Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 17 juin 2013

Fukushima 

 Dernières nouvelles
_______________ La chape de plomb se maintient sur cette bombe à retardement.
Le silence médiatique sur un drame qui continue à se jouer là-bas ne doit pas faire illusion.
La situation est toujours aussi périlleuse, exposée au moindre accident et génératrice de graves problèmes de santé présents et futurs.
La décontamination se fait dans le pires conditions.
C'est le silence qui s'installe lourdement sur ces opérations, les risques pour le personnel et la population, soumise à des informations partielles ou biaisées. La désinformation ne faiblit pas, de manière souvent indirecte. La plupart des medias ne sont pas en reste.
Même Le CNRS participe à cette omerta:
 "...Ses estimations ont été contestées par l’Union of Concerned Scientists (qui annonce 25 000 morts), ou par l’Académie des sciences de New York (qui en annonce entre 211 000 et 245 000, 15 ans après la catastrophe)....
 Le désastre de Fukushima, c’est une diffusion de césium 137 dans l’atmosphère 500 fois plus importante qu’à Hiroshima, d’après le physicien artisan du nucléaire japonais Anzai Ikuro. C’est aussi, selon le Norwegian Institute of Air Research, la plus grande émission de gaz rare xénon 133 connue en dehors des essais nucléaires : plus de deux fois les émissions de ce gaz à Tchernobyl. C’est aujourd’hui, selon TEPCO, une activité de 10 millions de becquerels en provenance de la source Fukushima Daiichi relâchés à chaque heure.
C’est un tiers du département de Fukushima contaminé à un taux supérieur à 37 000 becquerels par mètre carré (pour le seul césium 137), et au moins treize départements contaminés, le tout représentant 8 à 10% du territoire japonais.
C’est 1 532 barres de combustible de 300 kg et de 4 mètres de long chacune, stockées dans la piscine du réacteur n°4, au cinquième étage d’un bâtiment qui menace, à la première secousse, de s’effondrer, suscitant ce commentaire laconique du Pr. Hiroaki Koide,( spécialiste des réacteurs à l’université de Kyoto : « Ce serait la fin »..." (1)

__Pourtant un récent rapport accablant de l’ONU met en évidence les dangers présents et à venir pour des populations mal informées.
Beaucoup de chiffres officiels sont  manipulés, concernant notamment le développement des cancers de la thyroïde. Les vrais problèmes sont pour demain...
Une population désespérée et/ou résignée.
Le nucléaire serait-il l'énergie du désespoir?
_________________________________________________________

Aucun commentaire: