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samedi 8 novembre 2008

PS : quel projet ?

Jean-Pierre Le Goff remarque les efforts pathétiques de la gauche pour « maintenir ensemble les morceaux d’une identité éclatée », oscillant sans cesse entre ses conceptions traditionnelles et « une fuite en avant moderniste » censée lui attirer les bonnes grâces des couches sociales montantes__________

-"Le Parti socialiste semble aphone, pris à contre-pied au moment même où il proclamait les vertus du libéralisme. " (F.Ruffin)

Virevoltes socialistes:

"...Au delà des combinaisons politiques possibles auxquelles il donnera lieu, ce congrès a pour toile de fond une crise financière, dont l’un des premiers effets mesurables aura été le changement complet de discours des principaux dirigeants du parti. Ils ne vantent plus, comme il y a quelques semaines, les vertus d’un libéralisme — légèrement — tempéré, mais s’en sont fait des critiques féroces. Ségolène Royal estime ainsi que « la page du libéralisme est tournée », Michel Rocard s’emporte contre la science financière, qui relèverait « du crime contre l’humanité » et Bertrand Delanoë en appelle à « démolir le libéralisme économique » . Effet de la conjoncture ? Radicalisme de façade ?..."

-"...Très loin d’être un idiot sans mémoire, M. Delanoë a choisi de se placer sur la scène déjà encombrée des « pragmatiques », des « réalistes », des modérés. De tous ceux qui se soucient de présenter leur adhésion à l’air du temps comme une audacieuse transgression avec l’archaïsme de leurs aînés. Un tel registre, déjà interprété à l’étranger par MM. William Clinton, Anthony Blair, Gerhard Schröder, l’a également été en France par MM. Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn (duquel le maire de Paris s’avoue « proche idéologiquement »). Il s’agit de cibler en priorité les classes moyennes, les intellectuels et les « entrepreneurs » — tous ouverts, polyglottes, audacieux, cela va de soi. « Ami avec Arnaud Lagardère », M. Delanoë consacre en revanche moins d’efforts à soigner sa proximité avec l’électorat populaire, de plus en plus rare dans la capitale au demeurant. Et ce ne sont pas ses recommandations à « penser la mobilité », à « accepter la flexibilité », à « appliquer les méthodes du management privé aux organisations publiques » qui réchaufferont leurs rapports." (S.Halimi)

-"...Loin d’avoir été seulement victime d’une révolution conservatrice, le PS s’en est fait l’instrument. « Les glorieuses années 1980, rappelle par exemple l’économiste Frédéric Lordon, ont été celles de la grande conversion économique. 1983 : le tournant de la rigueur et sa parenthèse jamais refermée ; 1984 : la nouvelle vocation des entreprises nationalisées, c’est de faire du profit comme les autres – c’est-à-dire de finir privatisées ; 1986 : l’Acte unique – l’Europe sera un grand marché ou ne sera rien ; quant aux Etats, ils se soumettront au droit européen de la concurrence libre et non distordue ; 1986 encore : la déréglementation financière – c’est la Bourse, donc c’est moderne et vivifiant. » Les années 1990 ont prolongé un tel bilan, « de la monnaie unique façon Delors à l’actionnariat salarié façon Fabius, en passant par les privatisations Jospin et les stock-options Strauss-Kahn..." (F.L.)

-Jean-Luc Mélenchon claque la porte du Parti socialiste | Rue89
-Les enseignements du vote socialiste | Mediapart
-Parti Socialiste : les doutes des Français
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Rebatir la gauche ?

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