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dimanche 5 octobre 2008

Crise et dépenses militaires US

"La crise financière est liée à la structure des investissements publics états-unienne dans l'économie de guerre par le moyen des impôts, au lieu des problèmes sociaux." (M.C.)
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-15 % de l'argent de la guerre en Irak aurait suffi à régler le problème de sécurité sociale_________

-« Les 250 milliards de dollars engloutis de 2002 à 2005 par les Etats-Unis dans leur guerre contre l’Irak auraient permis de répondre aux besoins de santé de l’ensemble de la population mondiale pendant... six années ! ».____________

-"La crise financière globale est intimement liée à la guerre.La spirale du budget de défense se répercute sur les secteurs civils de l’activité économique. L’économie de guerre a un rapport direct sur les politiques monétaires et fiscales"______________

-« La guerre, c’est bon pour les affaires »...à court terme et pour quelques groupes________

-"Tandis que l’attention mondiale était concentrée sur le « plan de sauvetage »(Paulson), un fait est passé quasiment inaperçu : le Congrès des Etats-Unis a approuvé à une écrasante majorité bipartisane, pour l’année fiscale 2009 (qui commence le 1er octobre 2008), une dépense militaire de 612 milliards de dollars. Celle-ci comprend le budget du Pentagone, en augmentation de 74% depuis que l’administration Bush est entrée en fonction en 2001, et de 70 milliards de dollars pour les guerres en Irak et Afghanistan. Mais ça n’est pas tout. Le budget du Pentagone atteindra à coup sûr ou dépassera, au cours de l’année fiscale, le chiffre de 515 milliards de dollars requis par l’administration Bush, et les 70 milliards pour les guerres ne sont qu’un acompte. Il faut ajouter à cela 10 milliards pour les armes nucléaires (portés au budget du Département de l’énergie), et au moins 50 milliards pour le « programme national d’intelligence »____________

Effondrement financier global.- LA GUERRE COMME FACTEUR DE DETTE PUBLIQUE :

"...Ce qui est le plus significatif dans cette plongée des valeurs boursières se produit de manière combinée à une aventure militaire majeure.La crise financière est intimement liée à la guerre.La spirale du budget de défense se répercute sur les secteurs civils de l’activité économique.L'économie de guerre a un rapport direct sur les politiques monétaires et fiscales. Les dépenses militaires dépassent les 500 milliards de dollars. En outre, 70 milliards supplémentaires sont destinés « à couvrir les coûts de la guerre dans les premiers mois de la nouvelle administration. La combinaison de ces montants représente le plus niveau des dépenses militaires depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, (ajustée aux coûts de l’inflation) . (Csmonitor.com, 6 février 2008)« La guerre, c’est bon pour les affaires » ; Les puissants groupes financiers qui manipulent de façon quotidienne les valeurs boursières, les marchés de la monnaie et ceux des matières premières font aussi la promotion de la poursuite de la guerre et de son escalade au Moyen-Orient. La crise financière est liée à la structure des investissements publics états-unienne dans l’économie de guerre par le moyen des impôts, au lieu des programmes sociaux. « Plus largement, ceci soulève également l’enjeu du rôle du trésor et du système monétaire états-uniens, dans le financement incessant du complexe militaro-industriel et de la guerre du Moyen-Orient aux dépends des secteurs le l’activité économique civile. » (Voir Michel Chossudowsky, The Democrats endorse the « Global War on Terrorism » : Obama « goes after » (Les démocrates endossent la « guerre mondiale au terrorisme » : Obama « pourchasse » Osama.Osams), Mondialisation/Global Reserach, publié en anglais le 29 août et en français le 4 septembre 2008)
La guerre est génératrice de profits et est financée à travers l'expansion mondiale massive de la dette publique. Guerre et globalisation vont main dans la main . Wall Street, les compagnies pétrolières, et les contrats militaires ont des intérêts concurrents qui se chevauchent également. Les compagnies pétrolières sont derrière la poussée spéculative des prix du pétrole brut sur le marché londonien de l’énergie.
En conséquence, et résultant de l’agenda militaire, l’économie civile états-unienne est en crise étant donné que les ressources de la nation, incluant les impôts, sont détournés pour financer une guerre au Moyen-Orient qui coûtent plusieurs milliards de dollars...."

