passionnant de bout en bout dans cet ouvrage, son grand mérite est de trancher les controverses sur les motifs qui ont poussé les Vikings, pendant trois siècles, à parcourir les mers et les fleuves pour piller, rançonner, coloniser et conquérir une géographie lointaine, allant des mondes arabes jusqu’au-delà du Groenland.
Représentation des Vikings datant du XIIe siècle : les Danois sur le point d'envahir l'Angleterre.Représentation des Vikings datant du XIIe siècle : les Danois sur le point d'envahir l'Angleterre.
Winroth ne cherche pas ces raisons dans les explications mécaniques parfois avancées, allant du changement climatique à la pression démographique en passant par un prétendu « caractère guerrier » des peuples du Nord. Son explication est de nature sociopolitique. Comme le résume Alban Gautier : « Afin d’affermir un pouvoir foncièrement instable, les chefs scandinaves du haut Moyen Âge recrutaient des bandes armées qu’il leur fallait récompenser par des présents prestigieux ; en échange, les guerriers fidèles à leur chef se battraient pour lui. (…) L’explication principale du phénomène viking se trouverait donc à la croisée d’une stratégie politique, d’une pratique sociale et d’une éthique guerrière, toutes fondées sur le principe du don et du contre-don. »
     Winroth fait donc le pari que, pour comprendre les Vikings qui sont partis et que l’Europe a vu déferler sur ses terres, il faut d’abord connaître ceux qui sont restés et les sociétés auxquelles les guerriers étaient adossés. En effet, « les raids des Vikings avaient lieu à petite échelle, et étaient le plus souvent le fait d’hommes jeunes qui possédaient peu de propriétés foncières, voire aucune, et n’étaient généralement pas mariés ».
L’historien cherche donc moins à comprendre le « temps des Vikings » depuis le champ de bataille que depuis la « maison-halle » où le chef abreuvait ses hommes et les éblouissait par sa richesse et les produits exotiques qu’il avait pu ramener. « Tout commençait, explique-t-il, avec les grandes fêtes données dans les maisons-halles des chefs de guerre du Nord » qui constituent les plus grands bâtiments de l’Europe septentrionale au Moyen Âge.
Attaque viking, image de 1100, faite dans l'abbaye de Saint-Aubin.Attaque viking, image de 1100, faite dans l'abbaye de Saint-Aubin.
Dans cette maison-halle, le chef prononçait des discours, parce qu’un « bon chef n’avait pas seulement besoin d’être généreux et victorieux à la guerre mais devait être éloquent et prononcer des paroles qui allaient droit au cœur ». Il s’agissait aussi d’un « espace sacré où le chef procédait à des rituels religieux ».
    Le chapitre que Winroth consacre à la religion est l’un des plus intéressants de l’ouvrage. On y découvre ou redécouvre, même si les fouilles « ne nous apprennent pas grand-chose de la religion vécue », la complexité de l’imaginaire spirituel et mythologique des Vikings, notamment la lutte du dieu Thor avec le serpent de Midgard, qui se tenait enroulé autour du monde et était censé le maintenir en place. Le jour où il lâcherait, le monde se fragmenterait et disparaîtrait, dans le cadre d’une religion largement apocalyptique, où la fin du monde s’appelle le Ragnarök et consiste en un grand incendie après lequel un monde meilleur peut surgir.
    On y voit aussi la façon dont le christianisme a, peu à peu, remplacé la vieille religion païenne en Scandinavie, parfois en se superposant à elle. Winroth prend ainsi l’exemple très parlant d’un moule en stéatite, trouvé dans le nord du Jutland au Danemark, qui donne une image de la manière dont le christianisme a lentement pénétré la culture scandinave sans immédiatement éliminer les anciennes religions. L’artisan qui possédait ce moule, pouvait en effet, au choix, couler « une croix chrétienne ou le marteau de Thor », voire les deux en même temps…
    Cette conversion des mondes vikings au christianisme fut moins le fait de missionnaires« que des besoins et objectifs des chefs et rois scandinaves ». La religion chrétienne fut en effet utilisée comme un « outil de construction des communautés au sein de leur économie politique ».
     C’est en effet au moment où les chefs vikings à l’onomastique devenue légendaire, d’Erik le Rouge à Harald à la dent bleue, sont remplacés par des rois scandinaves que la religion catholique s’impose vraiment. « L’Église joua un rôle de premier plan dans ce processus, fournissant son savoir-faire en matière d’éducation et d’administration, en plus d’une idéologie qui considérait que les rois régnaient, avec l’approbation de Dieu, depuis le sommet d’une hiérarchie bureaucratique. »
   Avec cette transformation de la structure sociopolitique des territoires vikings en royaumes médiévaux, c’est toute la société scandinave qui se modifia, jusqu’à son expression poétique. Le vers scaldique était ainsi entièrement muet sur l’amour romantique, dont les idées ne se propagent dans la poésie scandinave qu’au XIIe siècle. « Dans ce domaine aussi, la Scandinavie rejoint progressivement l’Europe », conclut l’auteur. [Mediapart]
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samedi 5 octobre 2024

