Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 26 août 2009

Croissance en trompe-l'oeil?


Faux remèdes

-"Bonne nouvelle : la hausse de la bourse est sans doute le prélude à une reprise économique. Mauvaise nouvelle : tous les déséquilibres passés restent en place, notamment l’exploitation de l’économie réelle par la finance, qui vient de gagner une assurance-vie sans aucune contrepartie réelle pour l’instant."(Marianne)
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-" Nos dirigeants n’ont-ils donc rien appris : Pourquoi s’acharnent-ils effectivement à créer une nouvelle bulle afin de lutter contre les dégâts causés par l’implosion de la précédente ? Les mesures Keynésiennes et autres stimuli fiscaux donnent certes l’illusion d’une reprise économique qui n’est en réalité qu’une nouvelle bulle entièrement tributaire des liquidités généreusement prodiguées par nos Etats. Ces stimuli ne règlent en rien les problèmes structurels de nos économies dont la résolution est pourtant indispensable à toute reprise durable de la croissance. Les liquidités ne sont pas le remède à nos maux, tout au plus un puissant anesthésiant permettant à nos dirigeants de gagner - encore et toujours - un peu plus de temps !" (M.Santi)

-"...Cette communication autour des banquiers permet d'atténuer la grossièreté de la situation en cette rentrée. D'un côté des traders et des banques d'investissement qui se goinfrent, un CAC40 qui retrouve des couleurs. Et de l'autre, un chômage qui explose. Le contraste est saisissant et sans le discours vengeur sur l'injustice des temps et les dérives de la finance, ledit équilibre serait impossible. En bête politique, le Président sait qu'il marche sur des œufs. La réforme de la taxe professionnelle et l'instauration d'une contribution énergie climat qui s'annoncent dès le projet de loi de finances 2010 n'arrangent pas le tableau des prochains mois et ce n'est pas la perspective d'un grand emprunt (Alain Juppé et Michel Rocard se lancent dans leur travail commun ce mercredi) qui modifiera la donne. Si grâce à la crise, les banques ont privatisé leurs profits et mutualisé leurs pertes, au final c'est le contribuable qui paye.Et paiera toujours plus. L'état des finances publiques en France ne laisse aucun doute sur la question. Les rodomontades sur la scène internationale, la sélection des banquiers en cibles mouvantes d'une thérapie collective contre les fauteurs de troubles ont cette vertu: elles distraient...." (Mediapart)

