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lundi 10 novembre 2025

Amazonie: une réalité, un symbole, un mythe

Interrogations et certitudes

        De COP en COP.  Les Cops se suivent et se ressemblent plus ou moins. Toujours le même dilemme... et beaucoup de questions,  surtout à l'heure où la Maison Blanche est aux abonnés absents . Le Brésil reçoit.     Une relance problématique...                                                                                                                                                                "...Le choix de Belém, à la porte de l’Amazonie, témoigne de la volonté de faire de la protection des forêts un axe central de la COP. Lula souhaite «éradiquer la déforestation d’ici 2030». Le Brésil propose notamment la création d'un mécanisme de rémunération des pays à couvert forestier, le Tropical Forests Forever Facility (TFFF), doté de 125 milliards de dollars (25 milliards provenant des États et 100 milliards d'investisseurs), afin d'inciter à la conservation. Des règles d’importation «sans déforestation» sont également à l’ordre du jour..."                                                                                                                                                        A Belèm, il est beaucoup question d'Amazonie. Un symbole fort.  Un futur guère rassurant.   Ce qui reste de l'immense forêt tend  vers la savanisation... Et Lula est loin d'être cohérent.  Le soja est en question.

"...L’Amazonie subit actuellement un processus accéléré de déforestation. En raison des changements climatiques et de la pression humaine sur la forêt, on estime aujourd’hui que 17 % de la forêt amazonienne a déjà été déboisés, et 17 % supplémentaire a été dégradés. Les résultats de cette étude alertent sur le rôle actif de la forêt amazonienne sur les mécanismes atmosphériques qui déterminent le climat de la région, notamment sur la date de début de la saison des pluies...."                                                                                                                      Le mythe de la virginité a vécu.
        Elle fut longtemps habitée, entretenue. Mais elle est devenue un symbole de nos contradictions....malgré certaines avancées timides...


    
                                                                                                                                                     ______________________
                                                                 

LesLes travaux scientifiques s’accumulent et convergent vers une même conclusion : l’Amazonie est proche de son point de bascule. Le terme désigne un seuil critique à partir duquel des systèmes naturels essentiels à l’équilibre climatique de la planète, à l’instar de la forêt amazonienne ou de la calotte glaciaire du Groenland, peuvent s’effondrer.« On parle en anglais de tipping point. Les scientifiques définissent ce phénomène comme le changement d’un système qui était stable depuis des centaines, voire des milliers d’années, puis qui, sous l’effet de perturbations, se caractérise par une instabilité, jusqu’à ce qu’il bascule très rapidement et de façon irréversible vers un autre état », précise à Mediapart Freddy Bouchet, directeur du Laboratoire de météorologie dynamique et spécialiste des points de bascule.                 Le 13 octobre, « Global Tipping Points Report 2025 », un vaste rapport sur les points de bascule auquel ont participé 160 chercheurs et chercheuses, s’est notamment penché sur l’Amazonie. Les scientifiques y alertent sur le fait que la forêt amazonienne, qui revêt une importance mondiale en tant que « régulateur du climat », approche dangereusement du point de bascule si le réchauffement global atteint entre 1,5 et 2 °C. Or 2024 a été la première année à franchir 1,5 °C de surchauffe par rapport à la période préindustrielle...."                                                                  Mais on oublie qu'elle fut habitée . Plus qu'on ne l'imagine.   Habitée, mais respectée.                                                                                                                                                

