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samedi 10 janvier 2015

Merkel: "assainir" la Grèce

Elle a osé
                Ce que la chancelière se refusait absolument à faire, voilà que maintenant cela devient possible.
      L'euro déclaré irrévocable devient à ses yeux réversible.
A quel jeu joue-t-elle?
    On sent le piège,  le chantage,  à l'approche d' élections grecques, quatre semaines sous haute tension, qui risquent de faire basculer le rapport des forces en présence, dont l'enjeu est  européen.
   Le chiffon rouge est agité, , la pression se fait sur les électeurs grecs, alors que le parti risquant d'être majoritaire n'a rien de révolutionnaire. Il est juste pragmatique. Mais il veut revoir la logique du fonctionnement des institutions européennes.
Là est la faute. Il perturbe le jeu de la droite et l'exercice de la Troïka...
     Les masques tombent.
  Derrière toute cette mascarade, on craint que le laboratoire grec  n'implose et peut-être l'euro  lui-même.
  C'est la fin probable d'un cycle  qui s'annonce, peut-être la fin d'un système qui se débat dans ses contradictions. Démonstration sera faite que les marchés n'ont pas tout pouvoir.
  L'affaire n'est pas économique. Elle est d'abord politique.
La chancelière et la droite quelle représente peuvent-elles encore « écouter »?
   Comme dit Paul Jorion:
        Mme Merkel, Alexis Tsipras, en Grèce, vous dit qu’il faut faire l’Europe autrement. Vous lui répondez, en compagnie de M. Wolfgang Schäuble, votre ministre des Finances, que l’Allemagne n’est plus opposée à ce que la Grèce quitte la zone euro.
Mme Merkel, vous êtes une femme intelligente, et penser que vous ne comprenez pas ce que dit M. Tsipras serait vous insulter : il dit qu’il faut faire l’Europe autrement. Personnellement je comprends très bien ce que dit M. Tsipras : cela me paraît très clair, et il se fait par ailleurs que je suis d’accord avec lui.
  En répondant, comme vous le faites, que la Grèce peut quitter la zone euro, vous dites que l’Europe se fera de la manière dont VOUS l’entendez et pas autrement.
   C’est George Soros qui a affirmé il y a quelques années que si l’Allemagne n’aimait pas la zone euro, elle pouvait la quitter. « Love it or leave it! », comme disent les Américains. Comme vous faites semblant de ne pas comprendre, le moment est peut-être venu de vous le rappeler.
 Il y a une alternative cependant, Mme Merkel, à faire semblant de ne pas comprendre, cela s’appelle « écouter », et cela vaut non seulement pour vous mais également pour M. Schäuble.." 
__Samaras: Moi ou le chaos?

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