Des négociations compliquées, dont il reste des traces.
Un bilan pour l'instant plus que contrasté.

On ne peut pas ne pas se souvenir de certaines phrases naïves des débuts.
Certains ont perdu toute crédibilité en cette Europe-là.Philippe Séguin déjà avait vu les problèmes qu'allait poser un fédéralisme intégrateur, d'esprit technocratique, où l'on mettait la charrue avant les boeufs.
La crise fut un révélateur des défauts congénitaux du système et mit en évidence la fragilité et la vanité de la notion de fédéralisme.
Les éléphants de Maastricht sont toujours là...mais à bout de souffle, dans une Europe toujours sans solidarité.
L'article 123 est toujours là pour nous rappeler que les Etats n'ont plus qu'à emprunter auprès des banques privées, sans aucune maîtrise sur leur propre monnaie, élément déterminant de leur indépendance.
"...Le 2 juin 1992, le petit Danemark, tout à l'euphorie de sa victoire sur l'Allemagne en Coupe d'Europe de football, ose rejeter le traité par référendum. En France, sous la pression de l'opinion, le président François Mitterrand accepte à son tour le principe d'un référendum. Le traité est approuvé d'extrême justesse le 20 septembre 1992 (51% de oui) par le peuple français après des débats exceptionnellement virulents.
Il faudra la froide obstination des responsables politiques et des instances européennes pour que le traité suive son cours envers et contre tout.
L'année 1993 débute par la mise en oeuvre du Marché unique, avec la suppression des dernières barrières douanières. Cette avancée coïncide avec la première année de récession en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Les années suivantes se soldent par une croissance asthénique consécutive à la rigueur fiscale exigée par la mise en oeuvre de l'union monétaire et le lancement de l'euro. ((Hérodote)
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