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lundi 29 août 2011

Libye: faits et mythes

Information en question

la premiere victime d'une guerre c'est la verite


Source : Citation - La première victime d'une guerre, c'est la vérité. - Dicocitations - citation

La première victime d'une guerre, c'est la vérité

___________Que se passe-t-il vraiment en Libye?

_Décrypter cette aventure politico-militaire aux enjeux géostratégiques peu clairs, qui apparaissaient déjà comme tels dès le début, est pour l'instant une gageure .
Suivre les événements en Libye n'est pas chose facile
Entre communiqués officiels,
rumeurs et témoignages contradictoires, comment se faire une opinion sur le sens des événements en cours?
_Malgré les communiqués triomphants, les images euphoriques, une presse à la remorque des communiqués parfois contradictoires...une ère de grande incertitude semble s'ouvrir.
La guerre de Nicolas Sarkozy finit en eaux troubles. Le pays va-t-il entrer dans une époque de "somalisation"?
Les questions fleurissent, vu la communication discutable et partielle sur le déroulement des opérations, pour le moins chaotiques. Il convient d'être prudent mais il faut bien esquisser quelques hypothèses...
__Ira-t-on jusqu'à affirmer que, derrière le chaos apparent et la mise en scène médiatique des événements, se joue une
musique dont nous ignorons tout pour l'instant. Difficile de l'affirmer, même si on peut légitimement avoir des doutes. On peut ne pas partager tous les points de l'analyse de Michel Collon et souhaiter pour le peuple libyen une installation rapide d'une démocratie jusque là inconnue, mais on sait maintenant que l'opération de l'OTAN était planifiée bien avant le printemps arabe, selon certaines sources, notamment anglaises...
Et la démocratisation de la Libye n'était pas l'objectif premier de l'engagement.
Les flux pétroliers vont changer de mains... Cher pétrole!
Contrôle Total?
_On ne peut pas ne pas penser au projet d'invasion de l'Irak décidé au lendemain du 11/29, si l'on en croit ce document.
Relativement facile d'initier une guerre, plus difficile d'en contôler le cours et d'en maîtriser les conséquences...

_____Le point de vue le plus intéressant et nuancé me semble bien être celui de cet
historien belge (et ICI) qui a enquêté sur place et qui montre bien la complexité du problème, en opposition avec les caricatures souvent simplistes ou orientées que nous offrent souvent les medias officiels.
Selon lui, nous ne serions qu'au début d'un processus de délitement sans doute souhaité du pays, vu les divisions profondes d'une coalition hétéroclite de circonstance.
"La question n’est donc plus de savoir ce qu’il adviendra du régime de Mouammar Kadhafi, mais de savoir quel sera l’avenir d’un pays tiraillé de toutes parts : c’est maintenant que la guerre civile pourrait vraiment commencer."
Ce risque est souligné aussi par R.Fisk, de l'
Independent.
__La situation est en tout cas périlleuse
"...Walid Gheriani, un jeune ingénieur qui a pris les armes il y a plusieurs semaines pour se rendre dans les montagnes du Djebel Nefoussah et mener la libération de Tripoli, est au bord des larmes. Un des commandants de sa katiba (brigade) vient de lui arracher son badge et a voulu lui confisquer sa kalachnikov. Selon lui, ce commandant, qui est toujours resté en arrière de la ligne de front, est jaloux des succès militaires de l'unité de Walid, qui a ouvert la route dans la capitale. « Je n'ai pas risqué ma vie pour cela ! », plaide-t-il dans un bon anglais. « Ce n'est pas le temps de la politique et des ego. Nous vivons un moment critique, il y a des armes partout, le pays n'est pas sécurisé. Si l'on tombe dans des querelles politiques et que l'on échoue à améliorer la vie des gens, je suis sûr que, dans quelque temps, on entendra dire : "Ah, Mouammar, il était pas si mal..." »

Jeune combattant rebelle posant sur le monument célébrant l'échec des bombardements américains de 1986. [Jeune combattant rebelle posant sur le monument célébrant l'échec des bombardements américains de 1986.© T.Cantaloube]

...Un peu plus loin, dans ce même quartier bourgeois farouchement anti-kadhafiste, un professeur d'université, la cinquantaine, fait le tour des jeunes qui déambulent avec une mitraillette ou un pistolet à la main. Il note leur nom et le type d'arme qu'ils possèdent. « Il faudra à un moment ou à un autre les désarmer, alors je recense les engins en circulation », explique-t-il. « Il y en a qui ont reçu des armes pour la libération de Tripoli, mais il y en a énormément qui en ont récupéré lors de la chute de Bab al-Azizia. Nous ne pouvons pas devenir un pays où chacun possède une arme de guerre chez lui. Ou alors, cela présage mal de notre avenir... »(Mediapart)_________________________

_____________Ce qu'on peut dire, en tous cas, c'est que la désinformation est grande et que les échos qui nous parviennent ont quelque rapport avec les ombres que les prisonniers percevaient sur les parois de la fameuse caverne de Platon. __La propagande a encore de beaux jours devant elle.

_Sur la Syrie aussi, il y a beaucoup à dire sur ce qui filtre à travers nos médias...
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Les livraisons d’armes continuent: " Le Times de Londres révèle ainsi que les britanniques ont continué de livrer des armes en Libye, au Yémen et à Bahrein en plein printemps arabe."
-L'OTAN aurait-elle oublié l'objet de sa mission en Libye ?
-De la Libye
-Rébellion populaire et desseins impérialistes
-Londres a fait appel à des traders dans la guerre du pétrole contre le régime du colonel Kadhafi

"...Y penser toujours, n'en parler jamais : telle pourrait être la devise des pays comme des compagnies qui ont soutenu les rebelles vis-à-vis du pactole pétrolier libyen. Déjà présentes sur place avant le conflit, Total, BP, Shell et Vitol entendent prendre leur part du gâteau en délogeant l'opérateur historique, l'italienne ENI. La course aux réparations des puits libyens endommagés et aux licences d'exploration-production à venir fait rage en coulisses. Très légères, contenant peu de soufre, les huiles extraites à bas coût du sous-sol libyen sont très recherchées par les raffineurs européens..."

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