Ces grands voyageurs

Et commerçants- explorateurs hors pair

        C'est la fin des légendes concernant ces peuples venus du Nord pour répandre la terreur sur nos terre d'Occident, selon les images d'Epinal de mon enfance. On sait maintenant qu'ils avaient des capacités de se projeter loin de leurs côtes froides, de leur zônes d'origine, pour pratiquer  un commerce étonnamment riche et diversifié et en développement des formes d'art originales. On n'est pas encore au bout de nos surprises. "...Leur motivation était, une fois la précieuse marchandise récupérée, d'étendre leur commerce. Selon les chercheurs, le réseau commercial d'ivoire des Vikings comprenait non seulement l'Europe et le Moyen-Orient, mais probablement aussi l'Asie de l'Est. Ces résultats sont intrigants car ils élargissent considérablement l'éventail autrefois supposé des activités de récolte d'ivoire, «et confirment les preuves archéologiques d'interactions avec les Inuits de Thulé»....

             Si l'on se penche sur les études récentes d'un des meilleurs spécialistes de la question, faites de recherches savantes et de questions prudentes, Regis Royer, on apprend vite que:

   LesVikings ne sont pas un peuple unique et ont connu, pour ce qu'on en sait, une civilisation riche et une histoire compliquée, mais passionnante, aux incursions maritimes et fluviales multiples et parfois étonnantes.
  Notamment en Grande-Bretagne et en Normandie.
  Pour les Vikings de l'Est, on signale des avancées en profondeur jusqu'à Samarcande.
  L'occupation assez longue en l'Islande est connue et celle qui affecte le Groenland continue à poser maints problèmes, comme les causes de leur disparition. On peut trouver ici des éléments permettant de mieux situer le problème, à la lumière des travaux de Jared Diamond.
   Le cas d'une occupation sans doute limitée à Terre-Neuve est encore en discussion. .."      
    ______   Nous restons fascinés  par les Vikings   et le récit de leurs exploits, écrit l’historien. Nous nous les représentons comme de féroces barbares coiffés de casques à cornes, brandissant des épées étincelantes et des haches tranchantes. » Alors même que les emblématiques casques ornés de cornes des Vikings n’ont jamais existé…
                 Pour l’auteur, la réputation des Vikings, au Moyen Âge comme actuellement, est en effet « liée aux conceptions religieuses et à la formation théologique des auteurs des textes qui sont parvenus jusqu’à nous ». Les Vikings avaient certes « une propension à attaquer les monastères et les églises qui constituaient des cibles faciles, sans défense, le plus souvent épargnées par les armées chrétiennes. Comme les moines et les clercs avaient le quasi-monopole de l’écrit pendant le haut Moyen Âge, les chroniques et les autres textes qui nous sont parvenus défendent leur point de vue ». Et les Vikings y ont gagné une réputation détestable : celle d’un « peuple infâme » et d’une « race corrompue ».d
     Même si, comme le souligne Alban Gautier, professeur d’histoire médiévale qui assure la préface du livre, « les Vikings n’étaient pas un peuple », puisque « l’univers des Vikings était marqué par une grande diversité tant culturelle que religieuse » et qu’il n’était pas nécessaire que du sang scandinave coule dans ses veines pour appartenir à ce groupe. À rebours de ce que pensent certains adeptes néopaïens et contemporains des Vikings. L’un des plus grands rois vikings, Cnut le Grand, qui bâtit un empire en mer du Nord entre 1015 et 1035, était ainsi aux trois quarts slave…
      Mais la violence, écrit l’auteur, « continue à passionner la société moderne et les Vikings sont devenus emblématiques de ses formes les plus atroces et les plus insensées ».L’incarnation la plus fantasmée de cette cruauté viking aurait consisté en l’habitude de la torture dite de l'« aigle de sang », dont l’auteur rappelle pourtant que l’imaginaire provient d’une mauvaise compréhension et traduction de la poésie scaldique.
    En dépit de tout cela, la réputation sanglante de ces « super héros du Nord » et de ces « histoires de tortures horribles imprégnées de paganisme », sensationnelles et palpitantes, a « annihilé notre sens critique habituel, y compris celui de nombreux historiens. Même des auteurs ayant accès à des sources de connaissance fiables continuent à raconter ces histoires considérées comme un fatras d’erreurs ».
    L’auteur considère que, replacée dans son contexte historique, « leur violence n’était pas pire que celle des autres », par exemple comparée à un Charlemagne (sacré empereur en 800) dont les armées ont tué et ravagé à plus grande échelle que les Vikings. Le mode d’action des Vikings, consistant à remonter les fleuves à l’aide de bateaux rapides, catalysait l’effet de sidération et de terreur provoqué par ces hommes en armes. En effet, si les peuples d’Europe n’ignoraient pas la violence aveugle dans une époque très tourmentée, lorsque l’ennemi progressait par voie de terre, la rumeur se répandait rapidement et permettait à beaucoup de s’échapper…
     Pour à la fois contrer cette image noire et aller au-delà des imaginaires stéréotypés entourant le temps des Vikings, Anders Winroth fait le point sur un savoir fragmenté, marqué par des vides et des incertitudes, qui a pu catalyser le recouvrement d’une réalité difficile à cerner par un imaginaire puissant et souvent erroné.