lundi 7 décembre 2015

En marge de la COP

 La COP, côté jardin
                              Des graines de changement en vue, mais des ambiguïtés, qui laissent planer beaucoup de doutes quant aux effets de ce rassemblement planétaire.
   Un quasi-succès aux dires des officiels, malgré son caractère tardif et son aspect non contraignant.
   Mais il n'y aura pas de miracle, malgré la forte volonté d'y croire.
    Les "amis du climat" (Fabius)  étaient là:
,      " Jamais les multinationales n'auront été aussi présentes lors d'un sommet de l'ONU sur le climat. Elles bénéficient même d'une place de choix dans les négociations.... Qualifiés sans rire d’«amis du climat» par Laurent Fabius, la plupart sont même des sponsors officiels de la COP21. «La présence des multinationales à ce sommet climat est sans précédent, remarquait dès l’ouverture du sommet Naomi Klein, interrogée par Libération. C’est aussi une des raisons pour laquelle il est si tragique que l’expression des citoyens soit ainsi restreinte sous prétexte d’état d’urgence. Car cela laisse encore plus de place à leur greenwashing....»
        «C’est comme si on invitait l’industrie du tabac à des négociations sur la lutte antitabac!»
           Le vert, ça peut rapporter gros.
  L'intervenante bien connue, Naomi Klein, revient sur le Leap Manifesto (« Un grand bond vers l'avant »), large mouvement politique lancé au Canada pendant la dernière campagne électorale. Son but : militer pour un Canada alimenté à 100 % par les énergies renouvelables, où les emplois offerts par une telle transition sont aussi conçus pour éliminer les inégalités. L’appel du Leap Manifesto est visible ici...(Propos recueillis par Jade Lindgaard. En partenariat avec l'hebdomadaire américain de gauche The Nation).
   On assiste cependant à de rares virages (verbaux?) dont on attend la concrétisation: les déclarations du groupe  Rockefeller:
Stephen Heintz ©A vifs    "En 2014, le fonds d’investissement de la famille Rockefeller, héritière de la Standard Oil, l’entreprise fondatrice de l’industrie pétrolière américaine, stupéfie le monde économique en annonçant sa décision de désinvestir des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Le montant est faible, 70 millions de dollars. Mais le symbole frappe les esprits. Venu à Paris pour la COP21, le sommet de l’ONU sur le climat, Stephen Heintz, le directeur du Rockefeller Brothers Fund, s’en explique dans cet entretien...
  [Pourquoi êtes-vous venus à la COP21 ?]_Nous sommes venus parce que nous pensons que combattre le dérèglement climatique n’est pas de la seule responsabilité des gouvernements. C’est aussi celle de toutes les institutions et de tous les individus sur la planète. Nous sommes dans un moment de bascule. On en peut pas attendre plus longtemps. Le débat sur la science du climat est terminé. Nous connaissons les faits. Le temps est venu d’agir : il faut en finir avec l’ère des énergies fossiles et avancer rapidement vers l’économie des énergies propres. Et pour cela, cette COP est un pivot. C’est l’endroit et le moment où la bascule va se faire pour enclencher cette transition..."
     On attend son action et son effet d'entraînement....
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vendredi 5 novembre 2021

Climat( 2). Basculement.

 Le grand défi

             Nous n'avions rien vu venir. Longtemps le climato-scepticisme eut pignon sur rue, le lobbying était actif. Mais il n'est plus permis de douter. Les indices convergent tous les ans en plus grand nombre.  Les enjeux sont majeurs. Rien ne sera plus comme avant. Il est plus que temps de s'y mettre. L'urgence est là. Le problème est global.    Mais peut-on croire les engagements étatiques, surtout quand des plus grands manquent à l'appel, quand les intentions sont loin d'être nettes, du moins dans les pays industrialisés? La bonne volonté officielle ne suffira pas et le problème de l'adaptation nécessaire et urgente n'est pas qu'un problème technique.       Surtout quand les groupes bancaires trainent les pieds et que les insuffisances sont manifestes. Les COP se suivent et se ressemblent étrangement.                                       __Pourtant, il y a des signes qui ne trompent plus. Mais l'offensive des lobbies industriels ne faiblit pas. La procrastination risque de durer, surtout s'il n'y a pas plus rapidement convergence des intérêts, quel qu'en soit le coût. La conversion risque d'être longue et coûteuse, vu les résistances et les divergences et il n'y a pas que les combustibles fossiles qui sont en question. La croyance aux seules vertus du marché s'illusionne, malgré les velléités de certains politiques.

