Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 10 février 2011

Bonne nouvelle...


Les bonnes nouvelles sont trop rares pour ne pas être saluées



_Denis Robert blanchi pour avoir dit que Clearstream blanchissait

_Pour une fois, le pot de terre a gagné...
Son travail de fourmi et son obstination courageuse n'ont pas entamé le pouvoir et les pratiques de Clearstream, mais ils ont ouvert une brèche importante dans l'omerta. La crise financière et ce que nous savons maintenant de certaines pratiques bancaires a sans doute facilité la réhabilitation...
Denis Robert, le "poil à gratter", is back et redonne un sens à la notion de journalisme, dans l'affaire et
"l'affaire dans l'affaire"
"Le journaliste doit toujours être un contre-pouvoir. Un poil à gratter. Je ne vais pas déroger à la règle."(D.R.)
« Que font les penseurs de métier au milieu de ces ébranlements ? Ils gardent encore leur silence. Ils n'avertissent pas. Ils ne dénoncent pas. Ils ne sont pas transformés. Ils ne sont pas retournés. L'écart entre leur pensée et l'univers en proie aux catastrophes grandit chaque semaine, chaque jour, et ils ne sont pas alertés. Et ils n'alertent pas. L'écart entre leurs promesses et la situation des hommes est plus scandaleux qu'il ne fut jamais. Et ils ne bougent point. Ils restent du même côté de la barricade. Ils tiennent les mêmes assemblées, publient les mêmes livres. Tous ceux qui avaient la simplicité d'attendre leurs paroles commencent à se révolter, ou à rire..." (Nizan)

_Il a gagné son ultime bataille contre Clearstream:
"Le 16 octobre 2008, l'ancien journaliste de Libération avait été condamné en appel pour avoir assuré, dans un documentaire sur Canal + intitulé Les dissimulateurs ainsi que dans deux ouvrages, Révélation$ et La Boîte noire, que la société Clearstream avait blanchi de l'argent sale. Il avait été condamné à payer 4.500 euros de dommages et intérêts ainsi que plusieurs milliers d'euros de frais de justice._Clearstream avait par la suite proposé un arrangement à Denis Robert, que celui-ci avait refusé. Il avait alors formé un pourvoi en cassation. Dans un arrêt rendu jeudi, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation a donné raison au journaliste et a cassé la décision de la cour d'appel de Paris en relevant «l'intérêt général du sujet traité et le sérieux constaté de l'enquête».
_La fin de dix ans de combats judiciaires... En 2008, après des luttes épuisantes et ruineuses, il jetait l'éponge, abandonné de beaucoup, sauf de son comité de soutien et de quelques rares personnes. Certains journalistes l'avaient marginalisé, d'autres s'étaient moqué de son action (1)
Tout est à nouveau possible...

Merci Denis!
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Denis Robert et AgoraVox

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