      Il utilise pour cela les résultats de fouilles archéologiques inédites, notamment dans les « tombes à navire », puisqu’on trouve dans les campagnes scandinaves des milliers de « navires de pierres » en forme de vaisseaux emmenant les morts dans l’Au-delà et que nombre de Scandinaves, non seulement des guerriers vikings mais aussi des paysans lambda, étaient inhumés « dans une sorte de bateau ou au moins accompagnés par un navire symbolique ».Mais Winroth s’intéresse tout particulièrement aux inscriptions runiques et aux strophes scaldiques, ces compositions élaborées dont les poètes islandais firent la renommée....
..O« recycle toujours les mêmes mythes, mais certaines de ces histoires les plus passionnantes sur les Vikings ne sont que rarement, voire jamais racontées ». Si tout n’est pas passionnant de bout en bout dans cet ouvrage, son grand mérite est de trancher les controverses sur les motifs qui ont poussé les Vikings, pendant trois siècles, à parcourir les mers et les fleuves pour piller, rançonner, coloniser et conquérir une géographie lointaine, allant des mondes arabes jusqu’au-delà du Groenland.
Représentation des Vikings datant du XIIe siècle : les Danois sur le point d'envahir l'Angleterre.Représentation des Vikings datant du XIIe siècle : les Danois sur le point d'envahir l'Angleterre.
Winroth ne cherche pas ces raisons dans les explications mécaniques parfois avancées, allant du changement climatique à la pression démographique en passant par un prétendu « caractère guerrier » des peuples du Nord. Son explication est de nature sociopolitique. Comme le résume Alban Gautier : « Afin d’affermir un pouvoir foncièrement instable, les chefs scandinaves du haut Moyen Âge recrutaient des bandes armées qu’il leur fallait récompenser par des présents prestigieux ; en échange, les guerriers fidèles à leur chef se battraient pour lui. (…) L’explication principale du phénomène viking se trouverait donc à la croisée d’une stratégie politique, d’une pratique sociale et d’une éthique guerrière, toutes fondées sur le principe du don et du contre-don. »
     Winroth fait donc le pari que, pour comprendre les Vikings qui sont partis et que l’Europe a vu déferler sur ses terres, il faut d’abord connaître ceux qui sont restés et les sociétés auxquelles les guerriers étaient adossés. En effet, « les raids des Vikings avaient lieu à petite échelle, et étaient le plus souvent le fait d’hommes jeunes qui possédaient peu de propriétés foncières, voire aucune, et n’étaient généralement pas mariés ».
L’historien cherche donc moins à comprendre le « temps des Vikings » depuis le champ de bataille que depuis la « maison-halle » où le chef abreuvait ses hommes et les éblouissait par sa richesse et les produits exotiques qu’il avait pu ramener. « Tout commençait, explique-t-il, avec les grandes fêtes données dans les maisons-halles des chefs de guerre du Nord » qui constituent les plus grands bâtiments de l’Europe septentrionale au Moyen Âge.
Attaque viking, image de 1100, faite dans l'abbaye de Saint-Aubin.Attaque viking, image de 1100, faite dans l'abbaye de Saint-Aubin.
Dans cette maison-halle, le chef prononçait des discours, parce qu’un « bon chef n’avait pas seulement besoin d’être généreux et victorieux à la guerre mais devait être éloquent et prononcer des paroles qui allaient droit au cœur ». Il s’agissait aussi d’un « espace sacré où le chef procédait à des rituels religieux ».
    Le chapitre que Winroth consacre à la religion est l’un des plus intéressants de l’ouvrage. On y découvre ou redécouvre, même si les fouilles « ne nous apprennent pas grand-chose de la religion vécue », la complexité de l’imaginaire spirituel et mythologique des Vikings, notamment la lutte du dieu Thor avec le serpent de Midgard, qui se tenait enroulé autour du monde et était censé le maintenir en place. Le jour où il lâcherait, le monde se fragmenterait et disparaîtrait, dans le cadre d’une religion largement apocalyptique, où la fin du monde s’appelle le Ragnarök et consiste en un grand incendie après lequel un monde meilleur peut surgir.
    On y voit aussi la façon dont le christianisme a, peu à peu, remplacé la vieille religion païenne en Scandinavie, parfois en se superposant à elle. Winroth prend ainsi l’exemple très parlant d’un moule en stéatite, trouvé dans le nord du Jutland au Danemark, qui donne une image de la manière dont le christianisme a lentement pénétré la culture scandinave sans immédiatement éliminer les anciennes religions. L’artisan qui possédait ce moule, pouvait en effet, au choix, couler « une croix chrétienne ou le marteau de Thor », voire les deux en même temps…
    Cette conversion des mondes vikings au christianisme fut moins le fait de missionnaires« que des besoins et objectifs des chefs et rois scandinaves ». La religion chrétienne fut en effet utilisée comme un « outil de construction des communautés au sein de leur économie politique ».
     C’est en effet au moment où les chefs vikings à l’onomastique devenue légendaire, d’Erik le Rouge à Harald à la dent bleue, sont remplacés par des rois scandinaves que la religion catholique s’impose vraiment. « L’Église joua un rôle de premier plan dans ce processus, fournissant son savoir-faire en matière d’éducation et d’administration, en plus d’une idéologie qui considérait que les rois régnaient, avec l’approbation de Dieu, depuis le sommet d’une hiérarchie bureaucratique. »
   Avec cette transformation de la structure sociopolitique des territoires vikings en royaumes médiévaux, c’est toute la société scandinave qui se modifia, jusqu’à son expression poétique. Le vers scaldique était ainsi entièrement muet sur l’amour romantique, dont les idées ne se propagent dans la poésie scandinave qu’au XIIe siècle. « Dans ce domaine aussi, la Scandinavie rejoint progressivement l’Europe », conclut l’auteur. [Mediapart
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dimanche 20 septembre 2020

