Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 26 octobre 2008

De tout un peu




1-Pourquoi on ne ferme pas les Bourses:
"...Au vu de leurs plongeons, le plus sage ne serait-il pas de suspendre quelques jours les cotations, afin que les investisseurs puissent, comme les y avait exhortés le président de la Banque ­centrale, Jean-Claude Trichet, il y a deux semaines, « reprendre leurs esprits » ? En gelant provisoirement les cours des actions, on enrayerait la spirale infernale dans laquelle la baisse entraîne la baisse, puisque certaines institutions financières et fonds de placement sont contraints de reconstituer leurs réserves, et donc de vendre, à mesure que la valeur de leurs placements diminue. Le gouvernement russe s'y est essayé à plusieurs reprises, et a d'ailleurs à nouveau pris la décision vendredi de fermer le marché jusqu'à mardi. Mais il est manifeste avec son exemple qu'arrêter les Bourses revient à casser le thermomètre, sans traiter la maladie..."

2-Crise financière : les riches sont trop riches ! | AgoraVox:
..."Dix millions de personnes (soit 0,15% de la population de la planète) possèdent vingt cinq pour cent de la richesse mondiale et 5% de la richesse mondiale est détenue par 100.000 personnes, soit 0,00015%""Ces chiffres ne parlent pas, mais tout bon arithméticien peut les faire parler. Ainsi: 10 millions se personnes sont 220 fois plus riches que la moyenne mondiale, 100 000 sont 35000 fois plus riches.Et ce processus va en s’aggravant: La part des salaires dans le produit intérieur brut français a baissé de 9,3% entre 1983 et 2006. "Ce qui veut dire que pendant que la part des salaires passait de 70 à 60.7% du PIB, celle du capital passait 30% à 39.3%.En d’autres termes, les dividendes augmentaient de 33% pendant que les salaires baissaient de 15%.Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel disent-ils, sans trop y croire. La courbe des inégalités non plus: ce qui signifie qu’à force de l’étirer vers le haut d’un coté, elle va craquer. De fait, il se produit une rupture dans l’harmonie naturelle de la courbe de répartition des pouvoirs d’achat, et qui correspond à la disparition des classes moyennes...." (JL)

3- Encore un effort, nationalisons vraiment les banques:
"...une solution s'impose à un nombre croissant d'économistes : la prise de contrôle par l'Etat du secteur bancaire dans son ensemble ou du moins des principales banques afin de les amener à s'entre-prêter et à prêter aux particuliers et aux entreprises. Ce dernier point est essentiel car il faut à tout prix bloquer la contagion (rapide) à l'économie réelle. Il ne sera pas nécessaire de faire pression sur les banques pour qu'elles se prêtent puisque, à l'instant de la nationalisation, chacune prêtera à toutes, sachant que les autres font confiance à chacune. L'Etat pourra lui-même contrôler la situation réelle de ses banques et ouvrir les prêts aux besoins de financement des acteurs économiques. Et il faut aller vite car demain, comme lors des grandes crises précédentes, c'est l'économie réelle effondrée qui asséchera les demandes de crédit !...

4- Michel Rocard : les idées de Friedman ont laissé toute l’avidité, la voracité humaine s’exprimer librement.:
"« Il faudra ... condamner l’espoir d’une rentabilité à 15 %, alors que le PIB croît de 2 % par an. Cet objectif de 15 % est un objectif de guerre civile. Or, il a été formulé par les professionnels de l’épargne et personne n’a rien dit. Aujourd’hui, si on ne trouve pas d’inflexion, on est dans le mur. Le déclin du Bas-Empire romain a commencé comme ça... »....

5-Les Hedges Funds "la bombe"
"...C'est une véritable "bombe" que la bulle des hedges funds, qui sera la prochaine "tonne de briques" à tomber sur le système.Les hedges funds gèrent quelques 2 000 milliards de dollars soit deux fois le montant des subprimes.

Or bien que les hedges funds se nourrissent de la crise (et l'amplifient) en spéculant à la baisse des valeurs, ces sympathiques outils financiers abritent aussi des actifs à haut risque.

Un banquier new-yorkais confie que " de plus en plus de clients de ces fonds - pour 1/3 des banques et assurances, pour 1/3 des particuliers très fortunés, pour 1/3 des organismes de placement - en mal d'argent frais cherchent aujourd'hui à récupérer leurs billes".

"Les demandes enrégistrées" indique-t-il "atteignent 30 à 40% des actifs, soit 600 à 800 millions de dollars..""Certaines banques françaises auront des problèmes majeurs, car si ces mouvements de retrait s'amplifient, certains risquent de ne pas revoir la couleur de leur argent..!"

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