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vendredi 20 février 2015

Grèce: sottise de l' Eurogroupe.

Grexit ou pas?
_____________ Ultimatum!
                                          On parlait de tournant...
            Les rapports se durcissent. Le vocabulaire devient guerrier.La Grèce n'accepte pas et s'engage d'abord à résoudre la crise humanitaire qui s'aggrave. 
     D'après Varoufakis, il existe une tension entre deux principes : d'un côté, la continuité de l'État grec, qui fait que le gouvernement grec doit respecter ses engagements passés, et de l'autre, les règles de la démocratie et du scrutin populaire. « Décréter des ultimatums, donner la priorité à un principe (celui de la continuité de l'État grec – ndlr) par rapport à un autre (celui de la démocratie – ndlr) ne manquerait pas d'avoir des répercussions négatives sur l'ensemble du projet européen »
    Les Grecs veulent en finir, pas seulement avec le piège de la dette…qui, chacun le sait aujourd'hui, ne pourra jamais être payée. Alors... On croit rêver...
    C'est NEIN! Même Daniel Cohn-Bendit le reconnaît:  l’Allemagne sous-estime l’épuisement de la société grecque
Wolfgang fait la morale à Yanis
    Une société devenue fantôme, parce que utilisée comme une sorte de laboratoire, à qui on avait imposé un remède qui tueLes Grecs paient de leur poche les médicaments...Pour beaucoup, c'est la simple survie qui est en question.
  Un remake...
_______L'eurogoupe se braque dans ses principes rigides, la misère étant négligeable.
Un aveuglement qui confine à la sottise
   Joseph Stiglitz  ( les Echos du 12 février 2015), sous l’intitulé « La morale de l’Histoire grecque », démontre que « ce n’est pas la restructuration de la dette, mais son absence qui est immorale » et  n’hésite pas à écrire que « l’on a moins besoin d’une réforme structurelle de la Grèce que d’une réforme de la Zone euro ». Dans un article publié le même jour, Martin Wolf, dans Le Monde, en plaidant pour que les discussions en cours se focalisent sur un deal portant sur « des réformes profondes et radicales en échange du desserrement des liens de la dette » titrait : « Il faut négocier calmement avec la Grèce ». Auparavant, dans Les Echos du 11 février, l’excellente analyse de la rédaction sous la plume de Catherine Chatignoux, s’était attachée à mettre en exergue « l’entêtement coupable du FMI face à la crise grecque »
___Un rapport de forces et un jeu à plusieurs bandes, une sorte de  poker menteur? Plutôt un chantage.
     Et pourtant, selon VGE, l'eurogoupe se trompe lourdement. Il se tire une balle dans le pied...(*)
 En dix jours, le nouveau gouvernement grec n'a pas fait qu'effrayer les marchés. Il a aussi remis en question un des fondements de l'UE : la supériorité de la "rationalité" économique sur le pouvoir démocratique.
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(*)  Il fut un temps où...
   A la fin des années 1970, l’européiste Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’il fallait absolument faire entrer la Grèce dans la Communauté européenne. Il disait qu’ « on ne fait pas jouer Platon en deuxième division ».(l'express.fr)
    En 1992, Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’il fallait absolument voter « oui » au traité de Maastricht, parce que ça allait créer une monnaie unique, parce que les nations européennes pouvaient avoir la même monnaie, ET DONC ça allait soi-disant créer de la croissance économique, du progrès social, des créations d’emplois, du dynamisme industriel, des progrès démocratiques, la baisse du chômage, et patati, et patata.
« Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)
  Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’une Europe sans la Grèce, c’est comme un enfant sans certificat de naissance.
   Valéry Giscard d’Estaing, par ailleurs l’un des fondateurs du système monétaire européen en 1979, se souvient qu’à la fin des années 1970, l’Allemagne s’était déjà montrée très réticente à accueillir la République hellénique au sein de ce qu’on appelait alors la CEE. «Mais une Europe sans la Grèce aurait été comme un enfant sans certificat de naissance», illustre l’ancien président, qui fait référence à l’héritage culturel laissé par les penseurs, poètes, philosophes ou encore dramaturges grecs qui ont forgé les bases de notre culture...
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 Points de vue:
___Swissleaks, Grexit: deux amusantes maladies européennes
___La Grèce est dans une situation favorable pour sortir de la zone euro
___Le vrai coût de la dette grecque
___Annuler la dette grecque ne coûterait pas 650 euros par Français 
___La formule proposèe par le gouvernement grec pour restructurer la dette est une bonne idée.
___Dette: combien la France coûte-t-elle à la Grèce ?
___Retour sur six ans de politique européenne calamiteuse
___ Premières leçons de la tragédie grecque
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