De tout

__ Les bourreaux de Béthune plieront-ils?

_  Ecole de commerce: vers la privatisation et donc l'exclusion.

__Quand les avions volent pour rien.

__ Enfin! Remise en question du Mercosur contesté dès le départ

__ Autoroutes:  juteux profits et opacités.

__Les Vikings, injustement méconnus

  Les Vikings ont joué un rôle central dans le décollage économique de l’Europe médiévale. En pillant le continent, ils ont permis de réinjecter dans l’économie les richesses thésaurisées par l’Église. Ils ont également ouvert de nouvelles routes commerciales vers Byzance et Bagdad, où ils exportaient, entre autres, esclaves et fourrures, contribuant ainsi « à rééquilibrer pour un temps le solde de la balance commerciale entre l’Europe de l’Ouest et l’Orient », soutient le médiéviste Anders Winroth.      Dans une étude publiée le 16 septembre dans la revue Nature, des chercheurs de l’université de Copenhague montrent que le patrimoine génétique des Vikings était beaucoup plus varié qu’on ne le pensait jusqu’à présent.                                          ______________________



samedi 2 juillet 2016

L'ïle mystérieuse

Peu voudraient y vivre.
         Mais ce petit pays improbable a de quoi étonner.
,            Une fois l'île sombra.
           Mais elle se réveilla 
    Et se rebella..contre la dictature des grandes banques..
    Des hommes rudes dans ce pays volcanique.
   Mine de rien, ces Vikings ont beaucoup à nous apprendre
    Une équipe explosive.
  Une bande  de Vikings opiniâtre et obstinée, qui fit déjà trembler la France, qui mérite de gagner.
    Un véritable exploit pour un pays ne comptant que 20 000 licenciés dans cette discipline, pour 330000 habitants, presque tous dans le coup
     Solidarité, simplicité, efficacité, ténacité 
          Ils réconcilient avec le foot. Peu importe qu'ils perdent. Ils ont déjà gagné...nos coeurs.
                      Il n'y a pas de mystère
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mercredi 7 mars 2018