                   Point de vue:   1.     "...Emmanuel Macron a lancé à la tribune de la COP26, à Glasgow : « Nous savons que notre objectif, c’est 1,5 °C pour la fin du siècle. Nous savons qu’aujourd’hui, nous n’y sommes pas. Notre trajectoire actuelle nous amène à 2,7 °C. La clé de notre action collective est que, dans les jours qui viennent, il puisse y avoir suffisamment d’engagements pour revenir au 1,5 °C. »   Durant toute la journée, les discours des dirigeants mondiaux se sont enchaînés en ouverture du sommet climatique. Après le président américain Joe Biden, qui a présenté ses excuses pour la décision de son prédécesseur, Donald Trump, de retirer les États-Unis de l’accord de Paris, c’était au tour d’Emmanuel Macron de prononcer son speech inaugural. Et le chef d’État français n’a pas hésité à se poser en donneur de leçon malgré les deux récentes condamnations envers son gouvernement pour inaction climatique de la part du Conseil d’État et du tribunal administratif de Paris.    Le président français a en effet argué que « La France, et plus largement l’Union européenne, sont aujourd’hui au rendez-vous des engagements [pour maintenir le réchauffement planétaire à +1,5 °C – ndlr] ». Avant de tonner : « La clé pour cette COP est que les plus gros émetteurs, dont les stratégies nationales ne sont pas conformes à notre objectif des 1,5 °C, rehaussent leurs ambitions dans les quinze jours qui viennent. C’est le seul moyen de crédibiliser les 1,5 °C. »     Mais depuis le vendredi 29 octobre, comme un mauvais souvenir qui émerge en plein rêve de réussite de la COP26, circule un document qui met en lumière une tout autre politique climatique française.  Deux simples pages ayant fuité qui consistent en une proposition d’acte délégué – un texte juridique contraignant émis par la Commission européenne – demandant à ce que le gaz fossile et le nucléaire soient deux activités labellisées « énergie verte » par l’Union européenne (UE).       Bruxelles s’est récemment doté d’un plan de réduction de 55 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 qui devrait conduire l’UE à la neutralité carbone à l’horizon 2050. Parmi l’ensemble des mesures prises par les autorités européennes figure la mise en place d’une taxonomie verte. Il s’agit de créer un système de classification environnemental des différentes activités industrielles afin de réorienter les flux financiers privés vers des projets compatibles avec les objectifs climatiques européens.    En avril 2021, la Commission européenne a adopté une série d’actes délégués relatifs au volet climatique de la taxonomie européenne (ici et là).      Mais le gaz fossile et le nucléaire ne sont pas concernés par ces textes juridiques car sujets à d’intenses débats, pas encore tranchés. Pour ces deux énergies, un acte délégué complémentaire doit être validé d’ici à mi-décembre afin de les intégrer, ou non, dans cette taxonomie.    L’État membre à la manœuvre de ces débats houleux ? La France. Paris a en effet noué une alliance inédite avec les pays d’Europe centrale, pro-gaz et peu ambitieux en matière climatique, telles la Tchéquie, la Hongrie gouvernée par le nationaliste Viktor Orbán, ou la Pologne dirigée par un gouvernement ultra-conservateur qui refuse de mettre fin à ses gigantesques exploitations charbonnières.      Inclure le gaz fossile comme une énergie verte de « transition » au sein de la taxonomie européenne serait un contre-sens climatique. Depuis 2015, les scientifiques martèlent que pour limiter le dérèglement climatique, il faudrait laisser dans nos sous-sols plus de la moitié des réserves mondiales de gaz. Et les Nations unies ainsi que la revue Nature viennent tous deux de démontrer que la production de gaz doit diminuer de 3 % par an pour maintenir le réchauffement global à +1,5 °C...« Intégrer le nucléaire et le gaz à la taxonomie verte de l’Union, c’est attirer des fonds privés tout en garantissant le greenwashing des firmes qui exploitent ces énergies dangereuses. Voilà la réalité de l’engagement français pour le climat, se désole quant à elle l’eurodéputée Verts française, Marie Toussaint.   En pleine COP26, le gouvernement français pratique ainsi un double jeu. Celui, d’une part, de se permettre d’appeler, depuis sa stature d’État qui a été à l’origine du succès diplomatique de l’accord de Paris de 2015, les pays les plus émetteurs à revoir à la hausse leurs ambitions climatiques. Et, d’autre part, de faire primer l’industrie nucléaire française sur l’urgence climatique...."

