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dimanche 5 avril 2009

G-20 (suite): Essai à transformer

A l'aube d'un "Un nouvel ordre mondial" -selon Gordon Brown...ou opération cosmétique? Cautère sur jambe de bois?

-Le G20 semble doué de voyance : lucidité ou inconscience?

-NI succès , NI échec...Certains parlent de "G vain"

-La messe n'est-elle pas dite?
[paragraphe 3 du communiqué final: Nous estimons que la seule base solide pour assurer la pérennité de la mondialisation et l’accroissement de la prospérité pour tous consiste en une économie mondiale ouverte reposant sur les principes du marché, une réglementation efficace et de solides institutions internationales.]

-Ce qui reste à faire :Repenser la régulation des échanges commerciaux... la fonction des banques et le statut du dollar. Ce sera pour le prochain G20 ? Mais ne sera-t-il pas trop tard?...
Pendant ce temps, les malversations continuent...et l'on ne dit pas à Londres ce que l'on fait à Washington...
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-"...il y a deux guerres, celle de la communication livrée pour convaincre l’opinion publique que ses dirigeants sont à son service et qu’on pense beaucoup à elle ; et l’autre, qui est l’affrontement dans une autre dimension et selon d’autres axes, l’affrontement bien réel, en un sens, des intérêts, des conceptions, des puissances. Si l’on veut, la différence de fond entre les deux peut être ramenée à l’affaire du protectionnisme. L’anathème contre le protectionnisme est régulièrement réaffirmé, à chaque G20 et à chaque occasion ; et la chose, elle, continue à vivre de sa vie propre ; alors que les vingt du G20 signaient l’engagement vraiment plus solennel que jamais de tenir à bonne distance le monstre du protectionnisme, l’OCDE signalait que 17 de ces 20 pays avaient des pratiques qui ne peuvent être qualifiées que de “protectionnistes”...(Dedefensa)
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"Quand on dit : « Ceux qui sont responsables de la crise font partie du problème, pas de sa solution », on pense d’abord aux représentants du monde de la finance, et l’on néglige les régulateurs et les politiques qui leur avaient signé un chèque en blanc. Eux aussi semblent incapables du « thinking out of the box », comme dit l’anglais, incapables de recourir à la pensée latérale ..." (P.Jorion)

-Le G20 peine à donner le change -: "...La mécanique est globalement préservée. Les traders britanniques sabraient d’ailleurs le champagne hier soir, la Bourse de Londres bondissant à l’annonce des conclusions du G20. Pourtant la City est, elle-même, l’un des plus grands paradis fiscaux du monde. Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, des milliers de riches contribuables français ne s’y sont-ils pas délocalisés ?…
Une autre régulation, une vraie, reste donc à faire. Le défaut majeur de celle que le G20 annonce est de rester totalement aux mains d’organismes situés dans son périmètre - ignorant donc la majorité de l’humanité qui habite les pays les moins développés. Ces organismes-là sont présentés comme « indépendants ». Traduisez : inaccessibles à l’intervention du commun des citoyens. Ce sont pourtant eux qui payent le plus lourd tribut à la crise et qui seraient les meilleurs garants d’une véritable transparence, d’un contrôle des fonds publics, comme de ceux de leurs entreprises. Mais cette régulation-là induirait l’ébauche d’un dépassement du système, de l’accès à un autre âge de la démocratie, alors que le G20 n’avait en tête hier que la préservation du vieil ordre économique mondial."

