Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

vendredi 26 juillet 2019

Les hommes et le temps qu'il fait.

           Au coeur des débats d'aujourd'hui, forcément approximatifs, parfois outranciers, sur le "réchauffement climatique", ce qu'on ne peut mettre en doute, c'est que le climat et l'histoire des hommes sont intrinsèquement liés. Sur le moyen terme et le plus souvent sur le long terme.

      C'est ainsi que l'on a pu montrer que pouvait exister un lien entre la chute de l'Empire romain, et les pandémies qui sévirent au V° siècle à la suite d'un brusque changement de température. Un éclairage insuffisant sur ce tournant historique, mais qui doit avoir sa part de vérité.
    Aujourd'hui, les plus engagés écologiquement somment les responsables politiques d' activer un virage industriel et économique, à changer rapidement de cap, au moins pour ralentir et réorienter la logique de nos sociétés industrielles et productivistes. Ce n'est pas moins qu'une révolution qui est demandée, pas seulement une prise de conscience ou de bonnes intention. On voit bien que des mutations politiques et géopolitiques ne manqueront pas de se produire, à la suite de ce virage forcé, s'il n'est pas repoussé aux calendes grecques. Des répercussions historiques inévitables.
    On a souvent considéré l'histoire comme détachée des contingences matérielles, mais, à y regarder de près, le climat, dont dépend largement la vie économique, a des incidences sur la vie des hommes et des nations, du moins sur le long terme.
    Certes, les sociétés peuvent s'adapter à des conditions climatiques nouvelles, du moins dans une certaines mesure et pendant une certain temps. Que reste-t-il des cultures du Sahara lorsque celui-ci connaissait une végétation tropicale?
    Des études déjà anciennes et de nombreux constats montrent avec évidence que l'histoire ne se déroule pas "hors-sol", loin des contingences climatiques et des phénomènes environnementaux qui les conditionnent souvent.
   Raison de plus pour ne pas rester dans le déni comme Trump et Bolsonaro, à ne pas se contenter de belles paroles comme aux COP qui se succèdent régulièrement, à imaginer au plus vite des conditions durables de (sur)vie.
     Ce n'est pas la planète qui est en danger (elle en a vu d'autres), c'est nous, avec notre aveuglement, notre inertie, nos intérêts à courte vue...
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