Points d'histoire

[Quelques pistes]
                      Par delà les mythes et au delà des légendes.
          Deux exemples suffiront à illustrer que l'étude méthodique et critique du passé se situe souvent aux antipodes des croyances encore entretenues et diffusées sans contrôle.
          ___Premier exemple: Les Gaulois
                                   Qui n'étaient pas ceux que l'on croit.
            Depuis un certain nombre d'années, on n'en finit pas de découvrir la complexité d'un peuple, que les récits de César ont caricaturé, que des décennies d'enseignement naïf ont déformé, sur des bases historiographiques douteuses.   L'archéologie a considérablement fait avancer nos connaissances.
  Les caricatures ont pu avoir une fonction politique en instrumentalisant des éléments du passé non mis en perspective.
           ___Deuxième exemple: Les Vikings
   Ces peuples qui nous fascinent sont aussi l'objet de mythologies qui envahissent les écrans, une certains littérature à sensation.
    Si l'on se penche sur les études récentes d'un des meilleurs spécialistes de la question, faites de recherches savantes et de questions prudentes, Regis Royer, on apprend vite que:
   LesVikings ne sont pas un peuple unique et ont connu, pour ce qu'on en sait, une civilisation riche et une histoire compliquée, mais passionnante, aux incursions maritimes et fluviales multiples et parfois étonnantes.
  Notamment en Grande-Bretagne et en Normandie.
  Pour les Vikings de l'Est, on signale des avancées en profondeur jusqu'à Samarcande.
  L'occupation assez longue en l'Islande est connue et celle qui affecte le Groenland continue à poser maints problèmes, comme les causes de leur disparition. On peut trouver ici des éléments permettant de mieux situer le problème, à la lumière des travaux de Jared Diamond.
   Le cas d'une occupation sans doute limitée à Terre-Neuve est encore en discussion.
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samedi 9 janvier 2010

L'homme, son milieu,son histoire



Une autre manière d'écrire l'histoire

"Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles. (P.Valéry)

Considérer les rapports de l'homme avec son milieu naturel, ses ressources vitales, de manière à la fois économique et écologique, voir comment il transforme la nature tout en se transformant lui-même et sa société, jusqu'à mettre parfois en péril ses propres conditions de vie,

C'est une manière de faire l'histoire en profondeur ,sur une longue durée, en faisant appel à la géographie,l'économie,la climatologie...qui peut être riche d'enseignements pour nos propres sociétés elles-mêmes et leur devenir

Jared Diamond, biologiste, puis géographe, a tenté une démarche de ce type , dans le sillage d'autres qui avaient ouvert la voie : Le Roy Ladurie, Fernand Braudel notamment, en analysant ce qui s'est passé ou a pu se passer dans certains milieux écologiquement sensibles pour provoquer parfois la disparition de l'homme, comme dans l'ïle de Paques, le territoire des Aztèques ou le Groënland. Ce dernier lieu sera privilégié, car il a été étudié de manière plus approfondie
____________"Effondrement s’ouvre sur une question : comment des sociétés complexes et développées comme les cités mayas au Mexique et en Amérique centrale, les sociétés des Moche et de Tiahuanaco en Amérique du Sud, la Grèce mycénienne et la Crète minoenne en Europe, le Grand Zimbabwe et le Méroc en Afrique, Angkor et la société Harappan de la vallée de l’Indus, ou encore l’île de Pâques dans l’océan Pacifique, ont-elles pu subitement s’éteindre après s’être développées au point d’avoir laissé à notre contemplation médusée des ruines colossales ? Incidemment, il s’agit pour Diamond de se demander s’il est possible que les mêmes phénomènes se produisent dans des sociétés aussi puissantes que les Etats-Unis du début du XXIe siècle. Plus généralement, quelles leçons pouvons-nous tirer de ces disparitions pour parvenir à réguler le développement de nos propres sociétés ?"(N.Duvoux)

-"La catastrophe a ceci de terrible que non seulement on ne croit pas qu’elle va se produire, mais qu’une fois produite elle apparaît comme relevant de l’ordre normal des choses. » (J.P.D.)
-Jean-Pierre Dupuy : l’impensable des crises-
"S’il y a une chose que nous ne pouvons plus nous permettre, c’est de nous abandonner à l’optimisme scientiste qui compte uniquement sur la technique pour nous sortir des impasses où nous a mis la technique..."

