Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

vendredi 6 septembre 2013

Chemin de Damas

Un chemin semé d'embûches                                        __[Quelques questions]_
                                              Est-il possible de faire le point sur la tragédie syrienne, une situation volcanique, qu'on a laissé devenir inextricable, par indifférence ou par intérêt?
Après avoir longtemps tergiversé, la révolution brouillée aboutit à une situation qui apparaît à court terme sans issue militaire. Quelle place peut-il rester pour la diplomatie, la seule solution qui vaille?
Y aller ou pas? commence-t-on à se demander dans les chancelleries. Oui, peut-être, on verra, attendons...
 L'indignation ne peut tenir lieu de politique étrangère. La France a tout à perdre à se lancer dans une aventure hasardeuse à la remorque des États-Unis.
Punir ou changer la donne? Une réponse forte, c'est à dire rien du tout...
Il n'y a que de mauvaises réponse par rapport à une situation où les Syriens sont abandonnés à leur sort depuis deux ans. 
Un casse-tête géopolitique et un bourbier médiatique.
    « La première victime d’une guerre, c’est la vérité » (Kipling)   « En temps de guerre, la vérité est si précieuse qu’elle doit être protégée par un bouclier de mensonges » (Winston Churchill.)
                La propagande est une donnée qu'il faut prendre en compte, comme dans tout conflit
Les mensonges d'Etat, on connaît, surtout depuis la guerre d'Irak, qui, au lieu de régler les problèmes, n'a fait que créer le chaos. Le désordre créateur, disait-on à Washington.... L'exemple libyen est à méditer....
Certaines sources syriennes d'opposition remettent en question la responsabilité de l'utilisation de gaz de combat.
L' émotionnel est exploité au détriment de l'analyse..
Quels sont les objectifs inavoués?
           A-t-on exploité toutes les possibilités de négociations en temps voulu?
"... C’est Kofi Annan, l’envoyé de l’ONU pour la Syrie (« Sur la Syrie, à l’évidence, nous n’avons pas réussi », LeMonde.fr, 7 juillet 2012), qui le déclarait : aucune des deux parties n’a vraiment essayé, en avril 2012, lors de l’envoi d’observateurs internationaux, de mettre fin aux combats. Et si l’appui de l’Iran, de la Russie et de la Chine à Damas a durci la position du président Bachar Al-Assad, le refus des Occidentaux, Français compris, d’appeler l’opposition à respecter un cessez-le-feu a aussi mis de l’huile sur le feu. A aucun moment ni les Occidentaux, ni Paris n’ont cru en la mission Annan et n’ont fait le moindre effort pour qu’elle réussisse.
Pourquoi ? Parce que l’objectif prioritaire de nombreux protagonistes (Occidentaux, pays du Golfe) est de faire tomber le régime dans le but d’atteindre l’Iran. Leur stratégie s’inscrit dans une jeu géopolitique dangereux, dont les droits humains ne sont qu’une dimension. La Russie et la Chine, favorables à des pressions sur Téhéran mais hostiles à une aventure militaire, s’opposent, bien évidemment, à cette stratégie. « Tout cela est un jeu géopolitique joué avec le sang syrien, m’expliquait, ulcéré, un intellectuel de Damas. Poutine et Obama devraient rendre des comptes devant la justice internationale... »
    Frapper la Syrie serait une aventure hasardeuse.
 La BHLisation des esprits atteind même le journal de référence (1)
Notre Président sait-il où il va?(2)
Et les Droits de l'Homme dans tout ça?  Les donneurs de leçon ont parfois la mémoire courte.
        La paix est-elle encore envisageable dans un espace où l'on a contribué à réveiller de vieux démons, pour satisfaire des intérêts?
The Nation
"...Il n'y a pas d'endroit où la stratégie de guerre permanente a échoué plus misérablement qu'au Moyen-Orient. A long terme, le renversement de Mossadegh en Iran, l'aventure du canal de Suez, les nombreuses guerres israéliennes, les deux guerres du Golfe, les menaces et sanctions d'abord contre l'Irak, ensuite contre l'Iran, n'ont rien accompli d'autre qu'augmenter le  sang versé, la haine et le chaos. La Syrie ne peut être qu'un nouvel échec occidental sans un changement radical de politique.
Le véritable courage ne consiste pas à envoyer des missiles de croisière pour exhiber une puissance militaire qui devient de plus en plus inefficace. Le véritable courage consiste à rompre radicalement avec cette logique mortifère: obliger Israel à négocier de bonne foi avec les Palestiniens, convoquer la conférence Genève II sur la Syrie, et discuter avec les Iraniens de leur programme nucléaire, en prenant honnêtement en compte les intérêts légitimes de l'Iran en matière de sécurité et d'économie..".
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- La Syrie est-elle un piège ?
-Le jour d'après
- La rébellion gangrenée par les islamistes
- Noam Chomsky: La Syrie va droit au suicide
-Enjeux gaziers
-Le Qatar et l'oléoduc.
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