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mardi 14 avril 2015

Le combat de Naomi

           Une femme aux yeux ouverts
                                                         Chroniqueuse et économiste, la journaliste canadienne est une des rares consciences éveillées d'Outre-Atlantique.
  Elle est aussi militante, ce qui est sa cohérence.
Elles devenue très connue avec son ouvrage majeur La stratégie du choc.
    Ce livre fut une révélation pour beaucoup, qui trouvèrent une cohérences dans des événements mondiaux dispersés, paraissant sans relation. Sa grille de lecture fut très discutée et le plus généralement appréciée.
    Le film qui en fut extrait ne fut pas à la hauteur de l'ouvrage, mais mérite tout de même le détour.
La théorie du choc: un vieux procédé que le néolibéralisme sut utiliser à maintes occasions pour imposer ses normes.
Ce fut un appel  à la résistance et à la sortie de l'aveuglement politique, du sentiment de fatalité.
 _______Récemment, ce sont les problèmes climatiques qui l'intéressent. Elle insiste sur le lien organique entre le développement actuel du capitalisme et les question toujours plus pressantes d'écologie, remettant en question la fonction prédatrice d'un système fonctionnant à très court terme, dans sa logique actuelle.
   Sachant ce que nous savons, elle n'est pas seule à proclamer que notre avenir économique ne peut avoir un sens que si la logique productive mondiale se modifie en profondeur. C'est une urgence.
     Elle lance une alerte rouge, comme dit la Tribune, pour dépasser la vanité des conférences sur le climat qui se suivent et se ressemblent toutes, par leur caractère purement rituel. Nos élites, se donnant bonne conscience, passent à côté des vrais problèmes. 
    Ce n'est pas le climat qu'il faut sauver, mais tout le système. 
C'est un seul et même combat 
      Comme le souligne le Monde:  L’argument de Naomi Klein repose sur une prémisse qui fait de plus en plus consensus. L’objectif de limiter la hausse de la température moyenne du globe à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle a très peu de chance d’être atteint. Au rythme croissant où vont les émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis que l’humanité a pris conscience du problème, il faudrait cesser totalement d’en produire dans vingt-cinq ans. C’est donc vers au moins 4 °C de réchauffement que nous nous dirigeons...
     Insistant sur l'urgence de la prise de conscience et de la tâche, elle donne, sans sombrer dans le catastrophisme, des raisons d'espérer. 
       Une femme aux yeux ouverts. Peut-être trop optimiste...
 "...Les gens sont tentés de baisser les bras. Ils disent qu’il n’y a aucun progrès possible tant que nous vivons dans des «démocraties fossiles». Aux Etats-Unis, les frères Koch, qui financent le Tea Party, tirent leur fortune du pétrole… Certains parlent de prodiguer des soins palliatifs à la planète et de tout abandonner. La plupart du temps, ce sont des intellectuels des pays du Nord, privilégiés, qui pensent que tout ira bien pour eux quand ils regarderont le monde brûler depuis leur campagne anglaise. Mais j’ai appelé ce livre Tout peut changer parce qu’à partir du moment où vous vous engagez sérieusement sur le climat, ça a un effet domino. C’est excitant, car ça rassemble tous les sujets. Et c’est un combat pour la démocratie, la vraie." ((Libération)
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