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-Grandeur et décadence des sociétés humaines : à propos de Jared Diamond:
"...Effondrement, ne serait-ce que parce son thème – la chute des civilisations – et la thèse qu’il défend – l’écocide ou suicide des sociétés par dilapidation des ressources naturelles –, s’inscrit dans la filiation des livres qui ont marqué la prise de conscience de la responsabilité humaine dans la détérioration de l’environnement et dans le risque de fragilisation des sociétés qui en procède par un « effet-boomerang ». A titre de repères dans une histoire des idées qui reste largement à écrire, on peut rappeler que Hans Jonas a, le premier, ouvert une interrogation d’ordre éthique sur la responsabilité de l’homme dans la soumission de la nature à la technologie une Le principe responsabilité . Ce disciple d’Heidegger mettait en garde contre l’irréversibilité de l’impact de la technologie moderne sur l’équilibre naturel. Selon Jonas, l’humanité doit reprendre une maîtrise sur la technique moderne pour éviter d’être rattrapée par les catastrophes que son développement aura engendrées. Jonas tirait un nouveau concept de responsabilité dont l’objet propre est la perpétuation indéfinie de l’humanité dans l’avenir. Puisque l’homme a la capacité de détruire la nature, il a de nouvelles obligations dont la singularité est de procéder de l’avenir. La réflexion sur la fragilisation des sociétés induite par le développement technique et la diffusion technologique a également été prolongée par le livre d’Ulrich Beck, La société du risque...
L’auteur distingue les processus par lesquels les sociétés anciennes ont causé leur propre perte en endommageant leur environnement. Ils sont au nombre de huit, dont l’importance relative varie selon les cas : la déforestation et la restructuration de l’habitat ; les problèmes liés au sol (érosion, salinisation, perte de fertilité…) ; la gestion de l’eau ; la chasse excessive ; les conséquences de l’introduction d’espèces allogènes parmi les espèces autochtones ; la croissance démographique et l’augmentation de l’impact de l’activité humaine sur les habitants. Ce type d’effondrement soudain n’est pas limité au passé. L’inquiétude face à la menace d’écocide est d’autant plus grande que les problèmes environnementaux auxquels les sociétés modernes sont confrontées sont identiques à ceux qui ont causé la chute des sociétés du passé. Mais il faut en plus rajouter à ceux-ci quatre autres facteurs : les changements climatiques causés par l’homme ; l’émission de produits chimiques toxiques dans l’environnement ; les pénuries d’énergie et l’utilisation humaine maximale de la capacité photosynthétique de la terre.
___Toutefois, selon Diamond, l’effondrement des sociétés n’est jamais imputable seulement aux facteurs écologiques. L’auteur a ainsi identifié cinq facteurs potentiellement à l’œuvre dans tout effondrement environnemental. Quatre d’entre eux peuvent se révéler significatifs pour une société donnée. Il s’agit des dommages environnementaux, du changement climatique, de la présence de voisins hostiles ou de l’absence relative de partenaires commerciaux amicaux. Le cinquième facteur identifié par Diamond, à savoir les réponses apportées par une société à ses problèmes environnementaux est, quant à lui, toujours significatif. Encore une fois, on voit à quel point les débats liés à la réception de son précédent ouvrage l’ont conduit à infléchir sa démarche – notamment en ce qui concerne la prise en compte de la rétroaction de l’action humaine sur l’environnement...."
-Manicore - Effondrement

Une étude de cas:Le Groenland, ou le mythe du pays vert de l'an mille - AgoraVox(Waldgänger):
"Plus grande île du monde si l’on considère l’Australie comme un continent, le Groenland fut à vrai dire laissé dans une tranquille indifférence pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, ce territoire jouit d’un regain d’intérêt, surtout lié à son statut de lieu exposé au changement climatique. Les partisans du réchauffement trouvent l’état de ses glaciers alarmant. Pour leurs adversaires, le Groenland était,
au moment de sa découverte en l’an mille, un endroit verdoyant où les vaches broutaient paisiblement, dans un climat bien plus doux qu’aujourd’hui, avant que la dégradation du climat à partir du XIVème siècle ne mène à la disparition de la colonie au XVème siècle. Cette vision romantique du Groenland ne correspond pas à la réalité : ce milieu n’est en réalité pas très différent de ce qu’il était il y a 1000 ans, et l’existence de la colonie viking fut toujours précaire, dans des milieux qui existent toujours, contrairement à ce qui est parfois sous-entendu(...)
Les meilleurs emplacements sont à l’intérieur des fjords, dans des endroits abrités des vents marins et de l’influence des glaciers proches, qui jouissent de microclimats favorables, car les conditions changent très vite au Groenland.Dans les meilleurs endroits du Sud, on peut observer ce genre de paysage au fond des vallées. Les trois premières images de
ce lien, celle d’un autre et celles des trois pages d’un dernier sont également des exemples.