G-20: ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas | Mediapart:
"...L'historique sommet du G-20 a pratiquement ignoré la question des nettoyages des bilans bancaires, dimension centrale de la crise. De même qu'il a fait totalement l'impasse sur les dérèglements monétaires, liés au statut privilégié du dollar, qui sont la cause profonde de cette crise financière, comme de toutes les précédentes depuis un quart de siècle. Historique, en effet!En revanche, Angela Merkel est contente. Elle a obtenu son paragraphe sur la surveillance des fonds spéculatifs, que les Allemands n'aiment pas voir venir troubler les petits arrangements du capitalisme rhénan. Ce capitalisme rhénan autorisant les grandes banques à verrouiller les conseils d'administration et à fermer les yeux sur toutes les dérives, stratégiques chez Daimler ou morales chez Volkswagen. Que les hedge funds n'aient pas joué le rôle qu'on leur attribue dans la crise actuelle (pas plus qu'ils n'étaient coupables de la tempête asiatique des années 1997-98) importe peu.Nicolas Sarkozy triomphe. Il a arraché de haute lutte son paragraphe sur les «paradis fiscaux», ces pelés, ces galeux, accusés de tous les maux. La Chine s'est bien fait tirer l'oreille pour préserver une certaine opacité régnant à Hong Kong, territoire qui recycle des capitaux qui viennent de la mère patrie et y retournent avec le statut d'investissements étrangers. Mais le grand bénéficiaire d'une normalisation des centres «offshores», de Singapour à la Suisse, ce serait évidemment la City de Londres (avec ses dépendances dans les îles anglo-normandes et à Gibraltar), qui verra disparaître des concurrents gênants. Observons au passage que ce sont les grandes banques internationales, encore elles, qui ont des centaines de filiales et succursales dans les paradis fiscaux, pour le compte de leur clientèle fortunée et pour y loger les structures portant leurs propres opérations hors bilan..."

-Que doit faire l'Europe face au déclin structurel du dollar? | Mediapart
"...Pour redresser ce déséquilibre structurel, «il faudrait que le taux d'épargne des Etats-Unis augmente mais toute la politique poursuivie aux Etats-Unis essaye au contraire de l'éviter, car cela signifierait une récession», analyse Patrick Artus. Ou alternativement, «que ce taux d'épargne baisse dans les pays excédentaires en Asie». Quant aux pays producteurs d'énergie, «ils ne peuvent pas dépenser sur place leurs revenus», très supérieurs à leur capacité d'investissement à domicile. Conclusion : «On ne voit pas une amélioration en quelques années du déséquilibre d'épargne entre les Etats-Unis et les pays en excédent des comptes courants.»A ce déséquilibre ancien (il existe entre les Etats-Unis et le Japon depuis deux décennies), s'est ajouté plus récemment le phénomène de l'envolée des prix (en dollar) des matières premières, sous le double effet d'une forte demande mondiale (tirée par les pays émergents qui contribuent au deux tiers de la croissance mondiale) et d'un déplacement de la spéculation, fonction dérivée de la crise financière.Comme l'explique Patrick Artus, «le dollar et le pétrole sont corrélés par un mécanisme qui fait que les pays exportateurs placent en euro une partie croissante de leurs revenus en dollar». Face à un glissement tectonique de cette nature, il faut se méfier des remèdes de Gribouille recommandés par tous les docteurs «y'a qu'à».
A ceux qui réclament une baisse des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne, Jean-Pierre Landau rappelle que «la politique monétaire ne peut ni ne doit poursuivre un objectif de taux de changes». Parce que «les principaux déterminants de l'évolution des taux de changes sont ailleurs» et que «cela reviendrait à abandonner le mandat de la BCE sur la stabilité des prix». D'ailleurs, «les pays qui visent les deux objectifs se heurtent à de très grandes difficultés et connaissent des poussées inflationnistes».
«La critique de la BCE sur les taux n'est pas pertinente», insiste Patrick Artus. Une baisse de ses taux directeurs «ne jouerait qu'à court terme» sur la relation entre l'euro et le dollar...."

-L'accord au G20 sur les paradis fiscaux suscite des réserves
-Le sommet du G20 à Londres : Vrais remèdes à la crise ou cautère sur une jambe de bois ? | AgoraVox
-G20 : on ne change pas un système qui perd
-Lutte contre les paradis fiscaux : De bien beaux discours et... une belle photo !!! | AgoraVox
-G 20 : Le Déclin de l’Occident | AgoraVox
-G20, bravo les artistes !

- De la belle ouvrage
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-G20: poudre aux yeux ?

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