_______ 2.    "...À la tête des entreprises qui devraient s’engager dans la lutte contre le changement climatique se trouvent bien évidemment les compagnies pétrogazières et charbonnières : elles sont placées devant un véritable défi existentiel (lien) qui doit les amener à sacrifier les activités qui ont fait leur raison d’être et leurs profits.    Leur prise de conscience a pris du temps et certaines, comme Exxon, on longtemps fait de la résistance et de la désinformation.   Mais la pression des nouvelles réalités financières se fait de plus en plus forte. Les investisseurs prenant davantage en considération les critères environnementaux sociaux et de gouvernance (ESG), les compagnies pétrolières ont connu de grosses pertes en 2020 dues notamment à la dépréciation de leurs actifs, amplifiée par la diminution de la consommation de pétrole due à la crise du Covid-19.    Nombreuses sont donc celles qui changent de cap et se présentent désormais comme des entreprises engagées.    Pour Total, la « neutralité carbone » est annoncée pour 2050 ; la stratégie repose principalement sur des investissements massifs dans l’énergie solaire et sur des collaboration avec de grands groupes, comme Microsoft. Sous la pression de certains groupes d'actionnaires, cette question sera au cœur de la toute prochaine AG du groupe.    Car, dans cette course au verdissement, le greenwashing est parfois de mise : le 8 mars 2021, Shell informait livrer sa première cargaison de « gaz naturel neutre en carbone »… grâce à un mécanisme de compensation en crédits carbone !   Les autres entreprises doivent elles aussi intégrer les objectifs sociétaux et environnementaux à leurs objectifs économiques. Celles qui comprendront ces enjeux et maîtriseront les différents profils de consommateurs grâce au développement de nouveaux produits ou services seront celles qui créeront le plus de valeur pour l’entreprise et pour la société....."         ___La lenteur et les résistances semblent bien s'installer. Nos dénis et notre sentiment d'impuissance aussi. Alors que faire?...  _______________________

mercredi 23 décembre 2015

Une époque formidable...

Incertitude 
                COP 21
                         Fabius dit : Nous sommes presque au bout du chemin, je suis optimiste.
Mais pessimisme chez les élus à l'approche de la fin de la COP 21. (*)
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 Barsachats
            Après les bars à toutous, les bars à ceci, à cela, les bars à tout..

      Voici les Cat Pub

So british!
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Poil dans la main?

      Il a trouvé LA cause.
                      Génial Gérard!
                                  Logiquement, il s'inscrit dans le club
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Little pharma
Voilà un médicament qu'il est bon!

Pour aussi aider à se passer de beaucoup d'autres...

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 Starprof

                   On recrute à l’Education Nationale!

Des bons, des hyperbranchés! 
        Ah! l'air du temps...
             Le niveau monte, rue de Grenelle...
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Ch'ti ou non?

Nordistes et sudistes en conflit.

    Mais entre les gens d'Oc et les gens d'Oil,

La guerre des miss n'aura pas lieu ...

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_ Etat d’urgence
 
    Attention les petits, délinquants aux culottes courtes!.

     Demain on passe aux fouilles à l'entrée de la crèche
On ne sait jamais...
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 Fric à gogo

Pas de doute, la méritoploutacratie se renforce au pays du culte de la très libre entreprise et des profits  sans plafond.

Qu'en pense le citoyen moyen...s'il est informé?

