_______________L'Europe n'en a pas fini avec l'Espagne...
_____________________________________La saignée espagnole continue: le malade pourrait mourir guéri...
Même si des citoyens s'organisent dans la crise, les problèmes s'aggravent, malgré un récent petit excédent commercial (conséquences d'importations plus réduites dues à un effondrement du pouvoir d'achat...) Certains ministres osent tout de même un humour cynique.
La socialisation des pertes va bon train. La crise dépasse le simple aspect économique. Les dégâts sont partout (sauf pour quelques uns). Le pessimisme généralisé compromet un sursaut.
La question apparaît dans les conclusions du Rapport sur la démocratie en Espagne 2013 de la Fondation Alternativas, élaboré avec le concours de nombreux experts. « Les politiques économiques actuelles ne sont pas démocratiquement durables », a affirmé, lors de la présentation de l’étude le 12 juin, la sociologue Belén Barreiro, ex-présidente du Centre de recherches sociologiques (CIS) et directrice du laboratoire d’Alternativas. Car ces politiques ont pour résultat d’accroître la pauvreté et de rendre la « société plus duale, inégale et divisée ».
Le sous-titre de ce rapport de 258 pages en dit long : Un grand saut en arrière. La santé de la démocratie espagnole s’est progressivement détériorée depuis 2008 (année de lancement du premier rapport de cette fondation proche du PSOE) mais a brutalement chuté l’année dernière : le système était noté 5,2 contre 6,2 en 2008. Une baisse d'un point, dont six dixièmes sur la seule dernière année...
L’Espagne est aujourd’hui affaiblie parce qu’aucune politique de redistribution n’a été mise en place en période de croissance et que les inégalités n’ont donc pas été réduites alors. Incontestablement, « l’explosion du chômage » et ses répercussions de plus en plus fortes sur les chefs de famille ont amplifié le phénomène comme jamais. Selon Luis Ayala, les « changements rapides dans la structure salariale » et la baisse des salaires ont contribué au renforcement des inégalités. Autrement dit, ce qui atténue le plus les écarts sociaux, ce sont « les pensions, les impôts, la santé et l’éducation, précisément les piliers auxquels on est en train de toucher ».

_____________________________Point de vue sur le nouveau miracle espagnol
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1 commentaire:
Le cynisme des ministres de ce gouvernement n'a pas de bornes:
Le départ forcé des jeunes diplomés espagnols à l'étranger est appelé "Esprits aventureux" ou "mobilité géographique".
ils font passér des lois idéologiques comme celle sur l'avortement ou l'éducation (faisant la part belle à l'enseignement privé et l'église) qui nous ramène plus de 30 ans en arrière.
la classe moyenne s'appauvrit chaque jour d'avantage alors que les riches eux (les politiciens et leurs familles, amis), eh bien s'enrichissent bien sûr !
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