Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 27 juin 2009

Karachi: piste balladurienne?


Vente d'armes si profitable

Corruption au coeur de la République?

Le secret défense en question

Une presse très discrète...
Une affaire potentiellement explosive
Mais que la suppression du juge d'instruction rendra plus difficile à élucider


Karachi: les révélations de l'homme qui a bloqué les commissions | Mediapart:
"La piste des commissions occultes prend chaque jour un peu plus d'épaisseur dans l'affaire de l'attentat de Karachi. Un «homme de main» proche des chiraquiens, le consultant en sécurité Frédéric Bauer, a déclaré, jeudi 25 juin, lors d'un entretien exclusif accordé à Mediapart, avoir été officiellement missionné «par les plus hautes autorités de l'Etat» pour mettre un terme, en 1996, au versement d'une partie des commissions dues par la France dans le cadre d'un contrat d'armement avec le Pakistan, aujourd'hui au cœur d'un potentiel scandale d'Etat.Ce témoignage inédit vient confirmer que Jacques Chirac, sitôt élu à l'Elysée en mai 1995, a souhaité bloquer les commissions négociées un an plus tôt par le gouvernement d'Edouard Balladur, à l'occasion de la vente de trois sous-marins par la Direction des constructions navales (DCN) au Pakistan, le contrat Agosta. M. Chirac aurait été persuadé qu'une partie des fonds versés par l'Etat français avaient été destinés à financer son rival dans la course présidentielle, via les fameuses «rétro-commissions». Le directeur de campagne d'Edouard Balladur était alors Nicolas Sarkozy.

L'arrêt du versement de ces commissions, dont certaines auraient été destinées à des officiels pakistanais, notamment à la frange la plus radicale de l'ISI (les services secrets), pourrait être le mobile de l'attentat de Karachi qui fit quatorze morts, dont onze Français employés par la DCN, le 8 mai 2002. C'est aujourd'hui la thèse que semblent privilégier les deux juges antiterroristes en charge de l'enquête, comme ils l'ont confié la semaine dernière aux familles des victimes de l'attentat. Deux intermédiaires libanais très proches des gouvernements français et pakistanais de l'époque, Ziad Takieddine et Abdulrahman El-Assir, avaient été missionnés par la France pour mener à bien les négociations entourant deux importantes ventes d'armes conclues en 1994: la première avec l'Arabie saoudite, portant sur la livraison de frégates (l'opération Sawari II), et l'autre, donc, avec le Pakistan, le contrat Agosta.Mais avec l'arrivée de Jacques Chirac à l'Elysée, le nouveau pouvoir en place décida la suspension du versement de commissions susceptibles de donner lieu à des rétro-commissions, comme l'a affirmé mercredi 24 juin Charles Millon, ministre de la défense entre 1995 et 1997, à Paris-Match...."

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