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jeudi 20 décembre 2018

Climato-questions

 Un tournant?
                    C'est souvent ainsi que les médias qualifient les grands rassemblements de Paris, Copenhague, etc...
     Arrive-t-on à une phase nouvelle dans la prise de conscience?
    En un sens oui, mais pas partout et pas au même degré. Et de façon bien formelle et politico-centrée.
   Ce ne sont pas les rappels qui manquent, pas plus que les mises en garde. Mais qui les entend et qui veut vraiment mettre en oeuvre sans tarder les mesures appropriées?
       Les sommets se suivent et se ressemblent par leurs discours édifiants, mais sans véritable portée réelle.
    Après la COP 21 et ses désillusions, quand Fabius disait : Nous sommes presque au bout du chemin, je suis optimiste. malgré le pessimisme chez les élus...Ce fut l'oubli ou le greenwashing.
...Voici la COP 24, dont on peut dire qu'elle laisse des sentiments mitigés.
  Un cri dans le désert, si l'on veut être sévère.
    Un accord a minima en tous cas, Washington freinant de ses quatre fers.
 L'unité est problématique, malgré les grands messes périodiques.
  Aucune réelle obligation pour les Etats. L'attentisme domine.
     Les petits gestes ne suffiront pas.
   Sur le terrain, rien ne semble s'améliorer. Des mesures draconiennes s'imposent. Le charbon a de l'avenir.
     La question est complexe, certes, disent les experts historiens du climat. (*)
       Pour les plus pessimistes, ceux pour qui il est déjà bien trop tard,  il y a lieu tout de même de rester combatif, sous peine de fatalisme assuré menant au désastre annoncé
    
  ...le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît, la finance qui devient folle… et si ces événements conduisaient, par un effet domino, à un effondrement de civilisation ? L’hypothèse, hier cantonnée aux seuls milieux survivalistes, devient une certitude pour beaucoup. En France, s’ils sont de plus en plus nombreux à y croire, c’est notamment grâce à un livre des chercheurs Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Paru en 2015 et vendu à 45 000 exemplaires, l’ouvrage a contribué à populariser le terme de « collapsologie », autrement dit l’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle. Trois ans après, le duo, associé à Gauthier Chapelle, propose une nouvelle étape en forme de « collapsosophie », une sagesse intérieure qui permettrait de croire à l’effondrement… tout en continuant à croire à un avenir. « Il faut comprendre qu’en acceptant cette réalité, il reste encore une marge de manœuvre, un élan de vie et la possibilité d’un passage à l’action, nous explique-t-il. C’est la posture du “catastrophisme éclairé” du philosophe Jean-Pierre Dupuy : on doit considérer la catastrophe comme certaine, on doit y croire, pour avoir une chance de l’éviter. »
      Notre histoire est en question dans cet enjeu majeur, l'histoire du climat le montre.
                       Affaire à suivre...
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mardi 3 septembre 2024

Le profit ou le climat?

 Dilemme

          La réflexion sur les transformations rapides du climat, différenciées mais globalement constatées et mesurées ne laisse plus de place aux doutes. Le climato-scepticisme régresse où se réfugie dans les sphères du conservatisme, comme aux USA, fidèle soutien du business sans limites, notamment en ce qui concerne la sphère des libertariens inconditionnels, sans vision d'avenir. Mais le "business as usual" peut-il être crédible? La succession des COP où s'engagent des Etas dans la riposte pour ralentir les effets des changement climatiques laisse souvent sceptique, quand on voit le peu de mesures réellement décidées ou appliquées, notamment en France, récemment au niveau agricole.   


