Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 11 février 2008

Cohérence élyséenne ?...


Contradiction comme méthode politique ?

-Un nouvel élan pour les banlieues
-Sarkozy, ou l'art de la confusion:

..."La rhétorique de Nicolas Sarkozy participe ainsi d’une politique d’affolement, au même titre que son agitation tourbillonnante et sa fébrilité vibrionnante. En ne respectant jamais le principe de non-contradiction, le candidat rend la contradiction impossible: comment s’opposer à lui quand il dit tout et son contraire ? Le discours politique n’a plus aucun sens, et toute réponse, critique ou solution alternative, est piégée d’avance - récupérée et discréditée par la logorrhée du candidat.

Combattez la double peine ou proposez le vote des résidents non communautaires ? Le candidat vous répondra: « Pardonnez-moi », il s’est lui-même engagé sur ces thèmes qu’il faut « avoir le courage », il n’hésite pas à le dire, d’aborder de front. L’incohérence se présente ainsi comme « parler vrai ». Même Jean-Marie Le Pen semble déboussolé: réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie, il estime que celui-ci « a dû se tromper, ce n’est pas possible ».

Cette confusion politique est une politique de la confusion: désorienter la politique par un discours désordonné, c’est créer les conditions de l’avènement d’une droite de dérive, plutôt que de rupture. On l’a vu avec l’insécurité depuis 2001. La présidence de George W. Bush a démontré qu’on pouvait à loisir brandir l’épouvantail terroriste pour susciter la peur et prétendre y répondre ensuite. La leçon n’a pas été perdue pour Nicolas Sarkozy: attiser l’insécurité, du terrorisme aux violences urbaines, c’est faire le jeu de la politique sécuritaire. Il en va de même dans le discours.

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, c’est celui par qui le désordre arrive, dans la société, et dans les esprits. Et c’est sur cette stratégie du désordre, tant social qu’intellectuel, qu’il bâtit sa politique d’ordre. Malheur à lui - ou malheur à nous, démocrates de peu de foi ? Car il faudrait avoir la mémoire bien courte pour ne pas trembler devant cette irrationalité stratégique. ..."(Eric Fassin)

- Serge Hefez, psychiatre, analyse Nicolas Sarkozy
-Courrier international, ESTOCADE • Sarkozy, ce grand malade
- Sarkozy : Mensonges Et Contradictions
-La sortie de secours du Sarko-show, s'il vous plaît?

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