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vendredi 19 septembre 2008

Travailleurs pauvres en France

Cela passe si facilement inaperçu...





"La baisse du chômage ne s'accompagne pas en même temps de la baisse de la pauvreté" (C.Boutin)_________________

-Malgré l'augmentation du PIB...." À l’heure de la gestion en flux tendus, le travailleur doit être disponible quand le capital l’exige et a besoin de lui, et doit être au chômage dans les périodes mortes, de façon à réduire les pertes liées à « l’inactivité » et à la « sous-productivité » des salariés. Les avantages de cette méthode de gestion sont évidents pour les patrons: en réduisant la main-d’oeuvre durant les périodes tranquilles, on maximise la productivité et le retour sur investissment des employéEs qui continuent à travailler, et on crée un bassin de travailleurs et travailleuses précaires qui seront prêtEs à accepter de moins bonnes conditions lorsque la reprise se fera sentir. Encore mieux, avec les diminutions constantes des cotisations d’employeurs à l’assurance-chômage, on fait de plus en plus supporter le poids de l’aide aux chômeurs par les travailleurs et travailleuses..."__________________

Un individu est officiellement considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 645 euros, le seuil de pauvreté étant défini comme la moitié du revenu médian (lien). Pour tenir compte de la composition des ménages, on élève ce seuil en fonction du nombre de personnes du foyer (adultes et enfants, l’âge de ces derniers, de plus ou de moins de 14 ans, entrant également en compte).» Par exemple, un couple avec deux enfants en bas âge est pauvre si ses ressources ne dépassent pas 1 355 euros mensuels.
Martin Hirsch estime que «La France a un problème. Elle dérive. La pauvreté augmente, les dépenses sociales augmentent, les déficits sociaux augmentent (…). On a réussi à réduire assez considérablement la pauvreté chez les plus de 60 ans, mais cela a masqué l’augmentation de la pauvreté et des processus d’exclusion chez les jeunes et chez les actifs». _________________________________

-"Globalement, la France se situe dans la moyenne européenne avec près d'un pauvre sur deux (47%) "vivant dans une famille où au moins un des adultes travaille", contre 8 sur 10 aux Etats-Unis, explique Marco Mira d'Ercole, co-auteur d'un rapport en 2005 sur la pauvreté dans les pays de l'OCDE.La France compte entre 3,7 et 7 millions de pauvres (7%), selon que l'on retient la définition française ou européenne de la pauvreté, une proportion moins élevée que dans le reste de l'UE (10,7% en moyenne) et que beaucoup d'autres pays développés (11% en GB, 13,7% au Portugal ou 17% au Etats-Unis), selon l'OCDE.Mais "ce qui fait la spécificité française, c'est que certains pays comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont fait le choix d'avoir des travailleurs pauvres plutôt que des chômeurs. La France, elle, conjugue désormais les deux" avec un taux de chômage parmi les plus élevés des pays développés (9,6%), analyse Martin Hirsh, président d'Emmaüs-France."Il y a un grand vertige des Français", estime M. Hirsh. "Avant, il y avait la peur du chômage et on pensait s'en sortir avec un emploi. Aujourd'hui, un emploi ne permet pas à coup sûr de sortir de la galère"."C'est une inquiétude de fond", renchérit Nicole Maestracci, présidente de la fédération nationale des associations de réinsertion sociale."____________________________________________

Observatoire des inégalités:
"3,4 millions de travailleurs - soit 15 % des actifs - disposent de revenus individuels d’activité (on ne tient pas compte là des revenus du ménage) inférieurs à 60 % du revenu médian [1] et peuvent donc être considérés comme pauvres. Il faut souligner qu’il ne s’agit pas de l’approche la plus commune qui considère l’ensemble des revenus d’un ménage. Parmi eux, 2,5 millions ont été en emploi tout au long de l’année, 700 000 ont connu des périodes de chômage et 500 000 une alternance entre emploi et inactivité.
Un bonne partie de la pauvreté au travail résulte du temps partiel. Parmi les 1,8 million de travailleurs pauvres qui ont été en emploi toute l’année, 1,3 million sont employés en temps partiel. Au total, près de 40 % des actifs en temps partiel disposent de revenus inférieurs au seuil de pauvreté à 60 %. Le taux de pauvreté, en considérant les revenus individuels d’activité, est aussi très élevé chez les non-salariés : il atteint 32 % pour ceux qui ont été en emploi toute l’année....L’existence de travailleurs pauvres résulte de plusieurs facteurs. D’abord, de la faiblesse des salaires dans de très nombreux secteurs et notamment du salaire minimum. Ensuite de l’essor du temps partiel qui réduit en proportion les niveaux de vie. Enfin du fractionnement des emplois : petits boulots, alternances de phases d’emploi et de chômage ou d’inactivité..."
-Travailleurs pauvres-pdf (Objet application/pdf)
-Facteurs individuels et familiaux (Objet application/pdf)
-Travailleur pauvre - Wikipédia
-Une précarité qui effraie les Français
-Observatoire des inégalités:pauvreté en Europe
-1,7 million de travailleurs pauvres par Denis Clerc

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