Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 13 novembre 2008

Pour un "localisme" ouvert


"Penser global, agir local "

Pour une utopie concrète , que les circonstances imposent aujourd'hui....Pour dépasser un productivisme destructeur et sans perspective, une mondialisation dérégulée et énergétivore , pour solidariser les hommes et garantir leur survie_________

Notre planète étant limitée, la croissance économique actuelle, l’accumulation de capital, ne peut durer indéfiniment et ne peut être un modèle universel. "Si tout le monde sur la terre consommait autant qu’un Français, il faudrait deux ou trois planètes", nous dit Serge Latouche. Et un Français consomme plus de deux fois moins qu’un Américain...


Le développement durable est une stratégie pour concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète pour un développement répondant aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs


Le projet d'une économie soutenable requiert une révision profonde des préférences et de la façon de concevoir la production de la valeur économique. Elle doit produire des revenus tout en utilisant moins de matière et d'énergie._____________

Le localisme, seule issue pour le monde ? | AgoraVox:

"A l’heure où le monde entier parle de refonder le système financier, à l’heure où l’on recherche en France un nouveau modèle économique et social, à l’heure où les partis politiques français ne savent plus très bien quelle doctrine adopter, voilà une véritable alternative au capitalisme et au socialisme : le localisme.
Le localisme est une doctrine politique qui consiste à privilégier ce qui est local sans toutefois se fixer de limites frontalières, favorisant ainsi la démocratie participative, la cohésion sociale et la production de proximité, donc l’emploi local et la préservation de l’environnement via une moindre empreinte écologique liée au transport de marchandises.
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Le localisme ouvert (ou néo-localisme) - qui doit être cosmopolite et diversifié - consiste à réorienter la vie humaine avec une gestion économique, sociale et politique de proximité. C’est toute la vie qui doit être reterritorialisée (Serge Latouche, Vivre localement), notamment les relations interpersonnelles. Il offre une alternative aux dégâts de la globalisation qui apparaissent progressivement : développement d’un consumérisme mondial que l’environnement ne peut pas supporter, notamment en termes de consommation d’énergie fossile et de pollution liée au transport de marchandises ; tendance à la destruction des règles sociales les plus élaborées au profit de la compétitivité ; dilution du vivre ensemble à travers des relations a-personnelles qui se développent avec les médias planétaires et les formes de collectivités abstraites ; etc...
La relocalisation, à la fois de la vie économique (rapprocher l’outil de production du consommateur), de la vie sociale (enrichir les relations humaines) et politique (mise en place d’une démocratie participative), passe notamment par une réorganisation du territoire en villages urbains (par exemple l’intercommunalité) permettant de satisfaire localement le maximum de besoins. Cette forme de localisme n’est toutefois pas l’autarcie, car certaines décisions et productions se feraient à des niveaux plus larges sur la base des institutions nationales et internationales existantes. D’ailleurs le localisme n’a pas de frontières géographiques mais le principe de rapprochement maximum est la règle : par exemple passer d’une unité de production d’un autre continent à une unité dans un pays voisin peut-être une réponse localiste satisfaisante voire ultime pour un bien en particulier...
D’un point de vue technique, le localisme peut s’appuyer par exemple sur une taxation variable selon l’origine des produits finis et matières premières utilisées. Moins coercitif : le principe d’étiquette carbone, étroitement lié à la notion anglo-saxonne de kilomètres alimentaires ou food miles, peut orienter les consommateurs écoresponsables vers l’achat de produits locaux. En matière de commerce agroalimentaire, les AMAP entrent parfaitement dans le cadre d’initiatives localistes. Le localisme peut aussi donner lieu à des investissements publics dans l’appareil productif local ou encore à une promotion de léconomie sociale. Le recours à la mobilité inter-entreprises sous la forme d’une bourse d’échange de postes peut également permettre de limiter les flux quotidiens de véhicules individuels entre plusieurs territoires urbains.
Pour arriver à des distances d’échanges suffisamment limitées, la doctrine localiste induit une réorganisation structurelle de l’appareil productif via l’implantation d’une multitude d’unités de production de taille adaptée à la communauté urbaine correspondante.
Le localisme doit reposer sur des banques de gestion et d’investissement, en dehors de toute action spéculative qui fausserait le principe de proximité au profit de la rentabilité. Ce qui favorise l’implication de la collectivité dans le système financier, via des banques publiques ou coopératives voire la microfinance de manière plus marginale. Dans une forme approfondie du localisme intervient la notion de localisme monétaire.
La doctrine localiste s’inscrit par nature dans un esprit humaniste, dans la mesure où l’activité locale est un moyen pour l’homme de subvenir à ses besoins et de s’épanouir parmi les siens, et non une fin visant uniquement la prospérité de personnes physiques ou morales. Les échanges de proximité favorisent l’interaction sociale et donc les relations humaines tout en nécessitant l’implication de tous dans l’effort collectif de production, d’où l’importance de la valeur travail..."
-Localisme - Wikipédia

-Relocaliser l'économie, par Geneviève Azam
- Ecologie pratique et démarche écovillage
-Construire un monde ecologique et solidaire(Objet application/pdf)
-Serge Latouche - Wikipédia
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-Développement durable ou décroissance soutenable ?

1 commentaire:

yann 35 a dit…

Merci "mon père" pour avoir publié ici une partie de l'article... ;-) La suite effectivement sur Wikipedia et n'hésitez-pas à enrichir la page !