-"...Un financier comprend facilement comment il peut gagner de l'argent, mais il ne voit pas plus loin. Leur clairvoyance, leur compréhension de l'économie, est très relative. Ils savent comment faire de l'argent, dans les bons moments. Ils savent se protéger aux dépens de leurs investisseurs (…) Mais nous parlons d'un système économique bien plus complexe et global, ils ont démontré leur incompréhension totale en la matière. C'est le boulot des économistes, du gouvernement, des politiques de réfléchir à rendre viable l'ensemble du système, pour qu'il profite à tous" (J.Stiglitz)
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Une croissance illusoire - AgoraVox:
"La croissance économique globale importante ayant prévalu cette décennie jusqu’en 2007 est-elle redevable à la politique monétaire laxiste des Banques Centrales et à la dérégulation à outrance des marchés financiers ? Question subsidiaire mais cruciale pour l’avenir : une croissance stimulée par des liquidités fournies généreusement et à bas prix repose-t-elle sur des fondations saines et durables ?Une bulle spéculative se nourrit de la conviction des investisseurs et autres intervenants selon laquelle les prix d’un actif donné ne peuvent que monter. Euphorie qui les imprègne d’un sentiment de richesse - voire d’invulnérabilité - d’autant plus conforté, voire entretenu, par les actions - ou par le manque d’action ! - de la Banque Centrale. Pourquoi un investisseur hésiterait-il en effet à se ruer sur un actif - même très largement sur évalué - dès lors que sa propre Banque Centrale est toute disposée à lui procurer force liquidités qui viendront tout naturellement se loger dans cette bulle qui retrouvera dès lors un nouveau souffle ? Pourquoi les Banques Centrales ne seraient-elles pas autant responsables de la formation des bulles spéculatives que l’investisseur de base ? Ayant accédé à la Présidence de la Réserve Fédérale US en 1987 lors du crash boursier, Alan Greenspan réagit en son temps en réduisant agressivement les taux d’intérêts Américains. Scénario qui fut rejoué en 1998 lors de la débâcle du fonds LTCM et - de manière encore plus spectaculaire - en 2000 à l’occasion de l’implosion de la bulle des valeurs technologiques...Cette même Banque Centrale Américaine qui faisait preuve d’une empathie exemplaire à l’occasion des crises boursières se montrait passive - voire complice - dès lors que le crédit et que les capitalisations boursières s’emballaient. Les bourses, investisseurs et spéculateurs doivent ainsi une fière chandelle à nos Banques Centrales...En fait, nos Banques Centrales ont activement contribué à la déstabilisation financière et aux crises économiques subséquentes en encourageant les épisodes successifs d’escalades boursières de ces quinze dernières années ! Effectivement, le métier de spéculateur et d’investisseur en était devenu facile : le "moral hazard", cette indispensable analyse des risques préalable à toute prise de position, n’avait plus sa raison d’être puisque la Banque Centrale - devenue ange gardien - pratiquait une politique monétaire dont l’asymétrie agirait de toute façon comme une bouée de sauvetage généralisée ! Dans le cadre de la crise actuelle, nos autorités monétaires nous ainsi ont généreusement noyé dans un océan de liquidités afin d’anesthésier les appréhensions des Banques à accorder des crédits tout en forçant au placement boursier. Et voilà qu’au fil des récessions de ces dernières années les investisseurs et les Banquiers ont développé une mentalité d’assistés tirant au maximum parti des périodes fastes et tablant en période de troubles sur la baguette magique des Etats dont l’intervention ramènerait une croissance dont tout le monde sait pourtant qu’elle est artificielle...La Chine est ainsi le dernier exemple en date où le Gouvernement s’efforce de perpétuer artificiellement l’essor économique au lieu de laisser son économie s’adapter - certes douloureusement - aux baisses des exportations vers l’Occident. L’expansion monétaire chinoise au pas de charge de 30% annuellement contraint ainsi les liquidités à se loger dans tous les secteurs d’activité, de l’immobilier à la bourse, en gonflant une sorte de méga bulle qui fera des ravages lors de son implosion ! N’ayant rien appris des méfaits Occidentaux, les autorités et les Banques Chinoises préfèrent inonder leur économie de liquidités plutôt que de risquer aujourd’hui un ralentissement économique qui fragiliserait le pouvoir en place. Ou quand Keynes vient à la rescousse du Parti Communiste Chinois...Si les enseignements de Keynes sont précieux en terme de relance de la demande aggrégée, ils demeurent néanmoins déficients dès lors qu’il convient de s’attaquer aux déséquilibres structurels et ne doivent en tout état de cause pas s’appliquer dans le cadre d’une récession provoquée par l’implosion d’une bulle. Nos dirigeants n’ont-ils donc rien appris : Pourquoi s’acharnent-ils effectivement à créer une nouvelle bulle afin de lutter contre les dégâts causés par l’implosion de la précédente ? Les mesures Keynésiennes et autres stimuli fiscaux donnent certes l’illusion d’une reprise économique qui n’est en réalité qu’une nouvelle bulle entièrement tributaire des liquidités généreusement prodiguées par nos Etats. Ces stimuli ne règlent en rien les problèmes structurels de nos économies dont la résolution est pourtant indispensable à toute reprise durable de la croissance. Les liquidités ne sont pas le remède à nos maux, tout au plus un puissant anesthésiant permettant à nos dirigeants de gagner - encore et toujours - un peu plus de temps ! (M.Santi)

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