Dans le deuxième secteur le plus favorable qui, comme le premier, coïncide avec l’emplacement d’une des deux colonies vikings du Groenland, on peut également observer des formes de végétation basse. Les températures estivales sont identiques à celles du Sud. Néanmoins, situé à 500 kilomètres au plus au nord, la saison végétative n’y est pas aussi longue (cinq mois contre sept au Sud). On voit que l’herbe y est plus rase et les arbustes plus petits qu’au Sud, même si le milieu reste utilisable pour l’élevage(...)
(...)Les Vikings ne vécurent pas dans un « Greenland » qui portait bien son nom en l’an 1000 et aurait cédé la place à un enfer blanc. En réalité, leur mode de vie révèle plus qui ils étaient qu’un état du climat du Groenland. Leurs colonies furent toujours réduites, vécurent difficilement, dans des secteurs de l’île qui étaient incontestablement les plus favorables, semblables à aujourd’hui, mais pas du tout représentatifs de l’immense majorité des milieux groenlandais, qui restent aujourd’hui comme hier, radicalement hostiles à toute implantation humaine. "
Le mythe du Groenland vert

-Google E:"narsarsuaq"-"Umanak".

-http://p6.hostingprod.com/@treks.org/arctic_greenland_map.jpg
- le site de Thulé:une végétation limitée, rase et parfois parsemée de plaques de neige"
-"Les trois premières images de ce lien"-"A Narsarsuaq, au Sud du Groenland, où se concentre l’essentiel des plantations, se trouvent ainsi 100 000 arbres, sur 200 hectares."

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-La Société du risque - Ulrich Beck
>Risque global
-Principe de Cassandre -Revue philosophique
-Optimum climatique médiéval
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- Serons-nous l'exception ?