                                                                                                                                                                  Certains pays, se sentant plus en péril, sont plus offensifs, du moins formellement, comme la Présidente de l'Islande, qui déclarait, réclamant une mise à jour du capitalisme:                   « L’un de mes grands regrets est que nous n’avons pas assez retenu les leçons de la grande crise de 2008, détaille-t-elle. Nous vivons dans un système largement inspiré par les travaux de Milton Friedman [1912-2006, l’économiste inspirateur du néolibéralisme], qui ne produit plus de valeur commune depuis longtemps : les inégalités augmentent partout dans le monde. La recherche effrénée du profit au détriment du climat et du bien-être n’est pas tenable. »   Mais la remise en question d'une forme de capitalisme mondialisé et hyper-financiarisé est- il crédible, quand on sait qu'il porte en son sein le développement d'une croissance sans fin et du renouvellement perpétuel des produits? Ce que tous les économistes, pas seulement marxistes, considèrent, comme sa nature même. Comment ralentir et changer son développement sans frein, sa logique interne, sinon par un un changement radical de sa nature intrinsèque et de manière mondialisée? Rien de tel n'a jamais été proposé à Davos; lieu où se rencontrent annuellement hommes d'Etat, banquiers et industriels de haut vol. Les grandes messes de la COP ont montré leurs limites. Limites institutionnelles jusqu' à un certain point, à condition qu'elles s'appliquent à tous. Un changement total de paradigme s'impose, au niveau mondial, car il n'y a pas trente six planètes. La tâche est immense et ne peut déboucher sur des demi-mesures. Un immense défi... pour une terre habitable.
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mercredi 13 novembre 2024

COP pour rien?

A Bakou, dopé au pétrole, on parle du climat

           C'est un peu comme si on discutait des droits de la femme à Téhéran. C'est peu de dire qu'on ne peut en attendre beaucoup, surtout quand certains brillent par leur absence, que d'autres ne ménagent pas leurs critiques. A l'heure où le climat s'emballe et que le climato-scepticisme reprend de la vigueur, notamment Outre-Atlantique, où l'on assiste à un grand bond en arrière.  Comme une odeur de pétrole... sur le feu.


                                                                                                                            Depuis 2009, les choses n'ont que peu changé dans les faits. La crise s'approfondit alors que le réchauffement s'emballe et que des moyens font défaut. Comment résoudre l'injustice climatique.?"...Le choix de la capitale de l'Azerbaïdjan.
pour accueillir cette conférence est plus controversé encore que ne l'avait été celui de Dubaï en 2023. Mais en dehors de polémiques, d'échec ou de succès retentissant, les COP ne passionnent pas les opinions publiques. D'autant moins que, partout dans le monde, la priorité environnementale recule et le changement climatique inquiète de moins en moins..."                                                                                                        La transdisciplinarité fait défaut et les émissions de Co2 rebondissent.. Notre histoire est tellement liée aux évolutions climatiques! Il est temps de sortir de l'ambiguïté...


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mardi 19 décembre 2023

En attendant la COP 29

  Comme la COP 28? 

           On peut faire mieux...


mardi 8 novembre 2022

COP 2022: qu'en attendre?

  Urgence climatique, ont-ils dit... 

                    Antonio Guterrez n'y va pas par quatre chemins: Coopérer ou périr! Il s'agit de la survie de l'humanité à terme. L'année 2022 fut des plus catastrophiques, comme au Pakistan, pour prendre l'exemple le plus dramatique,  et tous les voyants sont au rouge. Il ne s'agit plus de se hâter lentement.    Mais que donnera cette nouvelle grand messe? On peut être sceptique sur les ouvertures qu'elle prétendra offrir, surtout au vu des résultats des précédentes, plus que limitées, pas à la hauteur, en ces temps d'urgence climatique.  Les attentes sont fortes. Enfin, une nouvelle percée? Mais la Chine ne sera pas représentée, Biden passera en touriste et les multinationales continueront à jouer un jeu ambigü, modérateur, un oeil sur leurs intérêts....Et l'Egypte n'était pas le bon choix.  La responsabilité des pays industrialisés est écrasante.                                               Les Cops se suivent...et se ressemblent. En 2015 déjà: des graines de changement en vue, mais des ambiguïtés, qui laissa planer beaucoup de doutes quant aux effets de ce rassemblement planétaire. 

