Achetez de l'or! nous dit-on, ici ou là.
Différents pays rapatrient de l'or ou refont leur réserve, dans un climat de défiance entre puissances.

Symptôme de frilosité, de crainte réelle en période de crise financière et monétaire, de tensions politiques... illusion fétichiste?
Alan Greenspan (qui s'est souvent trompé_--_la crise des subprimes, c'est lui!) invite à trouver dans l'or un refuge, au vu de la catastrophe qu'il annonce, suivi par certains qui font négoce du métal jaune.
Cette relique barbare (selon l'expression de Keynes) est-elle en train de vouloir servir de digue au retour de nouvelles tourmentes financières?
L'instabilité bancaire, la création démesurée de devises non adossées à des biens réels, la fin programmée du dollar, la démesure des déficits... rendraient-ils le retour à l'or nécessaire, voire urgent?


Point de vue que ne partage pas la doctrine libérale, l'école libertarienne, en particulier, hostile aux banques centrales et à toutes formes de régulation monétaire.
Le retour à l'étalon or ne fait donc pas l'unanimité, loin de là.
On peut toujours faire son marché, mais la déception risque d'être grande.Tout ce qui brille, même l'or, n'est pas une garantie. Encore faut-il en définir la valeur, qui n'est que conventionnelle. On peut mourir de faim sur des montagnes d'or.
La monnaie, quelle qu'elle soit, réalité de nature essentiellement politique, d'une rare complexité, est marquée par une profonde ambivalence ___ (*)
Tous à vos cassettes?
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