"...Obama promet plus de fonds pour l’éducation et la santé.

« Il est temps de faire face à notre devoir moral de donner une meilleure éducation à chaque enfant, […] Je vais investir dans l’éducation de la petite enfance. Je vais recruter une armée de nouveaux professeurs, leur donner un salaire plus élevé et plus de support. ...Il est temps de finalement tenir notre promesse de rendre les soins de santé accessibles pour chaque états-unien… («La promesse américaine» («The American Promesse»), 28 août 2008, Convention démocrate, Denver, souligné par l’auteur)




Y aura-t-il un virage au niveau des priorités des dépenses?

Sous l’administration Bush, la défense était favorisée par rapport à toutes les autres catégories de dépenses (voir le tableau ci-dessus pour l’année fiscale 2004). Une administration Obama changera-t-elle la structure des dépenses du gouvernement fédéral?

Réduira-t-il la quantité absolue des dépenses en matière de défense, laquelle représente approximativement 47 pourcent des dépenses mondiales en la matière (tous les pays combinés)? (Voir le tableau ci-dessous)


Visiblement, Barack Obama comprend le dilemme « du beurre ou des canons » (Guns versus Butter).

Il ne mentionne pas une des relations macroéconomiques fondamentale, à savoir la question de l’investissement public dans l’économie de guerre par opposition au financement de programmes sociaux par les impôts. Dans l’ensemble, cela soulève également la question du rôle du trésor ainsi que du système monétaire des États-Unis dans le financement sans relâche du complexe militaro-indistriel et de la guerre au Moyen-Orient au détriment de la majorité des secteurs de l'activité économique publique .

Plus de ressources pour la guerre et les armes, tel que le proposent Obama et McCain, favorise les Cinq grands entrepreneurs de la défense (Lockheed Martin, Northrop Grunman, Raytheon, Boeing et General Dynamics), le Halliburton de Dick Cheney, British Aerospace, sans compter Blackwater, MPRI et al, au détriment des secteurs publics, incluant les économies nationale, régionales et locales.

L’argent des impôts alloué à la défense et la sécurité nationales, tel que promis par Obama, aura pour effet la création de chômage.

Contrairement à la Seconde Guerre Mondiale, l'économie de guerre du 21° siècle ne crée pas d'emploi.Les coûts de la création d’emploi dans le complexe militaro-industriel sont exorbitants lorsqu’on les compare à ceux des secteurs publics. En retour, les ressources financières concentrées chez les entrepreneurs du département de la Défense par le gouvernement états-unien réduit de façon draconienne les dépenses publiques en faveur de toutes les autres catégories de dépenses.

Lockheed Martin et Northrop Grumman sont impliqués dans le développement du Joint Fighter program. Selon les estimations initiales, 5400 emplois ont été créés au coût unitaire de 37 millions de dollars par emploi (voir Michel Chossudovsky, War is Good for Business, Global Research, 16 septembre 2001). De même, à l’usine d’assemblage chez Boeing, chaque emploi créé dans le programme Joint Strike Fighter a coûté 66,7 millions de dollars aux contribuables états-uniens (Seattle Post-Intelligencer, 7 septembre 2001).

En ce qui a trait au F22 Raptor fighter, assemblé à l’usine Marietta de Lokheed Martin en Géorgie, les coûts unitaires estimatifs étaient de 85 millions de dollars. Trois mille (3000) emplois directs devaient être créés au coût estimatif de 20 millions de dollars par emploi (ibid.). En 2005, une fois terminé, le coût du programme était de l’ordre de 62 milliards de dollars. Selon les données de 2008 des compagnies, approximativement 2000 emplois demeurent liés à la production du F22 (voir Free Republic, mars 2008). Deux mille emplois créés à l’usine Marietta de Lokheed en Géorgie au coût initial de 31 millions de dollars par emploi.

Imaginez combien d’emplois vous pourriez créer grâce à un investissement de 31 millions de dollars dans les petites et moyennes entreprises à travers les États-Unis.

Ces dépenses en matière de défense (post 9/11) par l’administration Bush provoquent le chômage généralisé. De plus, elles sont financées par la réduction des programmes sociaux des États-Unis, qui à son tour contribue à exacerber la pauvreté et le chômage.

