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vendredi 13 juin 2008

Energie : notre plus grande épreuve ?

Une analyse volontairement alarmiste , pour provoquer prise de conscience et réaction ?...

" La décennie 2010-2020, c'est la décennie de tous les dangers...C'est une rupture de civilisation. Il faut apprendre à penser l'impensable. A changer totalement notre mode de vie. Il faut l'anticiper si l'on veut sauvegarder la démocratie, sinon elle en mourra." (Y.C.)

Yves Cochet : La plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité:

« Il y a une opposition majeure entre deux modèles, deux visions d’avenir. Les cornucopiens , les espèces d’optimistes béats, qui sont des théologiens de la croissance, qui pensent que la croissance c’est pour toujours, et ceux qui pensent qu’il faut regarder les faits les plus durs, et que ça va décroître. » Conférence d’Yves Cochet. Le pic énergétique et ses conséquences économiques et sociales.

Conférence d’Yves Cochet pour le Collectif Parisien pour la Décroissance, Paris, le 22 mai 2008

Dans la première partie de son intervention, Yves Cochet rappelle les fondamentaux sur le poids de l’énergie fossile, 85% du total, et la perspective du pic énergétique, vraisemblablement bien plus proche que les projections jusqu’alors optimistes de l’AIE ne le prévoient.

Il passe ensuite en revue les impacts de la crise de l’énergie qui s’annonce sur tous les aspects de notre vie, de l’activité économique aux transports, à l’habitat et l’alimentation.

Le temps va nous manquer, avertit-il, pour procéder à la reconversion de nos sociétés, dont le modèle de croissance est indissociable d’une énergie bon marché toujours plus abondante.

Yves Cochet suggère quatre axes de transformation :

- Autosuffisance locale et régionale
- Décentralisation géographique des pouvoirs
- Relocalisation économique
- Planification concertée et quotas....

"...La décennie 2010-2020, c’est la décennie de tous les dangers. Il va falloir s’habituer à aller moins vite, moins loin, moins souvent. L’énergie sera beaucoup plus chère, qu’on le veuille ou non.
Avec la déplétion pétrolière, l’aviation va avoir beaucoup de mal. En 2015, les compagnies low-cost sont mortes.
C’est une rupture de civilisation. Il faut apprendre à penser l’impensable. A changer totalement notre mode de vie. Il faut l’anticiper si l’on veut sauvegarder la démocratie, sinon elle en mourra.C’est maintenant qu’il faut faire preuve de la plus grande créativité politique....

Yves Cochet : Pétrole Apocalypse:
...C’est « la fin du monde tel que nous le connaissons » que s’évertue à nous présenter Yves Cochet et il décrypte pour nous tout au long de son ouvrage, et de manière argumentée, ce « choc » de civilisation qui nous guette, tant le pétrole s’est infiltré dans tous les secteurs. Nous serons obligés d’aller « moins vite, moins loin, moins souvent » et ce sera « plus cher », nous dit-il. L’accession aux biens et services sera de plus en plus difficile et l’inflation qui risque d’être très forte touchera bien entendu le transport, mais pas seulement, car le pétrole est partout : le tourisme, la chaîne agroalimentaire, les grandes entreprises transnationales - dont la production est aujourd’hui délocalisée -, les institutions internationales seront tous des secteurs qui seront frappés de plein fouet par la fin du pétrole bon marché. Bref, il va falloir relocaliser plutôt que mondialiser et ainsi aller totalement à l’encontre des tendances actuelles....
-Penser la crise pétrolière ?
-Agence Internationale de l’Energie : Les 10 prochaines années sont critiques
-Addiction au pétrole: l'impasse ?
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-Pétrole : vraie pénurie ou spéculation ?
- Pétrole et géostratégie (2)
- Planète en péril ?
" On ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète."

«Il faudra encore que la préoccupation écologique s'articule à une analyse politique radicale des rapports actuels de domination. On ne pourra pas diminuer la consommation matérielle globale si les puissants ne sont pas abaissés et si l'inégalité n'est pas combattue. Au principe écologiste, si utile à l'époque de la prise de conscience -- "Penser globalement, agir localement" --, il nous faut ajouter le principe que la situation impose: "Consommer moins, répartir mieux".» (H.K.)

-Le PETROLE , toujours le pétrole...
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- Développement durable ou décroissance soutenable ?

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