   Un quasi-succès aux dires des officiels, malgré son caractère tardif et son aspect non contraignant.
   Et il n'y eu pas de miracle, malgré la forte volonté d'y croire.
    Les "amis du climat" (Fabius)  étaient là:
,      " Jamais les multinationales n'auront été aussi présentes lors d'un sommet de l'ONU sur le climat. Elles bénéficient même d'une place de choix dans les négociations.... Qualifiés sans rire d’«amis du climat» par Laurent Fabius, la plupart sont même des sponsors officiels de la COP21. «La présence des multinationales à ce sommet climat est sans précédent, remarquait dès l’ouverture du sommet Naomi Klein, interrogée par Libération. C’est aussi une des raisons pour laquelle il est si tragique que l’expression des citoyens soit ainsi restreinte sous prétexte d’état d’urgence. Car cela laisse encore plus de place à leur greenwashing....»
        «C’est comme si on invitait l’industrie du tabac à des négociations sur la lutte antitabac!»                                 Faut-il être  éco-pessimiste? Un peu, mais pas trop... Pas fatalistes en tous cas...                                                                                               ___ [Quelques notes à titre de petite piqûre de rappel.] Entre paralysie, sidération et action malgré tout.   On le dit et on le répète: les choses sont graves et il faut faire vite. Des hypothèses, on est passé aux quasi-certitudes. Trop d'indices convergent maintenant, même si tout ne fait pas système, même si une vision synoptique nous échappe vu la complexité et la diversité des facteurs en cause.   Ce n'est pas la planète qu'il faut "sauver", mais les possibilités de vie humaine  future, au vu des mutations climatiques en cours. Mais comment gérer l'urgence étant donné le poids des habitudes et la puissance des intérêts en jeu, qui ne comprennent guère le long terme. ni même le moyen terme, qui instrumentalise l' ignorance et le scepticisme?


          C'est comme vouloir arrêter ou faire virer sur mer un super tanker sur une courte distance.

 Si la situation est si critique, si l'irréversible nous guette, que faire?
 Certains réfutent la notion  de collapsologie, qui, comme les termes au suffixe "logie", semble s'apparenter à une science. Ce qui n'est pas le cas, même si différentes sciences ont leur mot à dire sur cette dénomination vague et anxiogène, si un faisceau d'indices convergents ne permet plus le douter.
   L'urgence climatique n'est plus un mythe dénoncé naguère par Claude Allègre et quelques climato-sceptiques qu'on entend de moins en moins, elle est une exigence reposant sur des faits de mieux en mieux cernés, même si beaucoup de causes nous échappent.
  La question est de savoir si l'on n'en fait pas parfois un peu trop et trop mal, au risque de créer un effet de sidération paralysante, compromettant toute réflexion de fond, toute action et réaction. Comme les survivalistes et les autres...
  L'attentisme joue en notre défaveur et l'action individuelle paraît dérisoire. La panique crée la sidération forcément passive et outrancière, défavorisant toute réaction d'ampleur. Les COP se suivent et se ressemblent trop.
 Le climat a toujours été un agent historique majeur. Il l'est devenu avec plus d'évidence. Nous sommes, à n'en pas douter, dans une phase de mutations rapides et les incantations ne suffisent pas.
  Les économistes sont partagés pour l'instant. Les scientifiques ne parlent pas toujours unanimement. La jeunesse est plus sensibles et mobilisée.


  Les fictions d'apocalypse ne font pas avancer la réflexion. Au contraire, elles paralysent. C'est la croissance capitaliste  qui est en question et sa logique financière. Dans ce domaine, c'est souvent le double langage ou le déni.
   Une autre pensée politique est nécessaire. Les enjeux mobilisent trop peu.
  Le pire n'est jamais sûr, mais il faut changer de braquet.
    Hans Jonas nous avait naguère déjà préparé à la considération des risques majeurs et, pour nous préparer, à donner un nouveau sens au monde qui s'annonce.

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