dimanche 24 octobre 2021

Vu du haut

__ Sacré Pauwel!

__ Climat: doute instillé

__ Pillage bancaire

__ Sacrés Vikings!   

__ Pauvres exilés!

__ Magistrats inquiets

__ Concours mortel

__ Frugalité automobile

__ Autoroutes sous-marines

__ Cables vulnérables

__ Voitures radars contestées

__ Tout est dans le "presque"      _________________

mercredi 21 mai 2014

Les barbares à Zemmour


 Phobies et fureurs zemmouriennes
                                                             Attila est là. Les Huns sont dans la cité!
C'est ce qu'on croit deviner en écoutant notre Zemmour national, qui, tel Ste Geneviève, vient nous alerter sur les menaces de la barbarie dans nos murs. Ils existent; il les a rencontrés.
    Un brave garçon, qui ne dit pas que des bêtises, mais un peu brouillon, assez  excessif, un peu énervé, atrabilaire, souvent pris d'urticaire identitaire...Un mal récidivant.
     Il nous prévient gentiment : "...Notre territoire, privé de la protection de ses anciennes frontières, renoue dans les villes, mais aussi dans les campagnes, avec les grandes razzias, les pillages d’autrefois, les Normands, les Huns, les Arabes.
Les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains, qui dévalisent, violentent ou dépouillent. Une population française sidérée et prostrée crie sa fureur, mais celle-ci se perd dans le vide intersidéral des statistiques. »
    Diable! Entendez-vous dans nos campagnes?...Ils viennent jusque dans nos bras...! ♪♫♪
Sie kommen! Des quatre coins des confins de l'Europe ou de ses marges lointaines...C'est une ligue, que dis-je! un complot. La République est en danger. Des accents de Valmy.
   Rome n'est plus dans Rome. Paris n'est plus Paris...Mais Bangui. Les Maliens sont à Montreuil.
Les Roms sont là! Halte-là!
     L'herbe ne repousse plus sous les ruées  barbares.
                Vous avez dit Barbares...?
  Nos ancêtres les barbares... Les Gaulois furent les barbares de César. Les Romains en virent passer bien d'autres plus tard...victimes eux-mêmes d'autres barbares...On est toujours les barbares de quelqu'un.
    Les Huns et les autres. Les vandales!
Rome ne survécut pas, mais laissa place à une autre civilisation, à d'autres recompositions...  "Il ne faut pas voir le remplacement de l’Empire romain par les royaumes barbares comme une invasion à l’instar de celle de la France par l’armée allemande en 1940. Il s’agit d’un phénomène migratoire, encouragé par les Romains eux-mêmes, notamment pour combler les manques dans leur armée... et Rome a gagné quelques années de survie grâce aux généraux barbares. » nous disent les historiens.
                Les barbares n'ont pas fait que passer et (parfois) détruire (un peu, beaucoup) . On en trouve encore: des descendants de Goths en Lorraine, des Normands là où vous savez, etc... Les Vikings: quelles richesses!
   Et ces Francs, franchement, ces affreux!..qui firent la future France. Tous des barbares! Assumons l'héritage...
________________ Notre polémiste pressé stressé ose le téléscopage, l' hypersimplification et l'anachronisme.  
Sur les ondes de RTL, il faut faire vite.
  Il ne craint pas de racialiser la délinquance, qui, comme chacun sait, vient toujours de l'étranger, comme le dit ma concierge, qui a besoin de se rassurer.
      Les nouveaux Goths sont là! Le gang des voleurs de poules rôde.   Jamais un Français n'oserait braquer une bijouterie!
                                     Singulière conception de l'histoire...
     Gibbon est lu avec de drôles de lunettes.
Pas de critiques de la mondialisation en cours et du système économique qui autorise, encourage même  ce que l'auteur considère comme une déferlante.
     Il en rajoute à  Obertone lui-même , tout dans la nuance l'excès, en déclin maintenant.
_________________ "Le barbare, c'est celui qui croit à la barbarie", dit par expérience Levi-Strauss
   Il met certains à cran
Lepéniste, Zemmour? Il s'en défend, même s'il a déjeuné avec Jean-Marie, toujours aussi nuancé.
    Peut-être seulement inconséquent, xénophobe (un peu quand même...) et à courte vue, racialisant la délinquance. (*)
Une histoire grand guignol...
      Le bêtisier est impressionnant...Morceaux choisis:
    " Concernant Pétain, je réhabilite l'armistice de 1940. Au fond, le maréchal a fait la même chose qu'en 1917, il a gagné du temps pour attendre les Américains. » 
« Plus je vieillis, plus je pense que nos ancêtres étaient mieux que nous ! La littérature était supérieure aussi. A part la médecine et la technologie, je ne vois pas où sont les progrès.» , etc...
__________________On ne niera pas les problèmes liées à une immigration (souvent réclamée par la patronat) mal maîtrisée, non négociée, dans l'espace-passoire Schengen, au coeur d'une mondialisation ouverte à tout vent...
    Zemmour semble ignorer les causes d'une immigration le plus souvent non choisie.
   Mais on ne va pas pour autant guillotiner le journaliste le plus décrié du PAF ...pour son ignorance et ses élans ethnophobiques. Et paf!
      Malaise à RTL...
       La posture zemmourienne est difficile à défendre.  On peut lui conseiller de calmer ses nerfs, de se retirer du PAF et de faire un peu de sport et surtout beaucoup d'histoire, sérieusement, pas revisitée....pour ne pas nous raconter des histoires.
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(*)   Il faudrait qu'on nous démontre en quoi la diversité culturelle dans un Etat mène à la violence - je ne suis pour ma part pas du tout convaincu de cela. La violence, elle vient en partie de ceux qui n'ont pas accepté la différence, et qui au sein de groupuscules d'extrême-droite vont tout faire pour la rejeter. Faudrait-il donc changer d'identité pour être réputé pacifiste? Moi qui suis né en France de parents syriens, moi qui suis parfaitement intégré à la société française mais qui reste en partie syrien, moi qui ai appris la langue de mes parents que je parle souvent avec ma mère parce que c'est dans mes habitudes, dois-je être considéré comme un danger public à cause de mes origines? Eric Zemmour pense que les délinquant sont en grande majorité noirs et arabes. Je l'entend. Mais est-ce à dire que la majorité des noirs et des arabes sont des délinquants? Si 60% des délinquants sont noirs et arabes, est-ce à dire que 60% des noirs et arabes sont délinquants. De plus, ne faut-il pas chercher quels noirs et quels arabes sont délinquants, chercher leur origine sociale, quel facteur aurait encouragé la délinquance? Mais au lieu de cela, avec Eric Zemmour, on pointe du doigt des hommes et des femmes et on dit: « Voilà les monstres! » Si bien qu'avant même qu'elle ait agi ou qu'elle ait foulé le sol français, on pourra savoir, contre l'Etat de droit, que telle personne est destinée à être coupable.
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-Relayé par Agoravox