La campagne d’Obama accepte la logique d’une économie de guerre qui provoque le chômage et la pauvreté au pays et engendre à la fois la mort et la destruction dans le théâtre de la guerre du Moyen-Orient.

Cette voie de l’économie états-unienne post 11 septembre a rempli les poches d’une poignée de sociétés d’entrepreneurs de la défense, tout en contribuant de façon très marginale à la réinsertion au travail de travailleurs spécialisés, scientifiques et techniques, mis à pieds par l’économie publique.

Il n’est pas surprenant que les entrepreneurs du domaine de la défense, alors qu’ils favorisent McCain, sont aussi de fervents partisans d’Obama.

Le plus grand entrepreneur militaire des États-Unis, Lokheed Martin (aussi partenaire d’affaires d’Halliburton de Dick Cheney), était présent à la convention démocrate, parmi un vaste réseau de puissants commanditaires corporatifs et de lobbys. Selon un porte-parole de la compagnie :

« Lokheed Martin appuie fermement notre processus politique national et les candidats qui appuient la défense et la sécurité nationales, la haute technologie et les initiatives en matière d’éducation […] » (cité par Bill van Auken, Demokrats convene in Denver amid police state security and a sea of corporate cash, Global Research, auoût 2008).
Les mensonges d’Obama sont peut-être plus subtils que ceux de George W, certes, mais au fond, nous faisons face à un continuum...."

[Le quotidien USA Today a mené l’enquête sur l’équipe de campagne du sénateur et fait des découvertes surprenantes. Outre leurs fonctions de leveurs de fonds, 38 membres du stafftravaillent parallèlement pour des sociétés de lobbying ou des avocats, qui relaient des intérêts particuliers, du fabricant d’armes Lockheed-Martin aux géants Microsoft, Cisco ou Pfizer. d’Obama Le journal du Congrès américain, The Hill a mené le même genre d’investigation et a découvert 3 autres lobbyistes parmi l’équipe de Barack Obama. Ceux-ci travaillent en effet pour des dizaines d’entreprises comme Wal-Mart, Lockheed Martin, British Petroleum ou encore l’Association nationale des Mutuelles d’Assurances.]

-Le vrai budget de la défense US

- Les dépenses militaires mondiales: les USA
-Les dépenses militaires approchent des sommets
- Le gouffre financier du Pentagone
-Etats-Unis : le budget militaire coûte plus cher que le plan de sauvetage
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-L'invasion de l'Irak, une guerre à 3.000 milliards de dollars
-Afghanistan:Le coût d'une guerre sans issue
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-L'ordre américain, coûte que coûte
-Que reste-t-il de l'Empire américain ?:
"...les idées reçues selon lesquelles guerres et dépenses militaires seraient bénéfiques pour une économie sont totalement fallacieuses car l’ensemble des modèles économiques atteste que de telles dépenses dénaturent - d’un point de vue qualitatif - la production, la consommation et l’investissement avant de ralentir la croissance et d’augmenter le chômage. Vers la fin des années 60, il devenait évident que la quasi-monopolisation des industries américaines les plus lourdes à des fins militaires ralentissait le développement de l’économie civile tout en ne produisant aucune valeur ajoutée favorisant la consommation ou l’investissement. De plus, le niveau de vie des Américains et la courbe du chômage n’en tiraient bénéfice sur le long terme. Plus grave encore : une proportion non négligeable des "cerveaux" du pays se consacrait aux projets militaires au lieu de faire progresser la recherche civile...
Comme l’écrit en substance Benjamin Friedman, professeur à Harvard, le premier pays créditeur a toujours été historiquement une puissance politique, diplomatique et culturelle dominante et ce n’est pas un hasard si les Etats-Unis ont pris la relève de la Grande-Bretagne comme puissante dominante en même temps qu’ils étaient devenus le premier pays créditeur au monde. Or, de nos jours, les Etats-Unis sont devenus le premier pays débiteur au monde et ne parviennent plus à imposer leur domination qu’à travers leur puissance militaire et leurs 800 bases disséminées sur le globe. Il semble que le paradigme de la puissance américaine en soit à ses derniers balbutiements et personne ne doit s’en réjouir..."
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-USA et complexe militaro-industiel
-Keynésianisme militaire

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