Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

vendredi 1 décembre 2017

L'art de blanchir

Plus blanc que blanc.
                            On attendait d'une agence européenne s'occupant de sécurité alimentaire qu'elle soit soucieuse de rigueur dans ses travaux de recherche.
    Or, il semble bien que ce ne soit pas le cas. Il y a plus que des doutes.
    C'est même un cas d'école de désinformation.           Même sur les réseaux sociaux. 
   Normalement, L'EFSA s’engage à fournir des avis scientifiques de la plus haute qualité, fondés sur l'expertise de son réseau de scientifiques et de ses collaborateurs, ainsi que sur la qualité de ses informations et de ses méthodologies scientifiques qui respectent les normes internationalement reconnues. [...] L'EFSA s'engage à préserver l'indépendance de ses experts, de ses méthodologies et de ses données de toute influence extérieure.... 
        Pour cinq ans encore, on tolérera l'utilisation du glyphosate, la star des herbicides, même si la France est "autorisée" à prendre des mesures d'interdiction.
   La FNSEA est sous influence et beaucoup d'agriculteurs, souvent victimes du produit, sont  déstabilisés:
                  "Pourtant, d'autres cultivateurs rencontrés par franceinfo ont fait le choix de se passer de l'herbicide, comme Alain Davy, agriculteur dans l'Orne. "Ce n'est pas évident", reconnaît-il. Mais il a réussi à trouver un nouveau mode de fonctionnement, en misant sur une rotation plus fréquente des cultures, pour les empêcher de repousser et en ayant recours au désherbage mécanique pour les herbes les plus résistantes. Sa production a certes chuté de 20%, mais sans herbicide, ses coûts ont aussi baissé de façon "phénoménale", ce qui compense largement la baisse des rendements.
"Les alternatives économiques viables existent, confirme Carmen Etcheverry. Mais il n'y aura pas une solution unique." L'agronome avertit : "Même si les industriels ont déjà dans leurs cartons d'autres molécules pour l'après-glyphosate, ce serait absurde de remplacer une molécule chimique par une autre." Il faut "repenser les systèmes de production" et prendre en compte les spécificités des territoires, des exploitations."
     La "reconversion" au bon sens sera longue et difficile, dans le contexte d'une concurrence souvent faussée générant un productivisme déstabilisant.
  Un des pires scandales sanitaires du XXIe siècle risque encore de durer, d'autant plus que les firmes incriminées savent utiliser avec habileté le double langage et l' arme du doute
   La question en débat crée des remous politiques notamment chez nos voisins allemands, l'empire de Bayer.
    Ce qui est sûr, c'est que le combat, qui va au delà de la firme américaine,  est loin d'être terminé.
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