
Nous aimons les classifications sommaires, bien manichéennes.
Nous distinguons les bons, surtout ceux qui supportent notre compagnie ou qui ont un aspect avenant...et les mauvais, ceux qui nous font peur, qui nous révulsent, ceux que nous appelons nuisibles ou incommodants, répulsifs...
Certes, nous aimons bien l'abeille pour son nectar, quoique nou

Mais nous n'avons aucune tendresse pour les fourmis, par exemple, qui sont pourtant remarquablement organisées et qui ont un rôle important dans l'équilibre de la nature.
Même les mouches m

-Pour les invisibles, comme les microbes, par exemple, nous n'en voyons injustement que les aspects néfastes.
-Les bactéries, notamment, nous sont très utiles.
"Leur rôle sur la planète ne se limite pas à provoquer occasionnellement des épidémies, loin de là. L'oxygène, qui nous est indispensable, a commencé à s'accumuler dans l'atmosphère il y a deux milliards d'années grâce à l'action de bactéries photosynthétisantes. Et l'organe qui permet aux plantes d'as

Notons encore que
-Les vers de terre, ces tr

-La taupe, jugée importune, est plus utile qu'on ne le croit.
-La chauve-souris , tant redoutée, a une structure sociale complexe.
Bref, bien des animaux ne trouvent pas grâce à nos yeux ignorants, comme le vautour, qu'on réhabilite aujourd'hui, ainsi que loup, longtemps diabolisé.
____Nos petites classifications sommaires sont surtout le reflet de notre ignorance et de nos diverses peurs, personnelles et culturelles .
La méfiance, la crainte, la répulsion sont à la source de fantasmes , qui peuvent aussi parfois idéaliser des espèces que nous jugeons attrayantes.
L'anthropomorphisme spontané ou élaboré, à travers le prisme de notre subjectivité, est une vieille attitude, dont il subsiste bien des restes. Difficile pour l'homme de ne pas juger ce qui n'est pas lui, ce qui lui est étranger, voire étrange, à partir de ses propres schémas de référence internes, voire intimes. La moralisation du monde animal en est la conséquence logique.
Des animaux, que l'on jugent parfois cruels, nous ressemblent-ils vraiment?
______Le mystère de l'animalité nous dépasse et nous perturbe.
L'ambivalence est grande, même dans notre rapport aux animaux domestiques.
La fascinante biodiversité animale nous laisse trop souvent indifférents.

Il fut un temps pas si lointain où des procès d’animaux avaient lieu.
Le Moyen âge nous en offre maints exemples. (Pas de chance, le cochon!)
Une pratique qui n'a pas tout à fait disparu, si l'on en croit ce fait divers récent relevé en Israël, où un chien fut condamné à la lapidation.
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